Vingt ans en 1940. Chroniques de guerre d'un français libre 18 juin 1940-8 mai 1945
Beaugé Henri ; Soupa Anne
CERF
22,00 €
Epuisé
EAN :9782204099653
Quand les derniers témoins, à leur tour, disparaîtront, qui se souviendra de la bataille de Kub-Kub, qui parlera des Canaques de Bir Hakeim, des Sarahs et des Cambodgiens de Libye, des infirmiers de Pondichéry, des goumiers et des tirailleurs marocains du Garigliano, des Mossis, des Bambaras, des Camerounais aux pieds gelés dans les Vosges ? Des milliers d'hommes de notre empire colonial sont morts pour notre liberté. Dans soixante ans, qui se souviendra de cette énorme dette de la France ? À toi, Dioff, qui nous as tant fait rire et qui dors dans la vallée du Liri ; À toi, Leroy, qui assurais que la vie avait un sens au-delà des morts inutiles, et qui savais le dire aux copains, si simplement ; À toi, mon vieux Bolbaye, fidèle parmi les plus fidèles, brave type à tous les sens du terme, à mesure que je relis ces pages, je dédie ces histoires qui sont depuis longtemps les vôtres... " Henri Beaugé est né à Brest en 1920. Avec son frère Jacques, il s'engage dans les Forces Françaises Libres. Ils participent aux opérations contre l'Afrikakorps en Libye. Jacques, gravement blessé, y perd ses yeux et ses mains. En dépit de ses infirmités, il consacre sa vie, sous le nom de Jacques Lebreton, au service des aveugles et des sans-abri. Henri participe avec des Sarahs du Tchad aux campagnes de Tunisie et d'Italie -; où il est blessé -;, puis à la campagne de France jusqu'au 8 mai 1945. Il ouvre ici les pages de son journal, écrit au cas où il ne reviendrait pas... Compagnon de la Libération, officier des affaires indigènes au Maroc, il est sollicité par le gouvernement marocain en 1956 pour soutenir la jeune administration provinciale. En 1960, il est directeur d'Hassi Messaoud, puis chargé de la création des Parcs naturels régionaux. Enfin, directeur du centre culturel d'Arc et Senans, il dirige à partir de 1976, le centre culturel de Fontevraud. -- 'When the last witnesses die in their turn, who will remember the Battle of Kub-Kub, who will speak of the Kanaks at Bir Hakeim, of the Sara and the Cambodians in Libya, of the nurses at Pondicherry, of the Goumiers and the Moroccan infantrymen at Garigliano, of the Mossi, the Bambara and the frozen-footed Cameroons in the Vosges? Thousands of men from across our colonial empire died for our freedom. In sixty years' time, who will remember this enormous debt owed to them by France? Reading through these pages once more, I dedicate these stories which have so long been yours - to you, Dioff, who made us laugh so much and now repose in the Liri Valley; And to you, Leroy, who ensured that life had some meaning beyond the senseless waste of life, and could convey that with such simplicity to his companions; and you, dear old Bolbaye, the most faithful of the faithful, a good and brave man.' Henri Beaugé was born in Brest in 1920. With his brother Jacques, he enlisted in the Free French Forces and took part in the operations against the Afrikakorps in Libya, during which Jacques was seriously injured, losing both his eyes and his hands. Despite his infirmities, he devoted his life, under the name of Jacques Lebreton, to helping the blind and homeless. Henri fought alongside the Chadian Sara in the Tunisian and Italian campaigns -; where he was wounded -; then in the French campaign until 8 May 1945. Here he opens the pages of his journal, which was written lest he never make it back home... This Companion of the Liberation and Officer of Indigenous Affairs in Morocco, was invited in 1956 by the Moroccan government to help the fledgling provincial administration. In 1960, he was appointed director of the Centre Pétrolier at Hassi Messaoud, and was subsequently given the task of creating regional national parks. In 1976, after directing the Arc and Senans Cultural Centre, he became director of the Cultural Centre of the former Abbey at Fontevraud.
