Dessiner la technique. Pensée et discours visuels (XVIe-XXe siècles)
Baudry Jérôme ; Nègre Valérie
ECOLE DES MINES
35,00 €
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EAN :9782356718358
Qu'est-ce que le "dessin technique"? Longtemps réduite au dessin de machines, au dessin d'ingénieur et au dessin industriel, l'expression désigne ici tout dessin qui encode un savoir technique et se veut un guide pour l'action. Partant de domaines d'activité aussi divers que les arts décoratifs, la lithographie, la fortification, les mines, la voiture à cheval, les machines volantes, ou l'éclairage public, cet ouvrage se propose de mettre en évidence et de réfléchir aux spécificités des dessins techniques. Pour ce faire, il met en regard des dessins souvent examinés séparément ; les uns communément considérés comme artistiques (de sculpture, d'architecture, d'ornement), les autres, comme scientifiques ou techniques (géométriques, linéaires, industriels). L'enjeu est de redonner à ces dessins longtemps pris pour des reproductions exactes et univoques de la réalité, la complexité qui leur a été progressivement retirée. Les auteurs portent leur attention sur la définition même du concept de dessin technique, sur son rôle dans la rationalisation de la production, sur les notions trop souvent opposées de conception et d'exécution, sur son processus d'apprentissage, sur le dessin comme outil cognitif et outil de l'invention, enfin sur sa langue et sa grammaire. Ils proposent ainsi "d'épaissir l'énigme" des figurations techniques et de cesser de les considérer seulement sous l'angle de l'utilité et de l'usage pour les réintégrer dans le monde des significations.
Nombre de pages
252
Date de parution
15/02/2024
Poids
416g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782356718358
Titre
Dessiner la technique. Pensée et discours visuels (XVIe-XXe siècles)
Auteur
Baudry Jérôme ; Nègre Valérie
Editeur
ECOLE DES MINES
Largeur
160
Poids
416
Date de parution
20240215
Nombre de pages
252,00 €
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Comment naît une innovation ? Du Japon prémoderne au Brésil impérial, des écuries médiévales aux jardins princiers lorrains, des marchands du XVIIIe siècle aux ingénieurs numériques, une analyse socio-historique de la naissance du progrès technique. Ce numéro d'Artefact Techniques, histoire et sciences humaines explore, dans une perspective résolument transversale, les manières dont les savoirs techniques se fabriquent, circulent et se transforment entre espaces, époques et milieux sociaux. Du Japon prémoderne au Brésil impérial, des écuries médiévales aux jardins princiers lorrains, des pratiques marchandes du XVIIIe siècle aux outils numériques de la conception industrielle contemporaine, les contributions réunies interrogent les figures de l'ingénieur, du machiniste, du médiateur ou du marchand comme autant d'acteurs de l'innovation. En croisant archives, sources textuelles et iconographiques, enquêtes historiques et analyses sociotechniques, ce volume met en lumière les dynamiques de réparation, d'appropriation, de traduction et de médiation qui façonnent les cultures techniques.
Baudry Jérôme ; Blanc Jan ; Ratcliff Marc ; Wenger
Qu'elle soit inscrite dans une réflexion sur la " création ", l'" invention ", la " découverte " ou l'" innovation ", la nouveauté participe indéniablement des transformations des sociétés. Mais existe-t-il des processus de production du nouveau propres à ce que nous appelons aujourd'hui, en les distinguant, les " arts ", les " techniques " et les " sciences " ? Un peintre, un ingénieur et un savant " inventent "-ils différemment, à des époques où les frontières sont ténues, comme l'indique l'utilisation des termes d'" arts " et d'" artiste " en un sens large jusqu'au XIXe siècle ? Les assujettissements sociaux et économiques ? commandes et marchés, contraintes de temps et d'argent, enjeux de pouvoir ? fonctionnent-ils de manière analogue dans ces contextes différents ? Dans tous ces domaines, faut-il penser que le nouveau est le produit de combinaisons inédites issues de matériaux déjà existants ? Que retenir du mythe du génie inventif et de l'inventeur héroique qui voudrait que les novateurs ? artistes, artisans, savants, industriels, chercheurs ? n'innovent véritablement qu'en faisant table rase ... En s'intéressant à la fois aux discours et aux pratiques de la nouveauté dans les arts, les techniques et les sciences du XVe au XIXe siècle en Europe, cet ouvrage propose de questionner la pertinence de ces catégories et d'identifier les différentes manières dont les sociétés envisagées ont tenté de penser et de produire du nouveau. À travers des études de cas et des études comparées, il s'agit de penser dans sa diversité et ses ambiguités la production du nouveau en contexte.
