Otrante N° 46, automne 2019 : Paradoxes de l'espace-temps en culture hypermédiatique
Bauer Sylvie ; Machinal Hélène ; Mellier Denis
KIME
20,00 €
Épuisé
EAN :9782841749522
Depuis Walt Whitman et Herman Melville en passant par tous les romans associés à la conquête de l'Ouest jusqu'à On the Road, Star Trek, ou Westworld, la fiction américaine est associée aux grands espaces, aux déplacements et, par nécessité, au temps. Par ailleurs, on connaît la place des littératures de genre, et en particulier d'anticipation et de science-fiction dans la littérature des Etats-Unis. Cette journée d'étude voudrait revisiter ce sujet largement étudié du voyage et du déplacement dans les grands espaces américains (mais pas uniquement) en le transposant dans l'imaginaire contemporain : en s'intéressant à des oeuvres où la science joue un rôle à travers un imaginaire de l'espace-temps – sans qu'il y ait pour autant nécessairement de références claires à Einstein et aux théories de la relativité (restreinte ou générale), ou à des oeuvres où l'espace-temps est recyclé, démultiplié, virtualisé. L'imaginaire scientifique est riche en histoires où les temps et les espaces se dédoublent, se superposent ou se répètent et la méta-réflexivité des fictions contemporaines alimente ces nouvelles architectures diégétiques.
Nombre de pages
143
Date de parution
22/11/2019
Poids
200g
Largeur
145mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782841749522
Titre
Otrante N° 46, automne 2019 : Paradoxes de l'espace-temps en culture hypermédiatique
Auteur
Bauer Sylvie ; Machinal Hélène ; Mellier Denis
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
200
Date de parution
20191122
Nombre de pages
143,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Depuis la publication de Alphabetical Africa en 1974, Walter Abish n'a cessé d'explorer les pouvoirs et les failles du langage. Influencés par l'?uvre d'écrivains (Flaubert, Kafka, Borges ou Perec) et de cinéastes (Buñuel ou Godard), les textes de Walter Abish subvertissent les modes de perception de la réalité. Dans un processus constant de " défamiliarisation ", romans et nouvelles mettent à nu une réalité passée au crible de l'humour et de l'ironie de cet écrivain majeur qui n'est pas sans rappeler les auteurs de l'OULIPO.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Ce volume propose des études de cas d'oeuvres majeures de la littérature française (Verne, Villiers de l'Isle-Adam, Duras...) et anglophone (Cather, Beckett, Hardy, Conrad...). Il s'intéresse à la manière dont la voix, surgie de nulle part, sans source et sans adresse, fait texture. Il aborde également les domaines de l'opéra, de la poésie sonore et du rire, convoquant des approches poétiques, textuelles, narratologiques et psychanalytiques.
Longtemps marginale, l'oeuvre de Brian Evenson s'impose désormais comme majeure dans le champ de la littérature américaine. Cet ouvrage constitue une tentative d'approcher des textes à l'origine d'une expérience de lecture inédite, d'une intensité rare, qui inaugure une nouvelle forme de violence faite au corps ainsi qu'au sens. Cette violence prend racine chez Evenson dans le contexte particulier du mormonisme, confession d'origine de l'auteur, dont l'oeuvre propose une critique à la fois virulente et fascinée.
Le numéro 16 de la revue Incidence est organisé autour d'un essai de Carlo Ginzburg qui touche au coeur ignoré de la plus brûlante actualité, dans le monde globalisé qui est le nôtre, celle qui voit se déchaîner des conflits entre les cultures, les genres, les religions... : "Nos mots et les leurs. Une réflexion sur le métier d'historien, aujourd'hui" . Que peut apporter la réflexion d'un historien sur la démarche qui permettrait de tenter de comprendre l'autre, celui qui est en face ? Carlo Ginzburg, à partir de son métier, préconise une attitude critique et détachée qui exige de prendre en compte deux niveaux, non seulement celui de la parole de ceux qui se font entendre à travers les traces laissées par l'Histoire, mais aussi celui de l'observateur lui-même impliqué dans sa recherche avec ses propres mots, et les façons de penser qu'il partage avec ses contemporains. L'historien part donc de ses propres questions, inévitablement anachroniques, pour chercher des réponses, mais ces réponses modifient elles-mêmes les questions, de sorte que, dans un jeu dynamique d'allers et retours, s'affine peu à peu la possibilité de parvenir à l'interprétation des sources en reconstruisant les modes de pensée des individus et des sociétés des époques analysées, si différentes des nôtres. Mais il précise bien que cela reste une interprétation, c'est à dire que même parvenu à restituer les réponses apportées par les documents, il doit garder à l'esprit qu'il y a toujours un travail de traduction. Il est donc important de maintenir la tension entre les questions et les réponses, nos mots et les leurs. Ce que l'historien a élaboré pour tenter de penser le passé peut servir de modèle pour aider à franchir les distances qui séparent aujourd'hui les genres, les cultures, les nations etc. au niveau mondial. Carlo Ginzburg dans le déroulement de ce fil réflexif ne cesse de rayonner vers les autres sciences humaines, s'enrichissant de cette ouverture constante aux disciplines elles aussi confrontées aux nécessités de l'enquête et de l'interprétation : la linguistique et l'anthropologie qu'il donne en exemple de cette rigueur méthodologique, mais aussi la philologie et la littérature. La revue Incidence réunit ici des chercheurs de grande compétence, de sciences humaines, et de critique littéraire, pour dialoguer avec lui à partir des problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur propre domaine d'étude.