Pierre Chareau. Volume 1, Biographie. Expositions. Mobilier
Bédarida Marc ; Lamond Francis
NORMA
75,00 €
Epuisé
EAN :9782376660521
Créateur et architecte de l'emblématique Maison de verre à Paris, Pierre Chareau a laissé derrière lui une oeuvre riche et cohérente, un "style Chareau" qui l'inscrit tout autant dans le courant moderniste que dans une pensée d'avant-garde qui épouse un monde de forme et de matériaux nouveaux. Ce premier volume revient sur sa biographie, ses rencontres déterminantes avec des mouvements artistiques, cubisme, arts premiers, comme avec des personnalités de premier plan, Nicolas de Staël, Jeanne Bucher, Jacques Lipchitz, Pablo Picasso, Rose Adler, Max Jacob, Jean Lurçat, Rob Mallet-Stevens... qui lui sont restés fidèles tout le long de sa courte vie. Il retrace son parcours, de ses débuts de dessinateur chez Waring & Gillow à son envol en tant que créateur de modèles indépendant ; il détaille ses participations aux Salons d'automne, Salons des artistes décorateurs, au groupe des 5 comme à l'UAM qui dictent le "la" de cette modernité qui fait vibrer le reste du monde, ses collaborations aux décors de films de Marcel L'Herbier ainsi que son départ pour les Etats-Unis en 1940. Il permet également de découvrir le collectionneur et le galeriste, entouré d'artistes tels que Braque, Ernst, Gris, Léger, Lurçat, Masson, Modigliani, Motherwell, de Staël... La Boutique qu'il crée avec sa femme Dollie, rue du Cherche-Midi, expose, outre ses propres oeuvres, les créations qu'ils éditent : tissus d'Hélène Henry, tapis de Jean Burkhalter ou de Charchoune... Richement illustré avec près de 500 visuels, ce premier volume offre enfin, en s'appuyant notamment sur plusieurs fonds iconographiques (Musée des arts décoratifs, Paris, Moma, New York), une synthèse complète de sa production de meubles et de luminaires.
Nombre de pages
366
Date de parution
07/04/2023
Poids
2 300g
Largeur
237mm
Plus d'informations
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EAN
9782376660521
Titre
Pierre Chareau. Volume 1, Biographie. Expositions. Mobilier
Auteur
Bédarida Marc ; Lamond Francis
Editeur
NORMA
Largeur
237
Poids
2300
Date de parution
20230407
Nombre de pages
366,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Marc Bédarida est architecte. Il enseigne l'histoire de l'architecture contemporaine et de l'urbanisme à l'École nationale supérieure d'architecture de Paris-La-Villette. Il dirige les Éditions de la Villette et a récemment réédité le Voyage d'Orient de Le Corbusier. Il mène des recherches sur la première moitié du XXe siècle, notamment sur Pierre Chareau et Le Corbusier. Il a contribué aux catalogues du centre Georges-Pompidou, consacrés à ces deux artistes.
En vue de bâtir, concrètement et immédiatement, une société modèle, ou du moins commencer à le faire, Jean-Baptiste André Godin, l'inventeur du célèbre poêle en fonte, associe de manière inédite le travail, le capital et le talent. Influencée par Charles Fourier, la solution sociale qu'il met en pratique se veut non seulement une tentative personnelle mais aussi un exemple à suivre et à améliorer. Sa critique du capitalisme industriel en plein essor est principalement morale. Elle ne peut aboutir que dans la construction d'une société autre, plus harmonieuse. Parce qu'il y a là une tentative de vivre et de travailler autrement, parce qu'il y a là une utopie, l'oeuvre de Godin interpelle et impose, plus que jamais, de l'étudier. Une série d'articles, de récits et de témoignages complète ce volume en rendant compte des jugements émis par des chroniqueurs, des réformateurs sociaux ou des écrivains parmi lesquels figure Émile Zola, au regard de l'expérience novatrice et audacieuse de Godin.
Alger et plus largement les colonies françaises d'Afrique du Nord ont systématiquement été deslieux d'expérimentation. L'architecture et l'aménagement n'ont pas fait exception. En 1930, avec lecentenaire de la conquête de l'Algérie, la ville s'occidentalise et se dote de nouveaux équipements:hôpital, casino? C'est dans ce contexte que Le Corbusier y est convié à prononcer deuxconférences.Le voici qui découvre une culture qui lui était inconnue mais dont certains édifices, notamment lesmosquées, lui rappellent ses émerveillements en arrivant à Istanbul, lors de son Voyage d'Orient,en 1911. Outre ce ravissement, Le Corbusier entrevoit la possibilité d'appliquer, de ce côté de laMéditerranée, ses recherches théoriques sur la Ville radieuse.Plusieurs années durant, mais en vain, il va tenter de faire accepter son plan « Obus » que derencontre en discussion, il amende sans discontinuité dans l'espoir qu'il se réalise. Cette expériencemalheureuse comme de cet émerveillement pour Alger la blanche et son site, lui inspirent, en1942, un court ouvrage qui paraitra huit ans plus tard. Poésie sur Alger est une réflexion ironiqueet émue sur treize années de persévérance hélas infructueuse.Parcourant le pays, il admira le Mzab et la plasticité de ses constructions, car ce ne fut passeulement la transformation de la capitale algérienne qui mobilisa son énergie. Il rêva qu'Algers'affirmerait comme le futur pôle islamique d'un recentrage des cultures méditerranéennes. Lui lesuisse qui se rêvait latin!
