L'évêque, le prêtre et la paroisse au Moyen Age. VIe-XIIIe siècle
Basdevant-Gaudemet Brigitte
CERF
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EAN :9782204162081
Le cléricalisme fait aujourd'hui débat et soulève de multiples questions. Comment penser la discipline cléricale et le rapport entre le prêtre et les fidèles au sein de la paroisse, ou la relation de l'évêque avec le clergé de son diocèse ? Le clerc, le prêtre, la hiérarchie cléricale doivent-ils être mis à part de l'ensemble de la société ... Si elle ne répond pas aux questions du XXIe siècle, l'histoire fournit des clés susceptibles d'éclairer ces débats brûlants d'actualité. Que savons-nous de la vie religieuse des villageois qui, sous la conduite d'un prêtre, se rassemblaient dans les églises dont les clochers, ruraux ou urbains, continuent d'égailler nos paysages ... Dans la société chrétienne de l'Occident médiéval, au fil du temps, l'image du prêtre de paroisse se dessine, dans une Église toujours soucieuse tant de garantir sa liberté que de se réformer. Constituant le premier ordre de la nation, elle mène une lutte acharnée contre les intrusions exagérées des laïcs. Il convient de protéger le prêtre contre toute entreprise laïque abusive et d'assurer son indépendance à l'égard des pouvoirs temporels, tout en le plaçant, vis-à-vis de l'évêque, dans une relation d'obéissance filiale qui n'est pas servitude. Une stricte discipline de vie s'impose à lui ; elle vise à renforcer le prestige nécessaire à l'exercice de sa mission supérieure, celle de conduire chacun au salut. L'ouvrage retrace ce lent cheminement de réformes, constamment remises sur le métier, même lorsque les efforts des décennies précédentes semblent avoir porté leurs fruits.
Nombre de pages
240
Date de parution
26/10/2023
Poids
358g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782204162081
Titre
L'évêque, le prêtre et la paroisse au Moyen Age. VIe-XIIIe siècle
Auteur
Basdevant-Gaudemet Brigitte
Editeur
CERF
Largeur
151
Poids
358
Date de parution
20231026
Nombre de pages
240,00 €
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Chacun des quinze pays de l'Union européenne fait aujourd'hui l'expérience d'un pluralisme confessionnel large et diversifié. Tous sont profondément attachés à quelques grands principes fondamentaux comme la liberté religieuse et la neutralité de l'Etat. Dans chacun d'eux, le christianisme (catholicisme, protestantisme ou orthodoxie) demeure la religion de la grande majorité de la population. Ces éléments communs se conjuguent avec une réelle diversité dans l'organisation des relations entre Etats et religions, du soutien public accordé aux confessions religieuses, ainsi que de l'importance de leur place dans la société. Le présent ouvrage recherche dans l'histoire, parfois ancienne mais plus souvent récente, ce qui explique ressemblances et divergences des législations cultuelles dans l'Union européenne. ?uvre collective, ce travail envisage chacun des quinze Etats en opérant les regroupements nécessaires.
Claude Bontems, Professeur émérite à l'université de Paris Sud, a consacré sa carrière à honorer parfaitement ses missions : enseignement, recherche, administration. Ces univers du droit témoignent de la richesse de ses centres d'intérêt : droit colonial, droit des pays du Maghreb ou du Proche-Orient ; droit de la personne, droit de la famille, rencontres des religions dans les sphères sociales, anthropologie du droit.
Basdevant-Gaudemet Brigitte ; Jankowiak François ;
Le présent volume rassemble vingt-neuf contributions offertes à Michèle Bégou-Davia, Professeur émérite de l'université Paris-Sud et éminente spécialiste de l'histoire du droit canonique médiéval. Les articles réunis ici par ses collègues et amis ne sont toutefois pas tous circonscrits à ce champ disciplinaire, mais reflètent et témoignent d'une diversité et d'une approche compréhensive des formes historiques et des concepts du droit, allant de l'Orient ancien à la science canonique positive : une plenitudo juris dont la quête a constamment motivé et continue d'animer la dédicataire de ces Mélanges.
A la croisée de l'histoire religieuse, de l'innovation technologique et des Humanités numériques, ce volume monumental retrace une aventure intellectuelle et humaine hors du commun : celle d' "Informatique et Bible" à l'abbaye bénédictine de Maredsous, de 1968 à 2018. Dans un format exceptionnel et sur près de 800 pages abondamment documentées, l'ouvrage rassemble témoignages, archives, analyses et textes fondateurs autour d'une expérience pionnière qui marquera durablement l'histoire de l'informatique appliquée aux textes. Bien avant l'essor du numérique contemporain, des moines bénédictins visionnaires développèrent, avec le soutien d'IBM-Belgium et d'un vaste réseau international de chercheurs, des outils novateurs pour l'étude, l'édition et la diffusion des textes bibliques et scientifiques. Des premières concordances bibliques informatisées aux bases de données textuelles multilingues, des cartes perforées au Minitel, voici racontée l'aventure d'une véritable "conversion" de la culture alphabétique vers la culture numérique. Structuré en quatre grandes parties complémentaires - chronique historique, notices encyclopédiques, textes majeurs et inventaire patrimonial - ce livre constitue à la fois une somme documentaire, une mémoire vivante et un outil de référence. Le lecteur y découvre les grandes réalisations qui firent la renommée de Maredsous : la Table Pastorale de la Bible (1974), les premières concordances analytiques françaises, le Dictionnaire Encyclopédique de la Bible publié simultanément sous forme imprimée et numérique dès 1987, ainsi qu'un demi-siècle de réflexions sur les mutations culturelles engendrées par les technologies de l'information. Notamment porté par le Fr. Robert-Ferdinand Poswick, osb, cet ouvrage s'impose déjà comme une contribution majeure à l'histoire des Humanités numériques européennes. Comme l'écrit Pierre Mounier-Kuhn : "Il aura sa place dans toutes les bibliothèques et bibliographies d'Humanités numériques".
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
2019 marque le neuvième centenaire de la Carta caritatis, ou plus exactement de la confirmation de ce texte cistercien essentiel par le pape Calixte II le 23 décembre 1119. Maillon essentiel dans la construction de l'édifice cistercien, la Charte de charité entend préserver l'esprit de Cîteaux, alors que le " Nouveau Monastère " s'était mis à essaimer. Sa préoccupation est de garantir charité et unanimité entre l'abbaye-mère et ses abbayes-filles. L'enjeu est majeur et le rythme des fondations justifie que le texte soit en évolution durant plusieurs décennies. Il est d'ailleurs en pleine gestation au moment de sa première approbation pontificale en 1119. Texte incontournable de la genèse cistercienne, la Carta caritatis a fait l'objet de nombreuses études. Son élaboration a ainsi suscité de riches discussions, tout comme l'emprise de ce document constitutionnel sur l'histoire cistercienne. Les aspects historiques et législatifs de la Charte de charité ne doivent pas pour autant faire oublier les principes spirituels d'un texte dont l'essence est de protéger l'esprit d'amour entre les communautés. Le présent volume constitue les actes du colloque organisé par l'Association pour le rayonnement de la culture cistercienne (ARCCIS), en partenariat avec le Collège des Bernardins et fait le point sur ces questions qui ont touché et qui touchent aujourd'hui encore les membres de la Famille cistercienne. La rencontre a également été l'occasion d'appréhender la Charte de charité en tant que source d'inspiration dans le monde religieux, mais aussi lai ? c, notamment entrepreneurial.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...