Depuis quelques années on trouve du caramel au beurre salé partout : en bonbons, en glaces et dans les desserts, au restaurant. Il semble que l'origine de cette folie caramélique se trouve en Bretagne. Tout simplement parce que, depuis toujours, le beurre y est salé. L'origine de ce bonbon surprenant en paraît aussitôt confirmée et, sans doute, ancestrale. Rien n'est moins sûr, l'usage fait du beurre dans cette région revêtant un caractère inconnu ailleurs. Mais d'autres pays connaissent aussi la tradition de saler le beurre : ici ou là, existe-t-il peut-être la coutume d'une telle confiserie ou d'une autre approchante ? En France, pourtant, cette idée d'associer caramel et beurre salé et, plus particulièrement, la brusque renommée de ce mariage insolite ont une histoire, liée à l'" invention " (au sens où l'on invente un trésor) de cette confiserie par un chocolatier de Quiberon, Henri Le Roux : c'est l'histoire que nous avons choisi de vous raconter
En 1944, la famille Beaugé avait une fillette ayant un problème cardiaque inopérable. Différents malaises, pertes de connaissance, elle fut opérée en 1956 et à coeur ouvert en 1970 par le grand chirurgien cardiologue Marceau SERVELLE. Après un très long arret, elle retrouva la santé, le courage, la ténacité pour faire des voyages notamment à New York et en Russie pendant les vacances, le reste du temps travaillant dans différentes sociétés.
Une nomenclature de plus de 450 termes et abréviations, et plus de 350 définitions claires, pratiques et commentées. Le vocabulaire de la commande publique d'après les sources officielles françaises et européennes, et éclairé par l'expérience terrain et la pédagogie de Thierry Beaugé. Des renvois pour mettre en relation les notions complémentaires. Des notes techniques pour éclairer les notions particulières, comme les clauses sociales et environnementales, le délit de favoritisme etc.
Beaugé Bénédict ; Rolland-Villemeot Bénédicte ; De
Pièces d'orfèvrerie, services de porcelaine, verres, cristaux, menus... ont été réunis dans l'exposition présentée au musée national du château de Compiègne pour évoquer les dîners, officiels ou non, qui se tenaient dans les résidences impériales de Napoléon III, à Compiègne surtout mais également aux Tuileries, à Saint-Cloud et à Fontainebleau. Tous les repas étaient préparés par le "service de la Bouche", suivant une rigoureuse organisation à laquelle veillait tout particulièrement l'impératrice Eugénie. Le protocole des dîners différait selon qu'ils se tenaient dans l'intimité familiale ou ras-semblaient des chefs d'Etat, des artistes, des savants autour de l'empereur. Le soin et le raffinement apportés aux cérémonies officielles donnaient un éclat particulier à la table impériale, devenue alors symbole de pouvoir et même de légitimité. Les couverts qui ont été dressés dans l'exposition avec les pièces mêmes qui furent utilisées sous le Second Empire témoignent à merveille, aujourd'hui, de ces fastes passés.
A la croisée de l'histoire religieuse, de l'innovation technologique et des Humanités numériques, ce volume monumental retrace une aventure intellectuelle et humaine hors du commun : celle d' "Informatique et Bible" à l'abbaye bénédictine de Maredsous, de 1968 à 2018. Dans un format exceptionnel et sur près de 800 pages abondamment documentées, l'ouvrage rassemble témoignages, archives, analyses et textes fondateurs autour d'une expérience pionnière qui marquera durablement l'histoire de l'informatique appliquée aux textes. Bien avant l'essor du numérique contemporain, des moines bénédictins visionnaires développèrent, avec le soutien d'IBM-Belgium et d'un vaste réseau international de chercheurs, des outils novateurs pour l'étude, l'édition et la diffusion des textes bibliques et scientifiques. Des premières concordances bibliques informatisées aux bases de données textuelles multilingues, des cartes perforées au Minitel, voici racontée l'aventure d'une véritable "conversion" de la culture alphabétique vers la culture numérique. Structuré en quatre grandes parties complémentaires - chronique historique, notices encyclopédiques, textes majeurs et inventaire patrimonial - ce livre constitue à la fois une somme documentaire, une mémoire vivante et un outil de référence. Le lecteur y découvre les grandes réalisations qui firent la renommée de Maredsous : la Table Pastorale de la Bible (1974), les premières concordances analytiques françaises, le Dictionnaire Encyclopédique de la Bible publié simultanément sous forme imprimée et numérique dès 1987, ainsi qu'un demi-siècle de réflexions sur les mutations culturelles engendrées par les technologies de l'information. Notamment porté par le Fr. Robert-Ferdinand Poswick, osb, cet ouvrage s'impose déjà comme une contribution majeure à l'histoire des Humanités numériques européennes. Comme l'écrit Pierre Mounier-Kuhn : "Il aura sa place dans toutes les bibliothèques et bibliographies d'Humanités numériques".
