Quelques-uns des meilleurs spécialistes de l'oeuvre du grand philosophe français Gilbert Simondon (1924-1989), aujourd'hui reconnu comme visionnaire sur certaines des principales questions actuelles de la philosophie - le rapport humanité / animalité, la question de la technique et de sa place dans la culture, l'urgence de nouvelles Lumières face à la crise du sens et aux nouvelles formes d'aliénation, etc. -, se sont réunis pendant deux années de séminaire pour partager et discuter leur compréhension de tel ou tel aspect de cette pensée. Ce Numéro I des Cahiers Simondon est le résultat de ces rencontres qui ont permis de couvrir les grandes thématiques d'une oeuvre dont l'auteur se voulait l'initiateur d'un "Encyclopédisme génétique" - nom ainsi donné au séminaire de la Maison des Sciences de l'Homme de Paris-Nord dont le présent ouvrage collectif est issu. Le parcours ainsi réalisé au sein d'une oeuvre redécouverte - voire simplement découverte - depuis quelques années permet de poser un premier bilan des travaux exégétiques qui ont été entrepris durant ces années. Un tel bilan ne se contente pas de couvrir ici les thématiques de l'invention, de la mécanologie, du vivant ou des sciences sociales, il questionne aussi les trois possibilités d'une "ontologie" globale post-métaphysique, d'une "esthétique génétique" et d'une éthique post-kantienne. Car comprendre Simondon c'est aussi et indissociablement se saisir du questionnement qu'il initie et qui nous donne "du mouvement pour aller plus loin", comme aimait à dire Simondon en reprenant Malebranche.
Nombre de pages
152
Date de parution
24/04/2009
Poids
172g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296086661
Titre
Cahiers Simondon N° 1
Auteur
Barthélémy Jean-Hugues
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
172
Date de parution
20090424
Nombre de pages
152,00 €
Disponibilité
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Ce Numéro 2 des Cahiers Simondon témoigne de l'internationalisation actuelle des études simondoniennes : les auteurs des articles ne sont plus seulement français ou italiens, mais aussi désormais américains et brésiliens. Cette dynamique a accompagné un travail américain de traduction de L'individuation psychique et collective, qui devrait bientôt être suivi également de l'édition canadienne anglophone de Du mode d'existence des objets techniques. Ce Numéro 2, issu en partie du séminaire " Individuation et technique " (MSH Paris-Nord/ENS Ulm), paraît d'autre part au moment même ou se prépare le premier grand colloque véritablement international consacré à Simondon. Les articles ici réunis traitent des thématiques suivantes :perception et imagination dans les Cours de Psychologie de Simondon ; la question de l'analogie à partir du lien différentiel intuition (Bergson)/transduction (Simondon) ; la comparaison entre les pensées dites " (onto)génétiques " de Piaget et de Simondon dans leur dialogue commun avec la " génétique " ; la possibilité d'une application de l'" hypothèse quantique " de Simondon à une pensée qui articule les individuations physique et vitale par complexification du jeu entre les "ordres de grandeur" ; la confrontation entre les critiques que Simondon et Heidegger adressent aux " principes " de la tradition ontologique occidentale ; l'examen critique du malentendu qu'entretient Agamben dans son usage occasionnel de la pensée simondonienne ; enfin, les deux usages explicites, non-deleuziens et " systémiques " de Simondon dans l'oeuvre de Stiegler d'une part, et dans le programme de la Relativité philosophique d'autre part.
Le regain progressif d'intérêt dont a bénéficié depuis 1990 la pensée de Gilbert Simondon (1924-1989) s'est encore renforcé, depuis 2006, par la publication de textes inédits du philosophe français, ainsi que par celle, enfin unifiée, du grand ?uvre de Simondon, jusque-là publié en deux parties: sa thèse principale pour le doctorat d'État, intitulée L'individuation à la lumière des notions de forme et d'information. La présente étude se propose de revenir sur ce texte fondateur, origine de L'individu et sa genèse physico-biologique comme ensuite de L'individuation psychique et collective, pour en dégager à la fois l'originalité et l'actualité, mais aussi pour mieux comprendre finalement le classique de l'auteur, sa thèse complémentaire: Du mode d'existence des objets techniques. On découvrira la portée du "nouvel encyclopédisme" dont Simondon se voulait l'initiateur. Il apparaîtra alors que dans le sillage de son directeur de thèse, Georges Canguilhem, avec d'autres modalités et insistances que lui, Simondon ne rejette le "facile humanisme" que par exigence d'un humanisme difficile qui sache d'une part faire dériver l'homme du vivant, d'autre part intégrer la technique à la culture. Biographie: Docteur en épistémologie et histoire des sciences et techniques (Université Paris 7-Denis Diderot), Jean-Hugues Barthélémy enseigne la philosophie. Spécialiste de l'?uvre de Simondon, il a coordonné en 2006 le numéro "Gilbert Simondon" de la Revue philosophique, et dirige depuis 2006 le séminaire "Simondon ou l'encyclopédisme génétique" de la Maison des Sciences de l'Homme de Paris-Nord.
Biographie de l'auteur Jean-Hugues Barthélémy, professeur de philosophie, Docteur en épistémologie et histoire des sciences et des techniques, directeur du CIDES (MSH Paris-Nord/Fondation « pour la science »), éditeur et directeur des Cahiers Simondon, est l auteur de Simondon ou l encyclopédisme génétique (Paris, P.U.F., 2008), Penser l individuation. Simondon et la philosophie de la nature (Paris, L Harmattan, 2005) et Penser la connaissance et la technique après Simondon (Paris, L Harmattan, 2005) .
Ce troisième numéro dresse d'abord un bilan de la redécouverte récente du lien central de Deleuze à Simondon. Il confronte ensuite Simondon à Arendt sur la question décisive du travail, à Dufrenne sur celle de l'esthétique. Enfin, Jean-Hugues Barthélémy dialogue avec le dernier ouvrage de Xavier Guchet à propos du mode d'unité de l'ensemble de l'oeuvre, et Vincent Bontems clôt ce volume en évoquant les activités de l'Atelier Simondon qu'il anime à l'École normale supérieure de Paris.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...