Et si les instruments scientifiques racontaient une autre histoire des savoirs ? Au coeur du campus lausannois se cachent des centaines d'objets historiques méconnus : appareils de mesure, modèles de démonstration, outils d'optique et d'électricité, machines et moteurs... Témoins de plus de deux siècles d'enseignement et de recherche dans les sciences physiques et de la nature, ils forment aujourd'hui la Collection d'instruments scientifiques de l'Université de Lausanne et de l'EPFL. Ce livre entreprend de raconter leur histoire. Une histoire de savoirs, bien sûr, mais aussi de personnes, de lieux, de gestes, de poussière parfois, de passion souvent. A partir d'une enquête minutieuse dans les collections, appuyée par un important travail d'archives, cet ouvrage retrace la vie de ces objets de science, entre expérimentation, conservation et transmission. Il propose ainsi une histoire matérielle et intellectuelle des sciences expérimentales à Lausanne, depuis les premiers cabinets du XVIIIe siècle jusqu'aux laboratoires contemporains.
Que celui qui cherche des recettes, trucs et astuces pour devenir un bon leader passe son chemin. Pour James March, les problèmes auxquels le leader doit faire face sont les questions fondamentales de l'existence, et celles-ci sont mieux abordées dans les grandes œuvres de la littérature que dans les manuels de gestion. La lecture de Guerre et Paix et de Don Quichotte permet de développer une capacité d'appréciation critique qui complète les techniques apprises par ailleurs. March aborde les dilemmes moraux liés au pouvoir, les questions de l'équilibre entre la vie privée et les devoirs publics, entre l'habileté et l'innocence, entre la diversité et l'intégration, entre l'ambiguïté et la cohérence, entre l'expression de la sexualité et son contrôle. Il discute des moyens d'encourager l'exploration d'idées déviantes souvent mauvaises et presque toujours inefficaces à court terme, mais qui permettent à l'organisation de s'adapter à un environnement changeant et de surmonter les crises. Face à l'hostilité du monde et à l'insignifiance de leurs actions, les leaders que nous montre March ne sont pas mus par l'espoir de conséquences favorables et de récompenses mais par les plaisirs quotidiens de l'action qui leur permet de découvrir, d'affirmer et de faire partager une identité et une interprétation du monde enthousiasmantes.
...Le livre passionnera ceux qui veulent savoir comment se fait une découverte et la nature des efforts parfois inouïs cachés derrière la communication impersonnelle qui annonce un résultat important dans une revue scientifique. Il réveillera l'émotion de ceux qui eurent à se préoccuper de la qualité des soudures, ou de la sécurité de cet instrument qui pouvait aussi devenir une bombe redoutable. Il rend hommage à ceux qui ont une part souvent ignorée aux grandes découvertes. " Georges Charpak
Ce livre est le fruit de 20 ans d'aventure scientifique vécue par une équipe de passionnés. Il débute avec le bouillonnement d'idées qui fut à l'origine des choix scientifiques du CEMEF. Puis chacun des axes de recherche est illustré par les chercheurs du centre, par des anciens passés dans l'industrie, ou bien par des spécialistes extérieurs qui ont tenu ainsi à manifester leur amitié. Sont passées en revue la modélisation et la simulation numérique des opérations de formage (fonderie, forgeage), puis la rhéologie des polymères. Sont abordés ensuite les aspects microstructuraux : endommagement des matériaux hétérogènes, problèmes d'échelle (relations micro/macro) et de cristallisation des polymères. Enfin, vient la tribologie de la mise en forme, c'est-à-dire l'art de gérer au mieux les contacts entre outil et produit (en laminage et en emboutissage). Une occasion exceptionnelle de survoler en 300 pages l'état actuel d'une recherche multidisciplinaire dans le domaine de la mise en forme des matériaux.
L'étude du travail des designers prend place dans une interrogation générale qui vise le travail de construction nécessaire pour que la situation de marché apparaisse. Les designers, obligés de réaliser physiquement l'objet et d'anticiper sur un marché futur, sont particulièrement intéressants pour qui veut comprendre les mécanismes complexes de l'incorporation de la demande dans les produits. Le design est pris dans des définitions divergentes. Mais les designers partagent une définition commune de leur travail : celle d'une articulation entre l'usager et l'objet. C'est à ce titre qu'ils sont étudiés, comme sociologues de l'usage. Trois équipes de designers industriels, choisies pour la complémentarité de leur conception du design et de leur cadre de travail ont été suivies. L'étude de leurs pratiques, de leurs modes d'organisation et des techniques de représentation utilisées a dégagé les modalités possibles d'une anticipation de l'usage. Par opposition au marketing, les designers sont soumis à une contrainte pressante : leur tâche de " réalisation " de l'objet souligne tout ce que l'objet comporte d'indéterminé par rapport à un cahier des charges idéal portant les desiderata de la demande. Cette indétermination impose la nécessaire condensation de ses dimensions esthétiques, techniques, fonctionnelles, marchandes. C'est ce moment indécis où l'objet prend forme, qui refait surgir des esquisses la pluralité des solutions possibles, et l'indétermination structurelle de l'offre par rapport à la demande.