Guide de la recherche en histoire antillaise et guyanaise. Guadeloupe, Martinique, Saint-Domingue, G
Bégot Danielle ; Wauquiez Laurent
CTHS EDITION
55,00 €
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EAN :9782735507634
Original et attendu, cet ouvrage porte sur une histoire en grande partie construite de façon récente et qui reste encore en cours d'élaboration. Périodisations et catégories utilisées pour d'autres lieux, en particulier les histoires européennes anciennement constituées, ne sont donc pas toujours opérationnelles, ou ne le sont qu'au risque d'une perte de sens. Plus encore, à la vision traditionnelle des terres coloniales d'Amérique perçues depuis la "métropole", s'est superposé depuis quelques années un déplacement du point de vue. Les thématiques, toujours traitées par des spécialistes de la question, répondent à une option dynamique, qui reflète les enrichissements successifs, les virages récents de cette histoire et ses enjeux. S'appuyant sur un important dépouillement de sources et d'études, insistant sur la méthodologie, cette vingtaine de contributions offre un état de la recherche, de ses acquis, de ses perspectives. Destiné aux étudiants, aux chercheurs, à tous ceux intéressés par le sujet, ce Guide constitue un préalable indispensable à tout travail et toute réflexion sur l'histoire antillaise et guyanaise.
Nombre de pages
968
Date de parution
12/01/2012
Poids
1 717g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782735507634
Titre
Guide de la recherche en histoire antillaise et guyanaise. Guadeloupe, Martinique, Saint-Domingue, G
Auteur
Bégot Danielle ; Wauquiez Laurent
Editeur
CTHS EDITION
Largeur
170
Poids
1717
Date de parution
20120112
Nombre de pages
968,00 €
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Dans les zones tropicales et équatoriales de l'Amérique coloniale moderne, et encore pour une bonne part à l'époque contemporaine, la plantation coloniale esclavagiste présente des caractéristiques fondamentales. Elles tiennent à la fois à un type de mise en valeur, à l'originalité de ce que produit une agriculture manufacturière, et surtout à un rapport au travail marqué par le recours à une main l'?uvre servile largement issue de la traite négrière transatlantique. Mais si la plantation est une structure, elle est aussi une conjoncture. Les bouleversements du XIXe siècle, première abolition dans les terres françaises, portée par la Révolution et le soulèvement des esclaves à Saint-Domingue, émancipation des populations serviles de la Caraïbe anglaise 1833-1838), deuxième abolition française (1848), posent dans toute son ampleur la question du passage du travail de l'esclave à celle du nouveau libre. Il s'agit d'une des grandes réflexions de l'époque, réflexion que la nôtre redécouvre, en s'interrogeant sur l'esclavage et la mise en esclavage, et sur la relation si particulière qui s'est établie entre ces " îles fortunées " et le malheur du travail forcé.
Maurice Burac, géographe, professeur à l Université des Antilles et de la Guyane, directeur du centre de recherche Géographie-Développement-Environnement de la Caraïbe est directeur de publication de la série Terres d Amérique, une co-édition Karthala-GÉODE Caraïbe. Danielle Bégot, historienne, professeur à l Université des Antilles et de la Guyane, directrice du groupe de recherche AIHP Archéologie industrielle, Histoire, Patrimoine, spécialiste de l histoire et du patrimoine antillais.
Du XVIIe siècle à 1848, la Martinique - comme la Guadeloupe et les îles de colonisation française de la Caraïbe - voit se développer sur son sol une société radicalement nouvelle fondée sur l'exploitation esclavagiste. Sur plus de deux siècles se façonne une société créole où hommes, femmes et enfants se distinguent par leur statut juridique et leur couleur de peau. L'ouvrage de Vincent Cousseau offre un regard original sur la population antillaise d'Ancien Régime en proposant l'analyse du prénom comme clé de lecture. Véritable miroir social, le nom (de baptême ou d'usage, le sobriquet ou le surnom) pose avec acuité la question des échanges culturels et de la transmission. C'est cette histoire, faite de destins individuels et collectifs, de petits messages délivrés et de contraintes subies, que nous révèlent les Pierre, Césaire, Rose, Marie Arada et Liberto...
Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.