Africaines et diplômées à l'époque coloniale (1918-1957)
Barthélemy Pascale ; Coquery-Vidrovitch Catherine
PU RENNES
24,99 €
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EAN :9782753511248
E la Première Guerre mondiale aux indépendances des pays d'Afriqueoccidentale française (AOF), elles ne furent pas plus de mille à obtenir leur diplôme de sage-femme, d'infirmière-visiteuse ou d'institutrice. Une poignée d'entre elles vit encore aujourd'hui au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, en Guinée, au Mali, au Niger, au Sénégal ou au Togo. À partir d'archives inédites et de près de cent témoignages recueillis auprès de ces femmes dans cinq pays différents, ce livre raconte leur histoire, inconnue jusqu'ici. Formées au sein de l'Ecole de médecine et de l'Ecole normale de jeunes filles de l'AOF, ces premières diplômées africaines ont occupé une place tout à fait singulière dans leurs sociétés respectives. Quelles furent leurs origines sociales, familiales et géographiques? Dans quelles conditions ont-elles été scolarisées? De quelle façon ont-elles exercé leur métier et réinvesti leur capital scolaire dans le champ social, voire politique? Quelles ont été les conséquences de leur professionnalisation dans leur vie personnelle? Telles sont les questions auxquelles répond cet ouvrage. À travers l'étude de la composition et de la constitution de ce groupe, par l'analyse de la place de ces figures de "l'entre-deux" dans des sociétés en pleine mutation, il aborde sous un angle renouvelé la politique coloniale française. Instruites et salariées, agents auxiliaires de l'action éducative et sanitaire, ces premières diplômées ont incarné de "nouvelles" femmes africaines, susceptibles de fonder avec leurs homologues masculins des "ménages d'évolués". Centré sur la période coloniale, l'ouvrage prolonge au-delà des indépendances l'analyse des transformations induites par la professionnalisation de ces femmes. Au croisement de l'histoire des femmes, de l'Afrique et de la colonisation, ce livre contribue à montrer la complexité des rapports de domination en contexte colonial, qui ne peuvent se comprendre que par la confrontation des discours et des politiques de la métropole avec la réalité des expériences vécues.
Nombre de pages
344
Date de parution
14/10/2010
Poids
401g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753511248
Titre
Africaines et diplômées à l'époque coloniale (1918-1957)
Auteur
Barthélemy Pascale ; Coquery-Vidrovitch Catherine
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
401
Date de parution
20101014
Nombre de pages
344,00 €
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Largement déterminée par la "scène primitive" de la Révolution française, notre conception de la citoyenneté est encore souvent associée à l'exercice des droits de suffrage et d'éligibilité. Le moment révolutionnaire, en abolissant les privilèges d'Ancien Régime et en promulguant la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, a, de fait, fondé une citoyenneté juridique définie par un ensemble de droits "naturels", civils et politiques. Or l'histoire des femmes et du genre, comme les travaux de sciences politiques, ont profondément renouvelé les contours de ce que l'on peut entendre par citoyenneté. Il n'est plus question aujourd'hui "d'une" citoyenneté mais de citoyennetés plurielles, politique mais aussi sociale, économique, culturelle. Celle-ci ne renvoie plus seulement à un statut, à un ensemble de droits accordés à des "nationaux" juridiquement reconnus comme tels par un Etat, mais à des usages, des pratiques, des sentiments d'appartenances variables en fonction des contextes, des pays et des communautés concernées. La citoyenneté implique parfois le fait de participer à la vie de la cité au sens large, même en l'absence de droits L'enjeu est par conséquent d'être attentifs et attentives à la citoyenneté dans différents contextes, à la diversité des catégories juridiques, mais également des expériences et des pratiques sociales, bref, de comprendre ce que des sociétés entendent par "citoyenneté". Clio a abordé le sujet dans "Le genre de la nation" ou dans "Armées", mais consacre pour la première fois un dossier spécifique à cette notion.
