Tant pis si la lutte est cruelle. Volontaires internationaux contre Franco
Batou Jean ; Prezioso Stéfanie ; Rapin Ami-Jacques
SYLLEPSE
30,50 €
Epuisé
EAN :9782849501467
Si un spectre hante le 20e siècle, c'est bien celui de la guerre civile d'Espagne. En effet, ce conflit en révèle l'anatomie profonde: il en éclaire les humeurs les plus sombres, comme les élans d'espoirs les plus audacieux, alimentés par la perspective récurrente d'une révolution sociale. Ce livre prend le parti d'envisager ce condensé de l'âge des extrêmes, d'abord du point de vue des acteurs de la société civile internationale qui y prennent part. "Tant pis si la lutte est cruelle", elle paraît essentielle à ces dizaines de milliers de volontaires des cinq continents qui s"engagent dans le camp antifranquiste. Pour la première fois, une analyse minutieuse des trajectoires et motivations de nombreux contingents de combattants étrangers. Âgés le plus souvent de 25 à 30 ans et d'origine ouvrière, ceux-ci sont mus avant tout par une solidarité de classe, quelle que soit leur obédience politique: antifasciste, socialiste, communiste, révolutionnaire... Une attention particulière vouée aux représentants des groupes opprimés qui font de l'Espagne une étape incontournable de leurs propres combats d'émancipation: féministes de tous les pays, nationalistes des territoires coloniaux ou dépendants d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine, militants afro-américains luttant pour l'égalité des droits contre le racisme, opposants des pays autoritaires d'Europe, mais aussi du Japon, etc. Les conflits qui agitent la galaxie des volontaires ne sont pas négligés. En réalité, ils reflètent certes la diversité des composantes du mouvement ouvrier de l'État espagnol, mais incarnent avant tout la virulence des antagonismes qui traversent le mouvement ouvrier international. Au-delà des brigadistes enrôlés par le Komintern, il est donc amplement question des miliciens anarchistes et de ceux qui luttent avec le Poum. En arrière-plan, le rôle de l'Union soviétique de Staline, du Komintern et des réseaux qu'ils contrôlent, est abordé en détail: dates et modalités des décisions d'intervention en Espagne, implication des partis communistes, missions particulières de personnages clés comme Marty, Thorez ou Togliatti, parcours de figure emblématiques comme le général Kléber, alias Manfred Stern, etc."
Nombre de pages
560
Date de parution
17/01/2008
Poids
750g
Largeur
147mm
Plus d'informations
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EAN
9782849501467
Titre
Tant pis si la lutte est cruelle. Volontaires internationaux contre Franco
Auteur
Batou Jean ; Prezioso Stéfanie ; Rapin Ami-Jacques
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
147
Poids
750
Date de parution
20080117
Nombre de pages
560,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Trotsky appartient à une génération de théoriciens et dirigeants marxistes qui se forment à la faveur d'une période de crises, de guerres et de révolutions. Mais contrairement à d'autres de ses contemporains (Lénine, Luxemburg) Trotsky doit affronter l'entre-deux guerres qui le confronte à une série de problèmes théoriques et politiques tout à fait nouveaux : montée du fascisme, crise économique mondiale, bureaucratisation de l'URSS... Ce livre propose une série d'extraits de textes de Trotsky, commentés et expliqués par Jean Batou, et permet aux non-connaisseurs d'appréhender certains de ses apports fondamentaux : révolution permanente, impérialisme, rapport masses/parti dans la révolution, entres autres.
