Drogues : représentations et réalités. Le Quai 9, une expérience genevoise
Baudin Martine ; Jacot Max ; Orobon Frédéric
LA BACONNIERE
24,99 €
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EAN :9782889600007
La question des drogues est une question sociétale avant tout, sur laquelle toute personne a un avis et porte un regard, qu'elle soit concernée, ou non, par cette thématique. Les « dealers » et les « consommateurs » font partie des « personnages publics » des sociétés industrielles mais bien souvent, ils sont uniquement perçus sous le prisme du sordide. Ce livre propose, à travers des essais, des témoignages, l'exemple d'un lieu de consommation et une ?uvre artistique, d'ouvrir sa vision à la connaissance et au rôle de la drogue dans notre société alors que les consommations de pro¬duits psychotropes existent depuis des siècles et sont encore présentes dans certains pays sous forme de rituels et d'initiation. Les courts essais de Frédéric Orobon, Jean-Félix Savary, Martine Baudin, Anna Iatsenko et Khalid Tinasti ainsi que Boris Jeanmaire, proposent des regards différenciés de pro¬fessionnels, de chercheurs et d'un usager quand les témoignages relèvent de consommateurs, de proches et de profes¬sionnels. Contrepoint vif et délicat, les cahiers photographiques, issus d'une campagne au Quai 9, sont signés par Max Jacot, photographe et artiste genevois. Ce livre donne aussi à lire et à voir l'expérience particulière du Quai 9 à Genève, espace d'accueil et de consomma¬tion de drogues depuis 2001. Axé sur la réduction des risques, celui-ci s'organise autour de l'écoute, du dialogue, de conseils et de soins de santé pri¬maires et met à disposition du matériel et des tables d'injections.
Nombre de pages
80
Date de parution
07/06/2019
Poids
428g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782889600007
Titre
Drogues : représentations et réalités. Le Quai 9, une expérience genevoise
Auteur
Baudin Martine ; Jacot Max ; Orobon Frédéric
Editeur
LA BACONNIERE
Largeur
140
Poids
428
Date de parution
20190607
Nombre de pages
80,00 €
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Si le chemin de Compostelle se déroule selon une séquence initiatique manifeste, il est aussi pour le cheminant, une expérience intérieure qui marque profondément. Marcher dans les pas de millions de gens avant soi est une expérience de vie. Le chemin emprunté par Martine Sophie fut une version concrète, physique et morale de sa vie maçonnique. Elle l'a vécu, senti, réfléchi à travers ce que la franc-maçonnerie lui a transmis.
Baudin Benjamin ; Lennevi Claudine ; Reyburn Jerem
Ce guide pédagogique vous accompagne dans la mise en oeuvre de la méthode Projects en classe. Vous y trouverez des propositions concrètes pour enseigner une langue de communication et faire découvrir à vos élèves la culture des pays anglophones, en les mettant en action. Vous y trouverez également un appareil d'évaluation, des critères et un barème pour une évaluation positive, à l'oral comme à l'écrit.
Toute formation est en soi déstabilisante parce qu'il s'agit, en cours de formation, pour autant que la formation soit sérieuse, de provoquer des transformations identitaires profondes et que toute transformation identitaire est vécue douloureusement. En revêtant l'identité professionnelle de l'enseignant, ce sont les vêtements du vieil homme qu'il faut laisser sur le chemin et se confectionner peu à peu, et le mieux possible, d'autres vêtements. L'ouvrage qui est présenté ici traduit ce cheminement difficile, parfois douloureux, mais réellement formateur, des stagiaires du groupe PE2 8 qui ont décidé en commun d'écrire leurs inquiétudes, leurs attentes, leurs difficultés pour les partager avec d'autres, avec de futurs professeurs des écoles stagiaires, pour les accompagner au cours de cette année de formation et leur fournir quelques outils qui pourront les aider dans la quête parfois difficile d'une nouvelle identité professionnelle.
