Psychanalyse sans oedipe. Antigone, genre et subversion
Beaune Daniel ; Rea Caterina
L'HARMATTAN
23,00 €
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EAN :9782296126589
La psychanalyse est-elle destinée à une mort lente mais inexorable ? Incarne-t-elle une pratique vouée à être supplantée car désormais inapte à recueillir l'esprit du temps et les exigences qui lui sont propres ? Nous savons tous qu'elle ne vit pas aujourd'hui son meilleur moment. La question est de savoir si une possible solution ne consisterait pas dans la rencontre de la psychanalyse avec les études de genre et dans un processus d'amendement qui la libérerait de ses présupposés ontologiques et universels, à commencer par la version classique du complexe d'Oedipe. En d'autres mots, les auteurs montrent que si la psychanalyse a un futur, celui-ci ne peut qu'impliquer la prise en compte de son incontournable revers politique et social, donc de l'historicité tant de son discours que de sa pratique. Peut-on imaginer un avenir post-oedipien de la psychanalyse dont la figure d'Antigone serait l'incarnation ? En s'inspirant de la lecture de J. Butler, les auteurs font d'Antigone l'image transgressive qui nous ramène au statut contingent et transformable de toute loi humaine. Dans cette direction, ils considèrent les changements socio-parentaux et affectifs, notamment l'expérience de l'homoparentalité, comme la condition du surgissement de nouveaux possibles permettant de rendre souple l'ordre sexuel et symbolique.
Nombre de pages
232
Date de parution
15/09/2010
Poids
290g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296126589
Titre
Psychanalyse sans oedipe. Antigone, genre et subversion
Auteur
Beaune Daniel ; Rea Caterina
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
290
Date de parution
20100915
Nombre de pages
232,00 €
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Phénoménologie, psychanalyse, psychologie, histoire, musicologie et littérature sont autant de discours qui parfois se croisent et s'interpellent. Les textes présentés ici posent la question de la pertinence des approches transdisciplinaires et de la fécondité de leurs entrelacs. Si la précision d'un discours est garantie par l'épistémologie spécifique dans laquelle il s'inscrit, sa transmission n'est-elle pas mieux assurée par un abord méta ou extra-disciplinaire ? Transmettre la théorie ou la méthode psychanalytique, la culture musicale, ou l'expérience d'un patient et de son thérapeute échoirait ainsi à une pluralité d'abords, ceux de la phénoménologie, de l'histoire, de l'analyse du mythe ou de la philosophie de l'intersubjectivité. Le renouvellement d'un discours, sa préservation du dogme ou de la rigidité pourraient alors être tributaires de ce croisement de disciplines.
Si la psychanalyse nous a appris que le langage révèle une constante de la vérité, Derrida nous montre que le langage ne peut être pensé que de façon toujours critique et donc nécessairement suspecte. En plaidant la fondamentalité du langage et de l'écriture, il nous oblige aussi à revisiter l'illusion de tous les discours. Ses textes qui nécessitent de nombreuses lectures nous laissent souvent dans des interrogations permanentes du fait même de la paradoxalité qui les colore. Lire Derrida, c'est lire avec d'autres Derrida pour comprendre les multiples sens que ses textes revêtent, pour les questionner dans une perspective de déconstruction. Interroger les discours en suivant l'enseignement de Derrida, c'est maintenir vivante et opérante la psychanalyse telle que nous l'a enseignée Freud, c'est la rendre mouvante à partir d'une théorie qui ne se différencierait pas de la clinique mais qui se soutient d'une logique moebienne, les liant et les entremêlant, non pas de façon circonscrite et locale mais dans un processus continu dont l'écriture est soumise au transfert. Rosa Caron, rédactrice en chef
Ecrire, témoigner de l'expérience criminelle la plus impensable est devenu un impératif, non pour comprendre, mais pour lui survivre et s'en libérer. Les témoignages se sont inscrits comme possibles expressions de l'indicible, pour que perdurent les données de l'histoire. Dans cette perspective, ils deviennent des gestes politiques, des actes de résistance. Il faut se remettre à penser, à transmettre, pour que la parole de l'humanité reste vivante et ne soit plus jamais réduite au silence.
Cet ouvrage reprend les textes d'une journée d'études organisée par l'Association des Psychologues Cliniciens de Lille 3 « Vieillesse, Psychanalyse et Société » et montre l'importance d'un regard analytique sur les problématiques du grand âge. En effet, en tant que théorie du désir, la psychanalyse des personnes vieillissantes a beaucoup à nous apprendre sur la conflictualité des pulsions aux prises avec le discours social et sur la pluralité des positions subjectives lors de la confrontation avec le Réel.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.