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Le chasseur
Beckwourth James ; Lebrun Adélaïde ; Martinez Fréd
2, 3 CHOSES
21,00 €
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EAN :9782493820037
Bienvenue au Far West. Le réel et le mythe s'y battent en duel. L'issue est incertaine. Hiver 1855 : dans son hôtel de Sierra Valley, Beckwourth le chasseur dicte sa vie à Thomas D. Bonner. Jim Beckwourth (1798-1866) est sans nul doute un "étrange mortel" . Fils d'une esclave et guerrier indien, le "Buffalo Bill Noir" s'inscrit doublement en marge dans les Etats-Unis de la première moitié du dix-neuvième siècle. Trappeur, mountain man, joueur, homme d'affaires et chef de guerre dans une tribu Crow, cet Afro-Américain qui a donné son nom à la Beckwourth Pass, dans la Sierra Nevada, occupe une place à part parmi les légendes de l'Ouest. Entre scalps et peaux de castor, ses déboires sentimentaux avec Aiguille-de-Pin, squaw valeureuse et charmante préférant le sentier de la guerre aux chemins de l'amour, mettent un peu d'humour dans son odyssée sauvage, souvent sanglante. De la ruée vers l'or aux marais des Everglades où sifflent les flèches de Séminoles, en passant par la guerre contre le Mexique, Beckwourth répond toujours présent au rendez-vous avec le danger. Ce récit autobiographique longtemps introuvable est ici préfacé par Frédéric Martinez et illustré par Adélaïde Lebrun.
Dimitri Orschanow veut être libre. A tout prix. Etudiant en médecine dans la Russie impériale, il est membre d'un groupe révolutionnaire. Il y côtoie la belle et sage Véra mais, se lassant bientôt des études et des idées, hante les bas-fonds de Saint-Pétersbourg. Ses accès de "sauvagerie" l'éloignent du "comité" , qui le soupçonne de trahir la cause. Véra prend sa défense. Recherchés par la police, les révoltés s'exilent à Genève. Rien, pas même l'amour de Véra, n'y retient Orschanow qui succombe enfin à cette "envie presque douloureuse (...) de se griser (...) d'espace, de courir à travers la steppe, très loin, vers les pays de rêve qu'il pressentait derrière la muraille bleue de l'horizon" qui le brûle depuis l'enfance. Il se jette alors sur les routes pour mener la vie errante du vagabond, du trimardeur. Débardeur à Marseille, légionnaire en Afrique, Orschanow, sans renier la fraternité humaine, invente son destin en marge des hommes. Trimardeur (1922), d'une étonnante modernité, raconte le singulier parcours d'un être "sans attaches ni entraves" qui se déprend de tous et de tout pour suivre son idée fixe. Si le roman, posthume, est achevé par son ami et mentor Victor Barrucand, la flamboyante Isabelle Eberhardt (1877-1904), exploratrice éprise du Sud algérien, semble avoir mis beaucoup d'elle-même dans ce trimardeur sans larmes ni regrets qui lui ressemble comme un frère.
Chadourne Louis ; Levet Henry Jean-Marie ; Serq Al
L'Intercolonial appareille dans la moiteur des tropiques. Jimmy Hollywood, voyageur étrange, parle une langue indéterminée et dissimule ses yeux morts sous une paire de lunettes aux verres jaunes. Nul ne sait d'où il vient ni où il va. Les passagers des premières jugent vite indésirable cet intrus pauvre et distingué dont la valise usée dit "toute la misère des errants sur la face des eaux et sur la face de la terre" . Le commissaire de bord aimerait bien s'en débarrasser mais au Surinam, à Trinidad ou Demerara, aucun port ne veut de lui. Nul ne sait ce qu'il peut bien penser, appuyé au bastingage à longueur de journée, vigie aveugle scrutant cette mer caraïbe dont il sait tous les charmes et tous les pièges. La nuit venue, sa canne martèle les ponts, sa haute silhouette se mêle aux ombres du paquebot qu'il semble hanter, errant des machines à la timonerie. Qui est vraiment l'Indésirable ? Espion, voyant déguenillé ou simplement notre semblable ? Dans une langue fastueuse, Louis Chadourne (1890-1925), grand romancier trop tôt disparu qui fit figure de Conrad français, convoque les fantômes du grand théâtre tropical, inquiétant et superbe et explore les abîmes de la condition humaine. Quelques Cartes postales de Henry J. -M. Levet, (1874-1906), poète funambule et chantre des Messageries maritimes, lui aussi parti trop tôt, agrémentent la traversée. Embarquons sans plus attendre avec ces deux passagers flamboyants du navire Littérature.
Cédric Gras livre un récit de voyage sur l'effondrement écologique de l'ère post-soviétique. ??? ? Depuis les bords de la mer d'Aral, aujourd'hui presque asséchée, Cédric Gras remonte aux sources du mythique fleuve Amou-Daria. En traversant les républiques ex-soviétiques d'Ouzbékistan, du Turkménistan ou du Tadjikistan, il pêche avec des braconniers, rencontre les ramasseuses de coton et admire les cités des routes de la soie. Là un dictateur fantasque a fait bâtir une capitale de marbre dans les sables. Ailleurs, un président érige des barrages records. Plus loin les Talibans creusent un canal qui achève de saigner le fleuve. Dans le terrible désert du Karakoum, la Sécurité d'Etat entrave son voyage, mais il parvient, au terme de 2 500 kilomètres, au plus long glacier du monde, niché dans le Pamir et véritable château d'eau d'une Asie centrale menacée par la soif... "Un passionnant thriller post-soviétique sur les origines de ce désastre écologique" Le Nouvel Obs Né en 1982, Cédric Gras a suivi des études de géographie entre la France et la Russie avant de diriger plusieurs Alliances françaises en Russie et en Ukraine puis de se consacrer à l'écriture. Il a notamment publié chez Points Alpinistes de Staline (2023) et Alpinistes de Mao (2024).