Henri Bergson, Vladimir Jankélévitch, Emmanuel Levinas ont en commun d'avoir marqué la philosophie européenne du xx?e siècle. En plus de leurs ?uvres respectives, ils ont tous les trois entretenu des liens manifestes à la fois dans leurs textes et dans leurs biographies. De ce trio, on ne peut pas dire que Bergson, philosophe pourtant déjà installé dans le paysage intellectuel français, prenne la place privilégiée du maître. Ni Jankélévitch, ni Levinas n'ont été, à proprement parler, ses élèves, cependant une relation étroite s'est instaurée entre eux, marquée non pas par une posture de déférence, mais par des préoccupations conceptuelles partagées ainsi qu'un travail engagé sur des questions communes. Les pensées de Jankélévitch et Levinas sont liées par un même franc retrait vis-à-vis de la majorité des courants philosophiques dominants à leur époque, notamment la vogue existentialiste. N'adhérant pas à cette tendance, Jankélévitch et Levinas se tournent vers Bergson pour saisir l'inactualité des questions posées par sa pensée?; plutôt que la restitution de ses thèses, leurs interactions reposent sur un véritable dialogue dans lequel chacun apporte une variation nouvelle. Ces trois philosophes seront finalement réunis par le partage de questions fondamentales, qui résistent à la compréhension et qui s'ouvrent au souci de l'expérience proprement humaine?: métaphysique, morale, temps. Bergson, Jankélévitch et Levinas, trois philosophes français marqués par une même inquiétude face à la dégradation de l'humain?; trois moments qui forment une ligne de pensée discrète mais irradiant la philosophie contemporaine, révélée après-coup par les suites qu'elle a autorisées. Le présent ouvrage tend à mettre en évidence cette situation, à la fois décalée en son temps et marquante par sa postérité. Sous la direction de Flora Bastiani. Avec les contributions de?: Laure Barillas, Flora Bastiani, Arnaud Bouaniche, François Brémondy, Anne Coignard, Arnaud François, Elisabeth Grimmer, Joëlle Hansel, Andrew Kelley, Enrica Lisciani-Petrini, Sébastien Miravète, Masumi Nagasaka, Jean-François Rey, Françoise Schwab, Luc-Thomas Somme, Frédéric Worms.
Nombre de pages
248
Date de parution
03/02/2017
Poids
382g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782845786738
Titre
Bergson, Jankélévitch, Levinas
Auteur
Bastiani Flora
Editeur
MANUCIUS
Largeur
151
Poids
382
Date de parution
20170203
Nombre de pages
248,00 €
Disponibilité
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Recherches Philosophiques est une revue scientifique avec un profil international et multilingue, sensible au renouveau des interrogations métaphysiques, particulièrement attentive aux questions de philosophie première, de théologie et d'histoire de la philosophie. Elle est en même temps ouverte aux travaux philosophiques dans les divers champs du savoir : philosophie de la nature, anthropologie, philosophie morale et politique, esthétique, logique, ontologie, philosophie de l'esprit et philosophie de la religion.
La pensée de Henri Maldiney puise dans différents champs de la connaissance aussi diversifiés que la psychopathologie, la peinture, la poésie, la philosophie classique allemande, la phénoménologie, la pensée de l'existence ou encore la linguistique. Maldiney fonde ainsi non seulement une façon transdisciplinaire du philosopher, mais il déplace la question abstraite de l'humain vers la série d'épreuves qui le constituent et qui relèvent de champs théoriques distincts. L'exploration de ces différentes modalités d'ouverture à l'épreuve a conduit ce volume à réunir des contributeurs issus aussi bien de la clinique psychiatrique, que de la philosophie et de l'esthétique.
Paris est la proie d'un immense chantage. Trois malfaiteurs fondent une redoutable association qui va faire trembler la capitale jusqu'aux moindres de ses tréfonds. Dans l'ombre, le placeur de domestiques Mascarot, le médecin homéopathe Hortebize et l'avocat Catenac recueillent méthodiquement les honteux petits secrets de la population parisienne. Au bout de vingt-cinq années d'efforts opiniâtres, ils disposent d'une mine de renseignements suffisamment fournie pour mettre enfin à exécution leur plan machiavélique. Autour de ces passions humaines si banales que sont l'amour, l'ambition et l'argent, les très nombreux personnages de l'intrigue tourbillonnent sans se rendre compte du piège tendu qui se referme inexorablement. Paris ne deviendra-t-il qu'un gigantesque marché aux esclaves ? Qui sera en mesure d'assembler toutes les pièces du puzzle afin de déjouer la formidable machination ? Monsieur Lecoq peut-être ?...
