Lumières postcoloniales. Pour un nouvel esprit critique littéraire en Afrique francophone
Bédia Jean-Fernand ; Koléa Paulin Zigui
L'HARMATTAN
40,50 €
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EAN :9782343185934
Ce livre tire les leçons de l'histoire de la théorie critique (la naissance de l'Ecole de Francfort en Allemagne, la naissance de la "nouvelle critique" et du nouvel esprit scientifique en France, etc.) depuis le milieu du XXe siècle. Et il s'inscrit dans la perspective du renouvellement de ce qui se professe en Afrique francophone sous le vocable de "culture littéraire et générale", par ricochet du discours éducatif. Lumières postcoloniales met alors en réflexion trois sujets dont découlent trois enseignements majeurs : - l'influence de la pensée politique et littéraire africaine dans l'histoire des idées ; - la déconstruction de l'image d'Epinal de la francophonie comme instrument au service de l'égalité, de la fraternité et de la justice entre les peuples et leurs cultures ; - le Discours sur le colonialisme d'Aimé Césaire et les Cailloux blancs de Bernard Dadié comme illustrations des littératures d'inspiration négritudienne et panafricanistes préoccupées par les vicissitudes des relations internationales depuis la défaite du nazisme. Lumières postcoloniales ou les prolégomènes à une nouvelle histoire littéraire africaine, prompte à nuancer celle prescrite par les instances parisiennes du "champ de pouvoir" et de la "fabrique de classiques littéraires" du continent !
Nombre de pages
370
Date de parution
24/01/2020
Poids
573g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343185934
Titre
Lumières postcoloniales. Pour un nouvel esprit critique littéraire en Afrique francophone
Auteur
Bédia Jean-Fernand ; Koléa Paulin Zigui
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
573
Date de parution
20200124
Nombre de pages
370,00 €
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Ce texte se présente comme "un essai" et n'est pas dénué d'ambition comme en témoigne sa tonalité critique. L'auteur dénonce les vicissitudes du comparatisme englué dans une taxinomie des littératures qui accentue la frontière entre des oeuvres littéraires assujetties à leurs provenances géographiques.
Fort de la conviction selon laquelle l'oeuvre romanesque d'Ahmadou Kourouma, présentée de façon récurrente sous la problématique linguistique et celle des dictatures nationales africaines, échappe difficilement au diktat de la pensée unique ambiante, cet ouvrage a voulu donner un autre son de cloche de cette écriture en " situation postcoloniale ". Non pas que ce prisme de lecture autre soit inédit ; mais parce qu'il invite à ne pas perdre de vue la raison première de l'entrée en littérature de cet ancien assureur. Aussi s'inscrit-il dans le prolongement de la nécessité de réflexion qui a confirmé le sentiment partagé du " retour du colonial " en Côte d'Ivoire et en Afrique. C'est principalement dans le cadre de ce débat engagé sur le " retour du colonial ", pour ne pas dire la persistance du colonial, qu'il faut donc comprendre l'opportunité de cet essai ; un ouvrage qui rend par la même occasion hommage à Ahmadou Kourouma, dont la communauté scientifique et littéraire a célébré en 2013 le dixième anniversaire de sa mort.
Ce livre, consacré à l'oeuvre d'Ahmadou Kourouma, prend pour thème majeur la géopolitique, sorte de téléologie cristallisant la carrière de l'écrivain, dont l'" essentiel ", pour lui, semble avoir été éludé au profit d'une approche longtemps fascinée par sa créativité formelle et linguistique. Derrière cet horizon d'attente, se forme un magma d'idées et de paradigmes éculés, comme le rapport du romancier ivoirien à la langue du colonisateur et son aversion pour les régimes dictatoriaux africains. Pareille lecture, au contraire de toutes les gloses élogieuses à l'égard d'Ahmadou Kourouma, fait courir le risque de la marginalisation dans l'histoire des idées à la critique consacrée à l'ensemble de ses romans. Questionner l'oeuvre sous le prisme de la géopolitique et de la question postcoloniale permet de la saisir, tout comme son auteur, loin des fantasmes dominants d'une herméneutique qui s'est fossilisée, au fil du temps, dans des grilles de lecture qui ont parfois donné l'impression, même à Kourouma de son vivant, de se trouver devant une impasse.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
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