Réalisé à l'initiative de chercheurs et de professionnels des mémoriaux en région Rhône-Alpes, regroupés dans le réseau Memorha, cet ouvrage collectif, présenté sous la forme d'un carnet de visites et de rencontres, s'adosse à un travail d'enquête et de documentation mené à Berlin et à Ravensbrück. Il éclaire la vitrine mémorielle actuelle de Berlin par une approche concrète, actuelle, documentaire des différents lieux de mémoire et d'histoire. Des visites commentées sont complétées par des rencontres avec des professionnels, des historiens, des sociologues, des conservateurs, des politologues, des élus qui proposent des analyses et des mises en perspective. Les développements principaux sont consacrés à la période nazie et à la mémoire de la RDA dans l'Allemagne réunifiée que complète une réflexion sur les défis de ces mémoires dans une société d'immigration et sur l'Art des mémoires dans la ville. Ce questionnement du travail de mémoire "in situ" aide à approcher la notion théorique de travail de mémoire, qui n'est pas seulement travail de "deuil", de commémoration ou de repentance mais effort de clarification de l'histoire, réflexion sur ses formes de transmission et ses usages présents.
Nombre de pages
284
Date de parution
11/02/2010
Poids
597g
Largeur
160mm
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EAN
9782862725352
Titre
Exposer les mémoires et l'histoire, Berlin-Ravensbrück. Carnet de visites et de rencontres décembre
Gergely Andràs A. ; Battegay Alain ; Barou Jacques
Depuis les années quatre-vingt-dix, la collaboration entre chercheurs d'Europe de l'Ouest et chercheurs d'Europe de l'Est s'est intensifiée. Cet ouvrage collectif est le résultat de rencontres et d'échanges théoriques à proposde ce que la démarche anthropologique peut apporter en matière de compréhension de la ville contemporaine. Il aborde toute une série de questions sur la démarche spécifique de l'anthropologue face au monde urbain qui est longtemps apparu comme un objet de recherche réservé à des disciplines comme la géographie et la sociologie. En parallèle, cet ouvrage rend compte de plusieurs enquêtes menées dans des villes de France, de Hongrie et de Roumanie. Qu'il s'agisse de l'approche d'un quartier à travers les pratiques de ses habitants ou qu'il s'agisse de l'analyse du rapport à l'espace et au temps qui sont spécifiques à la ville, les auteurs s'attachent à la fois à la description détaillée des phénomènes observés et à la réflexion théorique qu'appellent les comparaisons entre les divers terrains de recherche. Ainsi sont approfondies diverses notions comme celles de frontières culturelles, de perception des changements paysagers, de convivialité de voisinage, d'appropriation des espaces et de vécu des temporalités urbaines. Si des différences sont perceptibles à ce niveau entre villes de l'Est et villes de l'Ouest, on note aussi de nombreuses évolutions convergentes.
La "reconnaissance" est à l'ordre du jour de débats tant scientifiques que politiques. Depuis quelques années, la philosophie politique, sous l'impulsion notamment de C. Taylor, M. Walzer, A. Honneth, N. Fraser, fait une place importante à ce concept pour penser la manière dont les sociétés contemporaines "tiennent ensemble", alors qu'elles sont marquées par la pluralité des identités, la montée en puissance de l'individu et de la subjectivité. C'est à l'analyse concrète de processus de reconnaissance que s'intéressent les études sociologiques et anthropologiques proposées dans cet ouvrage. Elles mettent "à l'épreuve" les approches philosophiques de la reconnaissance au regard d'expériences situées et dans des contextes identifiés (immigration, mouvements alternatifs, exclusion sociale, relations aux institutions, droits civiques, action humanitaire). Elles questionnent également le sens de "la reconnaissance" dans des contextes nationaux variés. Au total, l'ouvrage propose moins une théorie de la reconnaissance qu'une méthode d'exploration de la reconnaissance comme figure morale et politique des sociétés contemporaines. Biographie: Jean-Paul Payet est sociologue, professeur à l'Université de Genève. Il a mené de nombreuses enquêtes sur l'école en milieu disqualifié, dans différents contextes nationaux (France, Afrique du Sud, Suisse, Tunisie). Sa réflexion théorique porte sur les transformations des institutions contemporaines et les formes d'expression des "acteurs faibles". Alain Battegay est sociologue CNRS (Lames / MoDys - Aix-en-Provence / Lyon / Saint-Etienne). Il a mené de nombreuses enquêtes sur les migrations et la manière dont elles travaillent les villes et les sociétés, en France et au Moyen-Orient. Sa réflexion théorique porte sur les épreuves publiques du vivre ensemble dans les sociétés contemporaines.
A la suite de la réforme de Benoît d'Aniane (816), le clergé était régulièrement partagé en trois groupes : les moines, les chanoines et les religieuses. Pour les hommes il y avait ceux qui se coupaient du monde, les moines, et ceux qui y demeuraient, les clercs et les chanoines; les premiers pouvaient rester laïcs, les seconds recevaient les ordres de la cléricature, notamment le diaconat puis la prêtrise. Toutefois le partage n'était pas entièrement satisfaisant, car certains chanoines voulaient eux aussi mener une vie placée sous le signe d'une règle, comme les moines, et suivre le régime des Apôtres, marqué par une vie commune et l'absence de propriété personnelle. Au début du XIe siècle, à l'instigation de la communauté religieuse de Saint-Ruf, près d'Avignon, un mouvement se développa dans cette direction et, en 1092, le pape Urbain II en vint à soutenir les chanoines qui adoptaient une règle nouvelle, dite de saint Augustin, distincte de celle de saint Benoît de Nursie. Ainsi se trouvait créée une catégorie de religieux intermédiaire entre les moines et les chanoines. Le sixième colloque international du CERCOR, dont les actes sont publiés ici, leur a été entièrement consacré. Il comprend deux groupes de communications : le premier s'attache à la définition des chanoines réguliers face aux moines et aux chanoines séculiers et à l'étude de leur spécificité en matière de liturgie, d'enseignement, d'accueil des pauvres et des femmes, d'ouverture aux laïcs ; le second examine l'expansion des chanoines réguliers dans certains pays (France, Empire, Italie, Espagne, Grande-Bretagne).