Géographe d'envergure proprement planétaire, familier des phénomènes de glaciations et des immenses espaces sibériens, Pierre Kropotkine (1842-1921) mériterait d'être qualifié, souverainement, de "Prince de l'anarchie". Prince, il l'est de fait, par son appartenance à l'aristocratie russe, au point de faire partie de la cour des Pages du Tsar, et Anarchie, par sa décision, unique dans l'histoire, d'abandonner ses terres, son rang d'officier des Cosaques, et de s'engager comme militant à part entière de l'action et de la pensée anarchistes, dont il rédige des textes devenus des références incontournables - sur l'éthique, comme souci majeur de l'homme, la solidarité comme principe de l'évolution, l'esprit de révolte comme structure inhérente de l'âme humaine (L'Homme révolté, comme dira Camus). L'Esprit de Révolte, courte analyse d'une clarté exemplaire, vaut aussi par sa manière originale d'aborder l'histoire, en focalisant l'intérêt sur sa face d'ombre, sur l'action, singulière, matricielle, de ces "sentinelles perdues", "individus héroïques" et presque toujours anonymes, qui mirent, littéralement parlant, le feu aux poudres, et symboliquement parlant, suscitèrent l'éveil à la lutte et l'entrée volontaire dans l'organisation économique, politique, sociale et culturelle des masses exploitées, manipulées, hallucinées, dupées. Ne l'entendez-vous pas, aujourd'hui, hurler, à travers la planète entière - l'esprit de la révolte?
A l'heure du dérèglement climatique et de l'épuisement programmé des ressources naturelles, des mesures sont prises pour sauver la planète. Elles s'inscrivent dans la perspective d'un "développement durable". Mais, si urgentes et légitimes soient-elles, sont-elles a la hauteur de la catastrophe ? Autrement dit : l'écologie, interrogée ici, échappe-t-elle au règne de la technique, dont elle tente bien de minimiser les dégâts mais se garde d'interroger les présupposés, qu'à son insu elle partage ? Les forêts se réduisent-elles à des espaces verts, la nature à un simple environnement ? Cet ouvrage se propose de rouvrir ces questions en faisant droit au questionnement philosophique quant à la relation entre l'homme et la nature ? à la lumière notamment des analyses de Marx et de Heidegger.
Géographe d'envergure proprement planétaire, familier des phénomènes de glaciations et des immenses espaces sibériens, Pierre Kropotkine (1842-1921) mériterait d'être qualifié, souverainement, de «Prince de l'anarchie». Prince, il l'est de fait, par son appartenance à l'aristocratie russe, et Anarchie, par sa décision, unique dans l'histoire, d'abandonner ses terres, son rang d'officier des Cosaques, et de s'engager comme militant à part entière de l'action et de la pensée anarchistes, dont il rédige des textes devenus des références incontestables. En 1883, Kropotkine est condamné en France à cinq ans de prison pour activisme politique. Durant sa captivité, son grand ami Élisée Reclus réunit ses éditoriaux parus dans le journal le Révolté et les édite en 1885 sous le titre Paroles d'un révolté.L'ouvrage réunit ici les chapitres II, III et IV, soient: La décomposition des Etats, La nécessité de la Révolution et La prochaine Révolution. Saisissants par leur actualité, les questions qui y sont soulevées rapellent étrangement les crises contemporaines, ainsi est pointé du doigt l'état emprunteur, mauvais gestionnaire, obèse ou encore inefficient: «Les sommes immenses et toujours croissantes que les États prélèvent sur les peuples ne leur suffisent jamais. L'État existe toujours aux dépens des générations futures?; il s'endette et partout il marche vers la ruine».Ecrit il y a quelque cent quarante ans, ce brûlot à vocation révolutionnaire donne matière à réflexion sur la stabilité étonnante du Système dans ses pratiques ! République socialiste universelle. Anarchies, postface de Roger Dadoun, philosophe, psychanalyste, poète, professeur émérite de Littérature comparée à l'Université Paris VII Denis-Diderot.