La contagion. Enjeux croisés des discours médicaux et littéraires (XVIe-XIXe siècle)
Bayle Ariane
EUD
20,00 €
Épuisé
EAN :9782364410480
Il n'est pas rare que nous éprouvions l'effet d'une lecture ou d'un spectacle sur un mode pathologique, comme un trouble, une altération à la fois psychique et physique qui se propage en nous, alors même que nous y prenons du plaisir. Notre manière de décrire les émotions esthétiques croise alors le discours de la physiologie, et en particulier le lexique de la "contagion". Ce livre enquête sur l'histoire de ce discours, où se rencontrent et s'influencent mutuellement les pensées esthétique et médicale. En parcourant une chronologie longue, allant des débuts de l'époque moderne - où les premiers jalons d'une théorie scientifique de la contagion furent posés - à la période du XIXe siècle qui précède immédiatement la microbiologie pasteurienne, historiens de la littérature, historiens de la médecine et linguistes s'interrogent : quels usages a-t-on fait du motif de la contagion ou de l'épidémie pour penser les effets de la poésie amoureuse, du théâtre, mais aussi du chant ou de la sculpture ? Comment d'autres discours que celui de l'autorité médicale, comme la rhétorique ou la théologie, qui cherchent aussi à rendre compte de la transmission et de la puissance de trouble d'un invisible, viennent-ils relayer et concurrencer ce dernier ? Le lexique de la contagion a-t-il toujours été employé dans un sens métaphorique ? Et peut-on d'ailleurs facilement faire la part du littéral et du figuré ? Ce travail pluridisciplinaire, selon une perspective historique, est d'abord une contribution aux recherches sur les émotions en littérature. Mais ce regard jeté vers le passé est aussi, plus largement, une manière de mieux questionner et de mieux comprendre les outils intellectuels avec lesquels nous abordons aujourd'hui encore l'idée de contagion, à laquelle les peurs contemporaines ont redonné une place centrale.
Nombre de pages
208
Date de parution
21/03/2013
Poids
318g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782364410480
Titre
La contagion. Enjeux croisés des discours médicaux et littéraires (XVIe-XIXe siècle)
Auteur
Bayle Ariane
Editeur
EUD
Largeur
150
Poids
318
Date de parution
20130321
Nombre de pages
208,00 €
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Rassemblant des sujets aussi résolument variés que la comédie gréco-latine, le vaudeville, ou le journal de Bridget Jones, ce volume considère la manière dont la littérature peut dire l'émancipation féminine du point de vue décalé qu'est le rire. Le rire permet une mobilité des identifications, une reconfiguration des groupes et une recomposition de cet "autre", et devient dès lors une arme subversive : on peut rire de soi, des stéréotypes du féminin, rire contre les hommes ou contre les autres femmes.
Résumé : La Renaissance n'a pas seulement été l'âge conquérant des grandes découvertes. Dans les bagages des explorateurs et voyageurs se sont glissés le sexe et la mort. La grande vérole, également nommée "mal français", "mal napolitain" puis "syphilis", maladie jusque-là inconnue des Européens, devient au XVe siècle un objet de débats non seulement parmi les savants mais dans la société tout entière. D'où vient-elle ? Qui est le patient zéro ? Peut-on attraper la maladie en dormant dans les mêmes draps que son voisin ? Comment l'honnête mère de famille et sa progéniture peuvent-elles être atteintes ? Quels sont alors les traitements possibles d'une maladie qui ne sera vaincue qu'avec l'apparition des antibiotiques ? Comment raconter l'histoire de cette maladie ? Et surtout l'histoire de sa propre maladie ? Face à une maladie honteuse, le rire le dispute aux larmes. II est tantôt le vecteur de la stigmatisation et tantôt son antidote. Anthologie de cent textes, choisis, présentés et mis en perspective par des spécialistes d'histoire de la médecine et d'histoire littéraire, Le Siècle des vérolés prend le parti de confronter les discours de médecins, de savants, de voyageurs, mais aussi de poètes et de romanciers pour mieux comprendre comment s'expriment peurs sociales et angoisses individuelles. Avec l'apparition de la grande vérole, c'est tout le regard sur la sexualité qui se transforme.
Ce numéro appréhende d'une manière originale l'histoire de la maladie nouvelle qu'est la syphilis à la fin du XVe siècle et au XVIe siècle. La maladie occasionne dès son apparition en Italie en 1494-1495 une profusion de discours qu'il s'agit d'étudier sous l'angle du style et des représentations discursives : la confrontation des textes médicaux et littéraires montre l'élaboration d'un savoir commun, mais aussi de diverses manières de nommer et de décrire la maladie. Cette approche consiste à prêter une attention particulière aux choix d'énonciation et de registre. Les mises en récit, les images et symboles qui surgissent ou réapparaissent dans les textes de médecins, mais aussi de poètes ou de prosateurs, nous renseignent sur la circulation du savoir scientifique au-delà des milieux médicaux, et sur la manière dont, réciproquement, les représentations imaginaires imprègnent ce savoir scientifique. Les enjeux de ce travail sont nombreux, notamment d'ordre linguistique (quel lexique pour nommer la maladie et décrire ses symptômes ?), épistémologique (comment comprendre l'étiologie d'une maladie nouvelle avec des outils conceptuels légués par l'Antiquité ?) et littéraire (la maladie socialement stigmatisante peut être mise au service d'oeuvres lyriques, exprimant la compassion, ou instrumentalisée dans une perspective satirique et polémique. Elle contribue aussi à la caractérisation de plusieurs socio-types littéraires).
Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations. Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication. Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés. L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.