Droit et cultures N° 68-2014/2 : L'ordre public écologique, du concept à la juridicité
Belaïdi Nadia
L'HARMATTAN
28,01 €
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EAN :9782343045771
Cette réflexion originale propose d'"expérimenter", au travers des polices de l'eau, un concept novateur construit à partir d'une approche interdisciplinaire. Le concept d'ordre public écologique pose les conditions d'un environnement reconnu et protégé par le Droit en tant que milieu de vie, en tant que siège de processus qui sont le support de toute vie y compris celle de l'humanité. A partir des fondements et des perspectives de l'ordre public écologique, confrontés à la réalité juridique tant du droit public français que de son droit pénal, nous proposons d'étudier les valeurs accordées à l'eau par les acteurs de sa protection afin d'évaluer l'émergence potentielle d'un tel ordre public non seulement dans le droit mais aussi, en prospective, au travers de l'évolution des consciences, mentalités et pratiques. L'analyse de la matérialité de l'Ordre public écologique à sa matérialisation, à partir des enjeux et de la complexité de la protection et du partage de l'eau, dessine le décalage entre les potentialités du système de Droit et les réalités juridiques. Elle illustre la mesure du défi ouvert pour introduire ces considérations au sein du politique et, ainsi, exprimer un projet sociétal fondé sur des relations Homme-Nature renouvelées qui (ré)introduit l'être humain dans un Tout global rompant avec la perspective économiciste dominante : un cadre où ce ne serait plus la croissance économique qui constituerait le centre de toute préoccupation mais l'Humanité et la (re)construction de relations de réciprocité avec les autres et avec le Milieu.
Nombre de pages
246
Date de parution
12/11/2014
Poids
390g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343045771
Titre
Droit et cultures N° 68-2014/2 : L'ordre public écologique, du concept à la juridicité
Auteur
Belaïdi Nadia
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
390
Date de parution
20141112
Nombre de pages
246,00 €
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Par la loi sur l'arabisation linguistique (5 juillet 1998), le pouvoir algérien a agi au mépris de la particularité berbère. On aurait pu parler de linguicide voire d'ethnocide sans les mesures prises suite au changement de gouvernement et à la forte résistance des Kabyles, qui se manifeste par la production culturelle. Pourtant celle-ci est considérée comme témoin d'un passé mort, et c'est pourquoi la population immigrée et ses enfants pourraient apparaître comme une chance de survie. Mais dans quelles conditions le pari de conserver l'identité culturelle a-t-il été remporté par les anciennes générations de prolétaires kabyles ? Comment peut-on se sentir Kabyle quand on n'a pas été élevé au sein de la société kabyle en Kabylie ? Il ne s'agit pas ici d'examiner l'adaptation du migrant à la société d'accueil, mais plutôt la résistance de la culture d'origine à cette nouvelle société.
Si l'esclavage a évolué au cours de son histoire, ce qui le caractérise c'est la persistance de son lien avec les modes de production économique, associé à l'aliénation, la perte de la dignité humaine, la négation de l'autonomie de la personne et les atteintes graves aux droits fondamentaux. Situation encore bien présente à l'heure du capitalisme mondialisé et qui interpelle quant à la capacité du système social à condamner l'esclavage, pour assurer sa propre pérennité, tout en acceptant des formes d'esclavage "en substance".
Les changements environnementaux auxquels nous faisons face sont devenus plus rapides et brutaux. Qu'il s'agisse du changement climatique et du déclin de la biodiversité, des nuisances liées à l'activité humaine (pollutions, bruit) ou de l'accès aux aménités d'un environnement désirable, tous les humains n'ont ni la même exposition aux nuisances et aux risques, ni la même vulnérabilité, ni les mêmes possibilités d'être écoutés. Globalement, les plus démunis sont ceux qui polluent le moins, à qui on demande le plus grand effort lors de la mise en oeuvre des politiques environnementales et qui participent le moins aux décisions. Crise environnementale et inégalités sociales se renforcent l'une l'autre.
Durant toutes les nuits blanches que j'ai passées, je me suis remémoré l'histoire véridique de ma famille. A la suite du décès de mon père, elle est restée très unie malgré tous les déboires qu'elle a pu subir. Hélas, depuis la disparition de ma très chère mère, cette famille s'est aujourd'hui disloquée.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...