Revue française de phénoménologie et de psychanalyse Numéro spécial : Derrida et la psychanalyse. Te
Beaune Daniel
L'HARMATTAN
15,00 €
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EAN :9782336303062
Si la psychanalyse nous a appris que le langage révèle une constante de la vérité, Derrida nous montre que le langage ne peut être pensé que de façon toujours critique et donc nécessairement suspecte. En plaidant la fondamentalité du langage et de l'écriture, il nous oblige aussi à revisiter l'illusion de tous les discours. Ses textes qui nécessitent de nombreuses lectures nous laissent souvent dans des interrogations permanentes du fait même de la paradoxalité qui les colore. Lire Derrida, c'est lire avec d'autres Derrida pour comprendre les multiples sens que ses textes revêtent, pour les questionner dans une perspective de déconstruction. Interroger les discours en suivant l'enseignement de Derrida, c'est maintenir vivante et opérante la psychanalyse telle que nous l'a enseignée Freud, c'est la rendre mouvante à partir d'une théorie qui ne se différencierait pas de la clinique mais qui se soutient d'une logique moebienne, les liant et les entremêlant, non pas de façon circonscrite et locale mais dans un processus continu dont l'écriture est soumise au transfert. Rosa Caron, rédactrice en chef
Nombre de pages
130
Date de parution
17/01/2014
Poids
165g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336303062
Titre
Revue française de phénoménologie et de psychanalyse Numéro spécial : Derrida et la psychanalyse. Te
Auteur
Beaune Daniel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
165
Date de parution
20140117
Nombre de pages
130,00 €
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Phénoménologie, psychanalyse, psychologie, histoire, musicologie et littérature sont autant de discours qui parfois se croisent et s'interpellent. Les textes présentés ici posent la question de la pertinence des approches transdisciplinaires et de la fécondité de leurs entrelacs. Si la précision d'un discours est garantie par l'épistémologie spécifique dans laquelle il s'inscrit, sa transmission n'est-elle pas mieux assurée par un abord méta ou extra-disciplinaire ? Transmettre la théorie ou la méthode psychanalytique, la culture musicale, ou l'expérience d'un patient et de son thérapeute échoirait ainsi à une pluralité d'abords, ceux de la phénoménologie, de l'histoire, de l'analyse du mythe ou de la philosophie de l'intersubjectivité. Le renouvellement d'un discours, sa préservation du dogme ou de la rigidité pourraient alors être tributaires de ce croisement de disciplines.
Ecrire, témoigner de l'expérience criminelle la plus impensable est devenu un impératif, non pour comprendre, mais pour lui survivre et s'en libérer. Les témoignages se sont inscrits comme possibles expressions de l'indicible, pour que perdurent les données de l'histoire. Dans cette perspective, ils deviennent des gestes politiques, des actes de résistance. Il faut se remettre à penser, à transmettre, pour que la parole de l'humanité reste vivante et ne soit plus jamais réduite au silence.
Cet ouvrage reprend les textes d'une journée d'études organisée par l'Association des Psychologues Cliniciens de Lille 3 « Vieillesse, Psychanalyse et Société » et montre l'importance d'un regard analytique sur les problématiques du grand âge. En effet, en tant que théorie du désir, la psychanalyse des personnes vieillissantes a beaucoup à nous apprendre sur la conflictualité des pulsions aux prises avec le discours social et sur la pluralité des positions subjectives lors de la confrontation avec le Réel.
Une voix éclate : " elle m'a largué cette conne... je suis mal... il faut m'enfermer sinon je vais la tuer ! ". Christophe, livide, est prostré dans le couloir des urgences. Toute la nuit, il détaille les moments d'une enfance heureuse entre un père, une mère et une grande soeur attentionnée, que traversent de longues périodes d'ennui parfois voluptueuses. Il évoque l'impression de ne jamais voir son désir de vivre pleinement réalisé, son tiraillement entre l'envie irrépressible d'agir et celle de ne plus bouger. Stéphane, publicitaire, ne voit plus le temps passer. Depuis trop longtemps, les jours se ressemblent inéluctablement : il revêt, tous les matins, le même dynamisme affecté pour aller travailler, se rend aux mêmes fêtes de fin de semaine et se réveille avec la même gueule de bois les dimanches blêmes. La rencontre de Laure chez des amis ou celle de Marie dans un bar sont identiques. Il les accueille avec le même sourire lassé et n'en attend rien. D'une même voix que Fernando Pessoa, il semble dire à tout ce qui l'entoure " Dans tout cela, qu'y a-t-il d'autre que moi ? Ah, mais l'ennui c'est cela, simplement cela. C'est que dans tout cela - ciel, terre, univers -, dans tout cela, il n'y ait que moi ! " Enfants du néo-libéralisme, Christophe, Stéphane et bien d'autres de leurs contemporains n'ont pas connu la Shoah, la guerre d'Algérie ou Mai 68. Ces événements s'inscrivent pourtant au coeur de leur souffrance. A la croisée d'un contexte social-historique réel, et de cryptes collectives transmises d'une génération à l'autre, les folies contemporaines mettent à jour les investissements inconscients du champ social. Elles révèlent, par-delà l'OEdipe ou les mythiques figures parentales, les contenus sociaux, économiques, politiques de l'inconscient.