Installés dans l'éternité, inaccessibles dans l'immensité du Sahara, les Touareg nous sont restés longtemps inconnus. Le repli de leur société sur elle-même, leurs habitudes de garder pour eux leurs sentiments et de se voiler le visage ajoutaient encore à leur mystère. C'est montés sur leurs chameaux et l'épée ou la lance à la main que nous avons découvert ces seigneurs du désert et ils nous ont été de rudes adversaires. Les armes déposées, nous avons alors rencontré un peuple digne, vivant en osmose étroite avec une nature avare de ses bienfaits, une race fière, des hommes de coeur et de courage: "Je suis un homme libre, fils d'une femme noble. Je suis le maître des espaces vides et les connais aussi bien que le soleil les connaît". Après avoir tracé à grands traits leurs origines lointaines et leur arrivée dans l'histoire, l'auteur nous invite à découvrir leur culture. Riche et originale, la femme y occupe une position privilégiée en contradiction totale avec le droit coranique. Sous les effets conjugués de la désertification, des hostilités armées avec les États et de l'attrait du matérialisme du monde moderne, cette culture est en danger, peut-être en voie de disparition. À peine arrivé à la connaissance du monde, le peuple touareg va-t-il sombrer dans l'oubli et les femmes devront-elles se voiler? Une culture qui disparaît, fût-elle du désert, c'est un appauvrissement de l'humanité, un peu de nous-mêmes qui meurt. Beaucoup d'organisations apportent une aide charitable au pays, soucieuses de sauver des individus. Mais ici, ne s'agit-il pas d'abord de sauver un peuple et son âme? Biographie de l'auteur Saint-cyrien de la promotion Maréchal de Lattre, Marcel BAUDIN, officier de l'Infanterie de Marine, a commencé sa carrière dans les prestigieuses unités méharistes montées à chameaux. Pendant six années, il a partagé la vie et l'intimité des tribus sahariennes et c'est ainsi de l'intérieur qu'il a observé les Touareg.
Le canisme: une rêverie (de métamorphose) sur l'être-chien. Le Cynisme: une philosophie de la nature, et du courage de la vérité. Le cynisme: dessèchement amer, égoïsme glorieux de lui-même, incrédulité généralisée, nivellement universel des valeurs. Trois chemins, séparés ou se croisant, qu'ont explorés certains écrivains, en France, au XXe siècle: Michaux, Queneau, Bataille, Drieu la Rochelle, Nimier. C'est une famille d'esprits: celle des chiens de plume. Les suivant, à travers poèmes, pages romanesques, diatribes et satires, on verra comment leur pratique littéraire, à divers degrés, met en ?uvre et en question la philosophie de Diogène, ou la bassesse cynique. On entendra aussi comment, promoteurs de l'informe ou esthètes de la négligence, ils aboient rageusement contre l'Art. Surtout, on comprendra à quel point le cynisme, phénomène fascinant et désespérant, accuse les traits de notre modernité.
Première étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe - ourod en est un - les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours. Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie : au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques - vivants ou en bocaux - côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque. Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore : le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux. L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite en profondeur ce passé monstrueux. A l'heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils joué face à "l'homme nouveau" et à la "femme de demain" ? Pour répondre à cette question, l'auteure explore divers textes d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine. L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui.
Depuis Sortie d'usine (1982), l'oeuvre de François Bon s'honore d'inscrire pour mémoire la disparition d'un monde, ne fût-elle visible qu'en l'infra-ordinaire. Cependant, de récits en biographies des Rolling Stones ou de Led Zeppelin, de pièces de théâtre en essais sur le numérique, cette oeuvre profuse se garde d'une vision passéiste qui se complairait dans le regret d'un temps perdu.Écrire la bascule signifie ainsi se laisser aspirer par le vide de l'ancien, au moment où le nouveau tente de l'investir, puis en bâtir une structure tuilée qui puisse supporter l'oeuvre et le monde appelé à y résonner. De la fin à la bascule, la nuance n'est pas que de lexique : écrire la bascule d'un monde, c'est maintenir le texte ouvert contre la tentation de la nostalgie, l'astreindre sans cesse à la véhémence jusqu'à l'incantation, rageuse parfois, de se savoir quête vive car vaine. Aussi la bascule dans l'oeuvre de François Bon a-t-elle à voir avec la légitimité illégitime de la littérature comme geste tendant à la maîtrise et à la déprise du monde ou du sujet.Ce n'est qu'en déséquilibre, entre fixé et effondré, que l'acte d'écrire prend sens. Seule une telle instabilité, source d'une constante invention de formes, dote l'écriture d'une densité neuve, tissée d'urgence, d'aléatoire et d'irrémédiable.
Jura, 1911. Une femme se désespère d'être à nouveau enceinte. Pour implorer la fin de sa grossesse, elle se rend au Gouffre du Diable. A partir de ce lieu dont la terrifiante et réelle histoire nous est contée, Raluca Antonescu entrelace quatre générations de femmes qui traversent le siècle. Lorsqu'il y a plus d'une fleur sur une tige, on parle d'inflorescence. Les personnages de ce roman se construisent au sein de leur jardin, chacune à son rythme, en se réappropriant leur vie. L'inflorescence se fait l'expression de la transmission muette entre générations, le jardin un lieu-miroir qui n'appartient qu'à soi et permet la reconstruction. Jardin ou gouffre, pépinière en Argentine ou plates-bandes ordonnées d'un lotissement Levitt, pollinisation ou pollution ; l'auteure observe ce perpétuel balancier. Née à Bucarest en 1976, Raluca Antonescu est arrivée en Suisse à l'âge de quatre ans. Après une formation aux Arts décoratifs et aux Beaux-arts, elle travaille à des documentaires puis enseigne les arts plastiques. Inflorescence est son troisième roman après L'inondation (2014) et Sol (2017).