L'Etat ailleurs. Entre logiques de case et dynamiques du village global - Hommage à Luc Sindjoun
Batchom Paul Elvic ; Badie Bertrand
L'HARMATTAN
38,00 €
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EAN :9782343145006
La problématique de l'Etat dans ses pérégrinations vers les aires de son implantation a nourri, au cours des décennies 1980 et 1990 en Afrique, une littérature fort riche et a mis en scène des écoles de pensée diverses et variées. Dans cette bataille quelque peu existentielle, certains auteurs, pour la plupart africanistes, niaient à l'Etat en Afrique son statut d'Etat ; et d'autres, afro-optimistes, affirmaient avec véhémence que l'Etat en Afrique ne saurait être comme l'Etat en Europe ou en Asie, qu'il avait une nature spécifique. Ce dernier courant mettait en relief la spécificité de l'"Etat ailleurs" loin de l'Occident, son aire d'émergence originelle. Dans cette veine, les travaux de Luc Sindjoun ont eu comme premier dessein de restituer la richesse et l'ontologie spécifiques de l'Etat en Afrique. Il est entre le modèle originel et le néant. Une fois sa position affirmée et soutenue par ses premiers travaux, Luc Sindjoun va s'atteler à étudier la politique africaine comparée, en partant du postulat que l'Etat en Afrique est entre le général et le spécifique. Plus tard, ses réflexions vont le conduire vers la politique internationale où, selon lui, l'Afrique a toute sa place. Les contributions réunies dans cet ouvrage rendent compte de cette trajectoire polyvalente et revisitent des domaines et objets que le dédicataire a labourés durant les vingt-cinq premières années de sa carrière d'universitaire. En lui rendant hommage, les contributeurs ont souhaité rester fidèles à ses passions scientifiques et à ses préoccupations heuristiques. La préface de son ami de longue date Bertrand Badie dramatise magistralement la quintessence du débat et les échanges que nous avons eus avec lui, chacun en ses temps et occasions. Elle dit tout et l'essentiel de sa bataille épistémologique et politologique.
Nombre de pages
333
Date de parution
23/04/2018
Poids
540g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343145006
Titre
L'Etat ailleurs. Entre logiques de case et dynamiques du village global - Hommage à Luc Sindjoun
Auteur
Batchom Paul Elvic ; Badie Bertrand
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
540
Date de parution
20180423
Nombre de pages
333,00 €
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Que deviennent ceux qui sont tenus en marge des jeux de la puissance mondiale, ceux qui sont exclus ou écartés de la sphère de puissance ? Comment survivent et s'expriment ceux qui ne comptent pas, ceux qui alimentent la puissance et la force des grands, sans pour autant être eux-mêmes des acteurs qui comptent ? Telles sont quelques interrogations qui font la trame de cet ouvrage. Les multiples catégories qualifiées de parias ou traitées comme tels sont une entrée pertinente pour lire les relations internationales contemporaines.
La question de la diaspora en Afrique est devenue une problématique éloquente, au regard des interrogations sur son apport, sa participation politique, son impact sur le développement de l'Afrique et sa contribution protéiforme aux conflits en vigueur sur le continent. Une littérature foisonnante essaie d'accompagner au plan heuristique cet intérêt majeur pour la diaspora. De toute évidence, la comparaison avec les diasporas archétypales telles que celles juive, indienne, chinoise et libanaise nourrit les fantasmes les plus surréalistes, les craintes les plus exagérées et les attentes les plus insoupçonnées. Cet ouvrage a mis en commun les réflexions de plusieurs jeunes politologues africains francophones. Il contribue à l'analyse du phénomène de la diaspora en tant qu'expression de l'entre-deux de la nation, et les multiples incidences d'une telle double-présence sur la politique dans les pays d'origine. A partir d'études de cas de certains pays tels que le Cameroun, le Gabon, le Sénégal et la Côte d'Ivoire, il fait constater une mode répandue de la participation de la diaspora, aussi bien matérielle que virtuelle, dans la vie des pays d'origine et du confinent en général. Il accompagne ainsi la réflexion et le foisonnement politiques en cours, sur la place de la diaspora dans une Afrique qui ambitionne de se développer. Avec la participation de Jean Charles Bagui, Saidou Abdoulkarim, Arielle Georgette Djoufan Fotsing, Pregnon Claude Nahi, Marc Eddie Gérard Guipie, Ndeye Astou Ndiaye, Steve Tametong Nguemo Tsidié et Ladislas Nze Bekale.
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...