Avec cet ouvrage, Jean-Louis Cohen, architecte et historien, et Monique Eleb, psychologue et sociologue, proposent une promenade architecturale dans le Paris intra-muros et sa proche banlieue. Trente-trois bâtiments photographiés par Antonio Martinelli sont visités parmi la multitude de réalisations qui ont marqué le XXe siècle. Ils ont été choisis en fonction de leur contribution au paysage urbain, de leur force esthétique et de leur rôle dans la transformation des modes de vie. Des architectes du début du siècle à qui les découvertes techniques ont permis de se libérer des conventions à la génération actuelle qui a retrouvé une dimension intellectuelle après la crise architecturale des années 1960-1970, on suit dans le Paris d'aujourd'hui les transformations d'identité d'une ville dont le centre dense est enserré dans une agglomération de plus de dix millions d'habitants. Par la succession et la mise en correspondance d'édifices en apparence étrangers les uns aux autres, des ossatures de béton des frères Perret aux prismes transparents de Jean Nouvel, Jean-Louis Cohen et Monique Eleb révèlent combien l'idéal d'une architecture rationnelle et lisible aura marqué l'architecture du siècle. This book takes the form of an architectural promenade devised by the architect and historian Jean-Louis Cohen and the psychologist and sociologist Monique Eleb. Thirty-three buildings in Paris and the inner suburbs are presented with photographs by Antonio Martinelli. Selected from the multitude of buildings which have marked the 20th century, each has been chosen for the contribution it makes to the cityscape, for its aesthetic value and for the role it has played in transforming life-styles. From the technical discoveries which enabled architects to break free from conventions in the early 20th century, to the rediscovery of an intellectual dimension by the present generation of architects in the wake of the architectural crisis of the 1960s and 1970s, this itinerary through today's Paris reveals transformations in the identity of the densely-built capital city at the center of an agglomeration populated by over ten million people. By explaining the connections between a sequence of buildings which look very different from one archer, ran no from the Perret brothers' concrete frames to Jean Nouvel's transparent prisms, Jean-Louis Cohen and Monique Eleb reveal the extent to which the long-established French architectural ideal of rationality and legibility has marked the architecture of the 20th century
« Mon ambition est de me consacrer aux grandes décorations murales, à la fresque, qui m'intéresse plus que tout. [?] Vous voyez que mes ambitions sont vastes ! » Première femme à obtenir le Grand Prix de Rome en peinture en 1925, à seulement 22 ans, Odette Pauvert (1903-1966) est une figure méconnue du XXe siècle, à contre courant des avant-gardes. Après un voyage à Pise où elle découvre les fresques monumentales du Camposanto, elle est durablement inspirée par le Quattrocento italien, notamment par Pisanello, Piero della Francesca ou encore Gozzoli. Née dans une famille de peintres et de miniaturistes, elle revendique un style classique et décoratif, et la tradition de la peinture d'histoire et de la fresque. D'abord élève à l'École des Beaux-Arts de Paris, où elle prend part à l'atelier de Ferdinand Humbert, puis pensionnaire pendant 3 ans à Rome, elle intègre les Ateliers d'art sacré en 1929, et passe l'année 1934 à la Casa Velázquez à Madrid, aux côtés d'Alfred Giess et de René Cottet. Elle participe au Salon des artistes français de 1923 à 1966. Peintre du monumental comme de la miniature, elle participe à de grands chantiers comme l'Église du Saint-Esprit à Paris, qui sera sa commande la plus importante, et se distingue tout particulièrement avec ses autoportraits, sujet singulier pour une femme de cette époque. Une première rétrospective lui est dédiée en 1986 au musée Sainte-Croix de Poitiers.
Barsac Jacques ; Viatte Germain ; Brunhammer Yvonn
Invitée en 1940 par le gouvernement japonais pour orienter la production d'art industriel du pays, Charlotte Perriand découvre une pensée, un mode de vie et une architecture ancestrales, conformes aux préceptes modernistes qu'elle défendait avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret. L'élaboration de son "art d'habiter", qui modifia profondément la manière de vivre des Français dans les années 50, est née des réflexions qu'elle a menées pendant sa mission au Japon. En retour, elle a contribué avec passion, à travers ses interventions dans les ateliers de production, au renouveau de l'artisanat japonais. "De tous les Occidentaux qui ont travaillé au Japon, c'est probablement elle qui a eu la plus grande influence sur le monde du design japonais", a déclaré le grand designer Sôri Yanagi, qui fut son assistant. Ses expositions au Japon, "Sélection, Tradition, Création" (1941) et "Proposition d'une synthèse des arts" (1955), qui eurent un grand retentissement, ses publications et ses études, ses réalisations à Tôkyô, la maison de Jacques Martin (1953), l'agence Air France (1959), ou à Paris, la résidence de l'ambassadeur du Japon (1966-1969), le showroom Shiki Fabric House (1975) et la maison de Thé à l'Unesco (1993) sont autant de témoignages des liens entre cultures occidentale et japonaise et de leur enrichissement réciproque. L'ouvrage, qui révèle la liberté de pensée de cette grande créatrice face aux enjeux d'une période complexe, est d'un enseignement précieux pour les nouvelles générations d'architectes et de designers, mais aussi pour l'homme d'aujourd'hui.