Batou Jean ; Prezioso Stéfanie ; Rapin Ami-Jacques
Cet ouvrage raconte l'engagement militaire et politique de ces soldats, souvent improvisés, issus de toutes les régions du globe, au côtés du peuple espagnol.On y croise, sous forme de récits historiques, d'analyses historiographiques ou encore d'autobiographies, les parcours etonnants, et souvent funestes, des volontaires chinois, japonais, yougoslaves, maghrébins, latino-américains, suédois, Noirs américains, belges, latinos-Américains, suédois, japonais, grecs, juifs? Sans oublier, bien entendu, les Italiens, les Allemands et les Autrichiens ayant fui le fascisme et le nazisme.On y lira la participation des anarchistes et des trotskistes et leur confrontation avec les staliniens, ainsi que celles des femmes, volontaires pour se battre et pourtant trop souvent reléguées à l'arrière. Quarante trois contributions sont rassemblées dans cet ouvrage. Cet ouvrage est la réédition enrichie et augmentée de Tant pis si la lutte est cruelle, paru aux éditions Syllepse en 2088 et épuisé depuis longtemps. Sa réédition s'inscrit dans le cadre du 90e anniversaire du début de la guerre civile espagnole déclenchée par le général Franco contre le Front populaire en juillet 1936. Plusieurs ouvrages seront publiés par les éditions Syllepse au cours de l'année 2026 à cet épisode de l'histoire européenne, prélude à la Seconde Guerre mondiale.
Les guerres d'Afghanistan et d'Irak ont obligé la gauche mondiale à élaborer de nouvelles manières d'analyser et de combattre l'impérialisme. Mais David Harvey montre dans ce livre que, outre cette dimension spectaculaire et violente, qui laisse à penser que la main invisible du marché a plus que jamais besoin d'un gant de fer, l'impérialisme procède de logiques qui déterminent aussi notre quotidien de manière plus diffuse. Ce que l'auteur appelle l'"accumulation par dépossession" consiste en une répétition nécessaire du processus d'accumulation primitive jadis observé par Marx: le capitalisme financier entraîne en effet la privatisation accélérée des biens communs (terres, forêts, eau, savoirs traditionnels...) et des services publics (énergie, logements, transports, santé...). David Harvey montre qu'en réalité l'impérialisme capitaliste procède de deux logiques, l'une économique, l'autre politique, qui s'articulent et s'affrontent pour développer des stratégies de domination dans le temps et dans l'espace. Quelles sont les relations entre les dépenses astronomiques du Pentagone et le déclin économique relatif des Etats-Unis? Washington fait-il reposer de plus en plus son hégémonie mondiale sur le facteur militaire? Comment l'Amérique compte-t-elle résister à la montée en puissance de l'Asie de l'Est et du Sud-Est? L'occupation de l'Irak marque-t-elle une première étape de ce conflit planétaire?.. Pour répondre à ces questions, l'auteur combine de façon originale une triple approche théorique, historique et conjoncturelle. II explique ainsi comment l'impérialisme reconfigure en permanence les liens entre expansion économique et domination territoriale; il le situe dans la longue durée et le montre à l'oeuvre, sous nos yeux, en ce début du XXIe siècle.
En 1966, lorsque paraît ce livre, le monde est divisé en deux blocs, l'un capitaliste. l'autre du "socialisme" réellement inexistant. Mais, 1968 n'est pas loin. Le mouvement étudiant américain vient de connaître sa première épreuve de force d'envergure. à Berkeley. en 1964, avec le Free Speech Movement. La première Conférence de solidarité des peuples d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine, la Tricontinentale, se tient à La Havane en décembre 1966. En même temps, le combat des Noirs états-uniens s'est radicalisé: les ghettos se soulèvent. Enfin, le nouveau mouvement des femmes pointe le nez, pleinement en phase avec cette nouvelle radicalité. Le socialisme fait à nouveau l'objet de discussions passionnées, interpellé par les luttes de libération du tiers-monde qui s'en revendiquent explicitement. Pour Hal Draper, le moment est venu de faire connaître largement sa conception du socialisme. Pour cela. il propose une généalogie du socialisme moderne à partir de deux filiations opposées: le socialisme par en haut et le socialisme par en bas. Il se situe sans ambiguïté dans la seconde tradition. L'essai de Draper vise en particulier à mettre en valeur l'héritage auto-émancipateur du socialisme, qu'il oppose à ses traditions autoritaires. Ce livre. inédit en français. intéressera celles et ceux pour qui le socialisme représente encore un espoir au 21e siècle, mais qui ressentent le besoin de débattre les échecs et les reniements qui jalonnent son histoire.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux États-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une «arythmie», c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une «arythmie» systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.