Géopolitique, attentats, violences intérieures, guerres : tout concourt à démontrer combien l'identification de l'ennemi pose de plus en plus question ; tout en donnant lieu à des manipulations multiples. Pourtant, il s'agit bien là de la mission première du politique. Il faut alors reconnaître la spécificité de cette action et ne pas la subordonner à l'économie, la morale ou l'idéologie d'un parti ; pire encore, la réduire au seul exercice du pouvoir suivant les prescriptions militaires ou policières. Le terrorisme djihadiste et les métamorphoses de la guerre post westphalienne obligent ainsi à redéfinir les contenus et la construction de cette identification complexe tout en repensant les origines de l'Etat qui la contient. L'enjeu de ce livre est donc de prévenir la violence et la guerre par la compréhension de la politique et de l'institution du politique, tout en traitant les caractères les plus cruels de l'actualité.
Nombre de pages
164
Date de parution
21/11/2017
Poids
206g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343134253
Titre
L'ennemi au coeur du politique
Auteur
Beauchard Jacques ; Raffarin Jean-Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
206
Date de parution
20171121
Nombre de pages
164,00 €
Disponibilité
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Alors que ma mère allait mourir, la guerre venait d'être déclarée. Elle s'est accrochée à la rampe de l'escalier, j'étais à ses pieds. Elle me fixa dans les yeux, son regard me pénétrait en s'inscrivant en moi pour toujours. Derrière nous, ma grand-mère prit une photo et ma mère écrivit au dos "Sois grand mon fils, ta maman" . Ne fallait-il pas que je comprenne combien la vie allait être dure, que je devais faire face, l'aimer comme "un grand" ? De guerre en conflit, ce regard m'a accompagné. Le fils de Louise renvoie à un premier récit, Les yeux de Louise (L'Harmattan, 2017), paru dans la même collection.
Voyager avec Venise comme boussole, c'est se placer délibérément du côté des marchands et de leurs comptoirs, établis jadis à travers toute la Méditerranée. Mais c'est aussi découvrir l'alliance de la ville et de la mer qui est à l'origine de tous les grands équilibres. Voici une découverte originale de "la ville des villes" comme la qualifiait Italo Calvino.
Sous l'effet des nouvelles technologies, les frontières s'effacent ou sont mises en question, le territoire, figure de l'unité politique, est menacé par un mouvement qui simultanément tend à le réduire voire à le faire disparaître, tout en lui substituant paradoxalement un modèle unique, celui du centre et de la périphérie : un espace global transactionnel s'impose comme support de l'économie-monde. Parallèlement et en réaction, les lieux, l'identité, les traditions retrouvent vigueur. Un espace patrimonial se redessine. L'ouvrage décrit et analyse la rencontre parfois violente de ces deux mondes et de leurs acteurs. Face à l'espace transactionnel, celui de la mobilité générale et des réseaux, l'aménagement du territoire ne doit-il pas être la réinvention paisible des mille france qui font la France comme le disait Braudel ? En somme, il s'agirait bien de promouvoir des économies patrimoniales, ouvertes et connectées sur l'espace transactionnel.
Au-delà des injustices et des luttes, nous sommes liés les uns aux autres par les acquis de la cohésion nationale. Malgré toutes les forces d'éclatement, une identité politique souterraine valide nos institutions, notre constitution et rend possible l'habilité de nos politiques. Il en résulte une gouvernance, trop souvent ignorée. Il y a là un génie qui mérite examen tant nous pourrions ignorer qu'il ne s'agit pas d'un état de nature.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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