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
2019 marque le neuvième centenaire de la Carta caritatis, ou plus exactement de la confirmation de ce texte cistercien essentiel par le pape Calixte II le 23 décembre 1119. Maillon essentiel dans la construction de l'édifice cistercien, la Charte de charité entend préserver l'esprit de Cîteaux, alors que le " Nouveau Monastère " s'était mis à essaimer. Sa préoccupation est de garantir charité et unanimité entre l'abbaye-mère et ses abbayes-filles. L'enjeu est majeur et le rythme des fondations justifie que le texte soit en évolution durant plusieurs décennies. Il est d'ailleurs en pleine gestation au moment de sa première approbation pontificale en 1119. Texte incontournable de la genèse cistercienne, la Carta caritatis a fait l'objet de nombreuses études. Son élaboration a ainsi suscité de riches discussions, tout comme l'emprise de ce document constitutionnel sur l'histoire cistercienne. Les aspects historiques et législatifs de la Charte de charité ne doivent pas pour autant faire oublier les principes spirituels d'un texte dont l'essence est de protéger l'esprit d'amour entre les communautés. Le présent volume constitue les actes du colloque organisé par l'Association pour le rayonnement de la culture cistercienne (ARCCIS), en partenariat avec le Collège des Bernardins et fait le point sur ces questions qui ont touché et qui touchent aujourd'hui encore les membres de la Famille cistercienne. La rencontre a également été l'occasion d'appréhender la Charte de charité en tant que source d'inspiration dans le monde religieux, mais aussi lai ? c, notamment entrepreneurial.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...
Enfin la biographie que ce géant méritait "Robert PaxtonS'appuyant sur une très large masse d'archives et de mémoires, Julian Jackson explore toutes les dimensions du mystère de Gaulle, sans chercher à lui donner une excessive cohérence. Personne n'avait décrit ses paradoxes et ses ambiguïtés, son talent politique et sa passion pour la tactique, son pragmatisme et son sens du possible, avec autant d'acuité et d'esprit. Des citations abondantes, éblouissantes d'intelligence, de drôlerie, de méchanceté parfois, restituent la parole de De Gaulle mais aussi les commentaires de Churchill et de tous ceux qui ont appris à le connaître, à se méfier de lui ou à s'exaspérer de son caractère vindicatif, de son ingratitude ou de ses provocations...Aucun détail inutile ici et aucun des défauts de ces biographies-fleuves où l'on se perd, mais une narration toujours tendue, attachée aux situations politiques, intellectuelles, sociales et aux configurations géopolitiques qui éclairent une action et son moment.Julian Jackson relit cette existence politique hors norme et son rapport à la France à la lumière des questions du passé, qu'il restitue de manière extraordinairement vivace, et de celles qui nous occupent aujourd'hui ? et notamment l'histoire coloniale et l'Europe, la place de la France dans le monde, mais aussi évidemment les institutions de la Ve République. En ce sens, c'est une biographie pour notre temps.C'est aussi une biographie à distance, par un observateur décalé qui mieux qu'aucun autre fait ressortir le caractère extravagant d'un personnage singulier à tout point de vue, extraordinairement romanesque dans ses audaces comme dans ses parts d'ombre, et dont l'héritage ne cesse de hanter la mémoire des Français.Spécialiste de l'histoire de la France au XXe siècle, Julian Jackson est professeur d'Histoire à Queen Mary, University of London. Sur toutes les listes des meilleurs livres de l'année en Grande-Bretagne, sa biographie de De Gaulle a été couronnée du très prestigieux Duff Cooper Prize.
16 décembre 1944. Hitler, convaincu qu'une contre-offensive éclair pourra faire éclater la coalition anglo-américaine, envoie des forces militaires de grande ampleur sur le front tenu par les Américains dans les Ardennes belges. Froid glacial, pénurie de vivres, massacres de prisonniers, cadavres piégés, représailles contre les civils, combats rapprochés, amputations à la chaîne, snipers, 5e colonne : jusqu'au 4 février 1945, les Ardennes sont le théâtre d'une guerre totale. 80 000 soldats américains hors de combat, autant du côté allemand. Hitler a joué son va-tout et perdu. Une fois de plus, Antony Beevor excelle dans l'alternance des points de vue - politique, stratégique, tactique et individuel. Nourri d'une documentation impressionnante, il nous fait vivre cette lutte à mort avec l'empathie dépourvue de jugement moral qui est sa marque de fabrique. Le spécialiste de la Seconde Guerre mondiale rend à cette bataille sa juste place dans l'histoire terrible du conflit.