Les voyageuses britanniques au XVIIIe siècle. L'étape lyonnaise dans l'itinéraire du Grand Tour
Baudino Isabelle
L'HARMATTAN
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EAN :9782343063638
Le Grand Tour, qui était à l'origine un périple continental destiné à parfaire l'éducation des fils des plus grandes familles, devint, au cours du XVIIIe siècle, un véritable phénomène culturel au Royaume-Uni. Cessant d'être une pratique exclusivement aristocratique et masculine, il attira de nouveaux participants, ainsi que des participantes. Des femmes britanniques se lancèrent alors sur les routes européennes et publièrent les récits de leurs voyages. Que disent-elles, dans ces écrits, des villes où elles séjournèrent ? Qu'apprend-on sur les conditions dans lesquelles elles se déplaçaient et sur leur manière d'appréhender l'altérité continentale ? Que retiraient-elles de cette expérience nouvelle de la mobilité ? Cet ouvrage collectif, issu d'un projet de recherche interdisciplinaire centré sur les séjours lyonnais des voyageuses britanniques, propose d'analyser la dynamique à l'oeuvre entre représentation de la ville et représentation de soi dans ces récits féminins. Cet ouvrage a été publié avec le concours de la région Rhône-Alpes et de l'ARC 5.
Nombre de pages
264
Date de parution
29/05/2015
Poids
425g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343063638
Titre
Les voyageuses britanniques au XVIIIe siècle. L'étape lyonnaise dans l'itinéraire du Grand Tour
Auteur
Baudino Isabelle
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
425
Date de parution
20150529
Nombre de pages
264,00 €
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Cet ouvrage réunit les écrits théoriques de Jonathan Richardson (1667-1745), et de son fils Jonathan Richardson (1694-1771) publiés à Londres de 1715 à 1725, dans la version traduite en français par Antoine Rutgers et Lambert Ten Kate, qui fut publiée à Amsterdam en 1728 et supervisée par Richardson. Ces écrits esthétiques sont les premiers du genre publiés, en Angleterre, avant Hogarth (Analyse de la beauté - 1753) et les Discours de Reynolds (1769-1792). Ils participent à la formation du goût pour la peinture en Angleterre, au moment du passage d'une peinture décorative à une peinture expressive qui prend en compte la subjectivité du spectateur. Ils traitent du statut de l'artiste et de la fonction de l'art, bien avant la formation de la Royal Academy en 1768. Richardson fonde l'émergence d'un art national en donnant au portait - le genre dominant pratiqué par les artistes anglais, et lui-même en particulier - les qualités d'un grand art moderne, comparable à la peinture d'histoire (elle-même absente du débat anglais). Ces essais, à valeur éducative, visaient un public nouveau issu des classes moyennes, en quête d'identité culturelle et apparu dans l'Angleterre des Lumières avec l'avènement de la nouvelle monarchie parlementaire. Leur publication apparaît aujourd'hui comme le grand projet indispensable à la connaissance de cette période de l'histoire de l'art.
De la "bravitude" au "Casse-toi pauvre c... ! ", les libertés prises par les puissants avec la langue n'ont d'égales que les contraintes intériorisées par les simples usagers. Au moment où l'Académie française est secouée par une crise des vocations, où le gouvernement veut faire de la grammaire un instrument de redressement national, ce texte plaide pour une réappropriation citoyenne de la langue. Et si, comme les citoyens en politique, les usagers avaient le droit - voire le devoir - de participer au débat linguistique ...
Toulouse, 1234 : un évêque catholique extorque par la ruse la profession de foi d'une vieille femme cathare sur son lit de mort. Paris, 1930 : à la Closerie des Lilas, quelques intellectuels fantasment sur les trésors mystérieux censés avoir appartenu aux cathares exterminés au XIIIe siècle, au cours de la croisade lancée contre eux par le pape Innocent III. Pour le plus jeune d'entre eux, Otto Rahn, c'est une révélation. Pendant deux ans, ses recherches vont le conduire vers le château de Montségur qu'il identifie comme " le château fort du Graal décrit dans le récit de Perceval ". Ses thèses transforment cette fable locale en une mythologie européenne vouée à influencer le sommet du régime nazi. Dans ce passionnant essai biographique qui se lit comme un roman très bien documenté, Mario Baudino fait se rencontrer deux récits : l'histoire médiévale méridionale et celle, pétrie de mysticisme et de romantisme, d'Otto Rahn, porte-drapeau auto proclamé des cathares, devenu ensuite un intime de Himmler. L'auteur pose un regard neuf sur la sombre légende d'Otto Rahn, dont la mort, en mars 1939, dans le froid glacial des Alpes autrichiennes, reste une énigme encore jamais élucidée.
Ecrivain ou écrivaine ? Madame le ou madame la ministre ? Ces questions ont souvent fait la une de la presse. Elles semblent anecdotiques pourtant, la féminisation des noms de métier et fonction a soulevé à deux reprises, en 1984 et 1998, une vive controverse publique. Des intellectuels et académiciens de renom ont pris position dans ce débat et souligné l'intérêt de cette question. Deux rapports commandés par le Premier ministre ont récemment encadré la légitimation partielle de l'emploi des formes féminines dans les usages officiels. En analysant la politisation de ce débat linguistique, en montrant comment il accompagne et exprime les grands débats sur l'accès des femmes à la sphère publique, ce travail a pour ambition de mettre en évidence ses enjeux politiques. Au lendemain de la publication officielle d'un guide d'aide à la féminisation, il rappelle que le débat sur le sexisme de la langue n'est pas clos en France. Comment les femmes doivent-elles être nommées ? Quelles sont les conséquences sociales et politiques des usages linguistiques ? La place de la parité dans la langue est-elle encore à conquérir ? Autant de questions auxquelles ce livre répond en montrant, à travers plus d'un siècle d'histoire, l'épaisseur politique de ce questionnement linguistique.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...