Le tutorat dans les universités anglo-saxonnes : des idées pour les universités européennes ?
Baudrit Alain
L'HARMATTAN
19,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782738494979
Depuis quelques décennies, les universités anglo-saxonnes font usage de tutorat. Des étudiants confirmés sont chargés d'aider des étudiants primants dans différents domaines : intégration universitaire et sociale, expression écrite, apprentissages disciplinaires, conseil et orientation, etc. En fait, il s'agit d'une réponse qualitative à un phénomène quantitatif : l'arrivée d'une nouvelle population estudiantine, souvent insuffisamment préparée aux exigences propres à l'enseignement supérieur. Les universités européennes connaissent le même problème et tentent d'appliquer la même solution. Or, les unes et les autres sont héritières de traditions différentes, elles ont des modes de fonctionnement distincts ; d'où le caractère critique de l'analyse développée dans cet ouvrage. De plus, comme toute formule pédagogique, le tutorat présente des avantages et des inconvénients, il est plus ou moins adapté aux structures de travail adoptées dans les universités anglo-saxonnes. Ces aspects sont également étudiés. Cela dit, ce livre devrait apporter des éléments de réponse à ceux qui ont la charge d'organiser le tutorat dans l'enseignement supérieur européen.
Nombre de pages
192
Date de parution
01/09/2000
Poids
252g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782738494979
Titre
Le tutorat dans les universités anglo-saxonnes : des idées pour les universités européennes ?
ISBN
2738494978
Auteur
Baudrit Alain
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
252
Date de parution
20000901
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Est-ce qu'une population scolaire spécifique, comme les élèves à risque, peut être à l'origine de changements dans les pratiques tutorales organisées à l'école ? Telle est la question principale posée en introduction de cet ouvrage. Pour essayer d'y répondre, des études ou recherches (principalement anglo-saxonnes) sont examinées dans les domaines de la lecture et des mathématiques au cours des enseignements élémentaire et secondaire. Les interventions de différents types de tuteurs sont elles aussi analysées. Il peut s'agir de professionnels de l'éducation, de paraprofessionnels, d'adultes volontaires ou encore d'écoliers ou de collégiens. D'une discipline à l'autre, des différences sont constatées en termes d'impact sur les apprentissages des élèves à risque. Mais des points communs existent aussi, notamment au niveau de l'effet-tuteur et d'une trilogie (supervision/formation/coordination) peu évoquée lorsqu'il est question d'organiser du tutorat avec des élèves " ordinaires ". Une nouvelle donne semble donc se profiler en matière de méthodes tutorales. Elle pourrait d'ailleurs " réveiller " des pratiques plus anciennes qu'il s'agit, évidemment, d'adapter au monde actuel de l'éducation. Des perspectives à même d'intéresser les enseignants, éducateurs, actuels ou futurs tuteurs, qui oeuvrent au quotidien auprès de publics dont la relation à l'institution scolaire peut ou moins problématique.
Dans cet ouvrage, des fonctionnements dyadiques sont étudiés, avec des enfants âgés de 8-9 ans, dans le cadre d'apprentissages mathématiques. Une première expérimentation compare l'efficacité du travail individuel et du travail collectif. Plusieurs interprétations sont avancées pour expliquer un résultat plutôt inhabituel. Une seconde est relative à la comparaison entre des dyades de compositions différentes. Dans une condition, les élèves se connaissent ; dans l'autre, non. Plusieurs méthodologies sont mises en ?uvre pour conduire ces investigations : approches expérimentales et ethnographiques ; entretiens d'explicitation ; analyses quantitatives et qualitatives, etc. Au milieu de l'ouvrage, à partir de l'examen d'un assez grand nombre de travaux, un chapitre particulier est consacré à l'étude de différentes questions : le temps d'interaction, la présentation et l'aménagement des activités et la signification sociale des tâches. Enfin, le livre se termine par des réflexions méthodologiques et épistémologiques. Les premières concernent l'approche multiréférentielle, les secondes ont trait aux rapports entre la recherche et l'action pédagogique.
Cet ouvrage commence par une analyse comparative entre le monitorat et le tutorat. Ce dernier est ensuite étudié dans ses différents aspects et variantes (chapitre 1), avant que soient envisagés ses inconvénients possibles (chapitre II). L'association des tuteurs et des tutorés est aussi une question importante ; de là découlent l'efficacité et la crédibilité de cette formule, C'est l'objet du chapitre III, alors que la partie suivante traite des différents savoir-faire liés au rôle des tuteurs. Quant à dire qu'ils exercent un métier, la question est posée avec une réserve majeure : ce sont des non-professionnels. Mais ils apportent quand même un plus significatif par rapport aux enseignements des instituteurs, des professeurs ou des formateurs. Une des caractéristiques de ce livre est de faire référence à des travaux peu connus, parce qu'écrits (pour la plupart) en langue anglaise. Ils sont de nature à mieux faire comprendre l'intérêt, et les limites, de l'usage du tutorat au sein de diverses institutions (école, université, etc.).
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...