Maurice Béjart a changé la danse : après lui, cet art ne sera plus jamais le même. Un instant dans la vie d'autrui rappelle ses créations les plus célèbres, Le Sacre du printemps, la Neuvième Symphonie, Nijinsky clown de Dieu, Messe pour le temps présent. Béjart y raconte son enfance, sa vocation, ses débuts. Il évoque ses tournées : New York, le japon, l'Amérique du Sud. Il parle de ses succès et de ses peurs, de l'amour et de la religion. "J'ai voulu essayer de me souvenir, dit-il, et je me suis découvert un tas de souvenirs : ils étaient tous là, à m'attendre". La réédition d'Un instant dans la vie d'autrui, paru en 1979, accompagne la sortie de La vie de qui ? , un second livre autobiographique où Béjart, entré dans sa soixante-dixième année, se concentre sur l'essentiel : la présence de la mort autour de lui, et un amour irrépressible pour l'avenir.
Nombre de pages
290
Date de parution
01/11/1998
Poids
325g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782080673473
Titre
MEMOIRES. Tome 1, Un instant dans la vie d'autrui
Auteur
Béjart Maurice
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
325
Date de parution
19981101
Nombre de pages
290,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Avec La vie de qui?, écrit pendant sa soixante-dixième année, Maurice Béjart se confie comme il ne l'a jamais fait, dans un "mélange de vérité et de roublardise". Il parle de ses oeuvres les plus récentes et ne cache rien de ses moments de désarroi. La mort des autres, autour de lui, l'atteint profondément. Mais il termine son livre par une déclaration d'amour à l'avenir et au studio de danse où il s'enferme pour travailler. La réédition d'Un instant dans la vie d'autrui, paru en 1979, premier volume autobiographique où Béjart décrit les trente premières années de sa carrière de chorégraphe, accompagne la sortie de La vie de qui ...
Dans ce volume sont enfin réunis les oeuvres capitales de Maurice Béjart : un roman, Mathilde, un journal intime, La mort subite, et pour la première fois, l'ensemble des arguments de ballets du grand chorégraphe. Ces écrits, que l'on pourrait croire disparates, sont en fait la vision polyvalente d'une même démarche. Comme Maurice Béjart le précise lui-même dans sa présentation : "Mes livres sont des "ballets de mots", images, impressions, cadences, rythmes, conçus en union avec mes chorégraphies. "Mathilde fut d'abord un roman, puis devint par la suite un ballet. La mort subite, le journal intime de mon père entrecroisé au mien, n'est en fait que la suite de Mathilde, ou peut-être son prélude, puisque pour moi la chronologie n'existe pas. Ces deux textes sont deux ballets d'amour, d'espoir et de joie. Et précisément en ce qui concerne les ballets, je n'écris jamais d'arguments au préalable. La musique me dirige, les corps m'inspirent et soit au studio, soit sur la scène des formes surgissent, des relations se nouent, le ballet prend sa vie de chair et de son. Bien après, l'oeuvre terminée, j'écris un texte qui paraphrase le mouvement par un autre "ballets de mots"" .
La collection "Le Souffle de l'Esprit" se veut le reflet d'une ouverture des uns aux autres, à travers la prière, la réflexion, la méditation. Nous avons demandé à des personnalités religieuses ou laïques, croyantes, athées ou agnostiques, de nous faire part de leurs "prières", qu'elles soient une invocation à Dieu ou une réflexion de sagesse sur l'humain et son devenir.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.