Ce cahier est principalement issu de la table-ronde Écrire l'histoire de l'Afrique autrement ? organisée à l'initiative de " jeunes " chercheurs et chercheuses en histoire africaine du laboratoire " Sociétés en développement dans l'espace et le temps " (SEDET/CNRS) de l'Université Paris 7-Denis Diderot. Les contributions rassemblées s'interrogent sur la construction et le renouvellement possibles du savoir historique sur l'Afrique subsaharienne, spécialement en France. Au moment d'un inévitable renouvellement des générations, un certain nombre de questions réapparaissent dans un contexte idéologique et scientifique différent : celle des rapports entre écriture, enjeu et fonction de l'histoire de l'Afrique ; celle des relations entre historiens du Nord et du Sud ; celle de la circulation et de l'adaptation des savoirs. Dans une première partie, les auteurs reviennent sur la prégnance du moment colonial et sur la nécessité de dépasser un certain nombre de blocages et de résistances. À partir d'exemples variés (la traite et l'esclavage ; les intellectuels africains ; les Colonial Studies) se dégagent des perspectives renouvelées de recherche et d'écriture de l'histoire de l'Afrique. Des itinéraires historiographiques composent la deuxième partie. Ils examinent les rapports entre écriture de l'histoire et construction nationale et posent la question de la fonction sociale et politique des chercheurs à partir d'études de cas portant sur le Burkina Faso, Madagascar, le Gabon, l'Afrique du Sud, ainsi que sur la diaspora africaine en Amérique du Nord. La troisième et dernière partie propose une réflexion plus épistémologique qui, en s'interrogeant sur la circulation et l'acclimatation des savoirs entre les continents et les disciplines, aborde la question de la place de l'histoire africaine en France et de ses rapports avec la production anglophone. Les articles de ce cahier ne présentent pas une vision unique et uniforme d'une " autre " écriture de l'histoire de l'Afrique, mais reflètent des voies multiples - et parfois discordantes - de l'appréhender. Ils montrent ainsi la nécessité du questionnement et la fécondité des réflexions en cours.
Hayes Megan C ; Flower Amelia ; Barthélemy Pascale
La sérénité est-elle une notion universelle ? Partez en voyage à travers les cultures d'ici et d'ailleurs pour trouver la sérénité et découvrez le sens de 35 mots exotiques et intraduisibles. Passeport pour la sérénité vous invite à vivre une vie paisible. La recherche de la sérénité est une quête incessante dans l'histoire humaine. Concepts philosophiques et spirituels, pratiques de méditations, techniques de relaxation ou rites sociaux de bien-être témoignent combien la tranquillité est au coeur de nos vies. De l'ayliak, la culture de la lenteur des Bulgares au ho'oponopono, le pardon traditionnel des Hawaïens en passant par la fika, la pause-café sociale obligatoire des Suédois ou la pratique chinoise du Shou, expression de la compassion et de l'attention aux autres, explorez de nouvelles voies pour vivre plus sereinement. En nous expliquant la signification de chaque terme, Megan C Hayes, spécialiste de la psychologie positive et Amelia Flower, illustratrice, nous font découvrir des concepts et des pratiques d'ailleurs, nous permettant ainsi de retrouver un peu de paix dans nos vies.
La mécanique et la théorie de la gravitation universelle, exposées par Newton dans les Philosophiae Naturalis Principia Mathematica (1687), sont les clefs de toute conception moderne de l'univers. Cependant, le texte newtonien, tant par sa forme que par son contenu, est aujourd'hui d'un abord et d'une lecture difficiles. Cet ouvrage expose avec rigueur et clarté, par un travail effectué à partir des sources, la démarche et les concepts newtoniens. Mieux: il les rend accessibles à tous. En outre, des analyses approfondies et nouvelles du texte des Principia, données en annexes, illustrent et enrichissent le propos de ce livre. Biographie de l'auteur Georges Barthélémy, licencié en mathématiques, physique, logique et philosophie, est également docteur en histoire et philosophie des sciences.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.