On n'a pas idée de ce que peut être aujourd'hui la sidérante solitude des professeurs. Cette solitude n'a rien à voir avec celle qu'il appartient à l'institution de leur ménager et de leur garantir dans la pratique même de leur enseignement, afin d'en soutenir l'indépendance. Non, il s'agit là d'une chose d'un tout autre ordre, d'un abandon dont les professeurs eux-mêmes n'osent pas sonder les abîmes. " Pourquoi l'enseignement est-il aujourd'hui privé de sa substance ? Pourquoi serait-il interdit de transmettre des connaissances ? Pourquoi est-il tout simplement devenu impossible de conduire ceux qui sont sur les bancs de l'école à penser par eux-mêmes ? Telles sont les questions que pose, avec perplexité, avec lucidité, avec amertume, Adrien Barrot. Ce plaidoyer, écrit dans l'urgence, dit le quotidien d'un métier bafoué et, surtout, appelle à un sursaut immédiat : parce qu'il faut que l'école existe, que les professeurs puissent redevenir des professeurs, et les élèves des élèves.
Nombre de pages
88
Date de parution
24/08/2000
Poids
100g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782290308028
Titre
L'enseignement mis à mort
Auteur
Barrot Adrien
Editeur
J'AI LU
Largeur
130
Poids
100
Date de parution
20000824
Nombre de pages
88,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Lorsque la haine des Juifs se répand dans le corps social, c'est précisément que tout est en place pour qu'on se trouve dans l'incapacité d'y voir un phénomène ignoble, épouvantable, c'est que tout est déjà disposé pour qu'on lui trouve des excuses, des"raisons"ou un nom plus présentable sous lequel on peut en tolérer les ravages. Bref, c'est qu'on l'accepte." En février 2006, Ilan Halimi mourait après avoir été enlevé, séquestré et torturé par le "gang des barbares". Que révèlent ce crime et sa signature antisémite? D'immenses détraquages dans le tissu social, politique et humain, qu'Adrien Barrot dissèque avec la précision d'un chirurgien.
Né à New York en 1871 de parents d'origine allemande, Lyonel Feininger franchit pour la première fois l'Atlantique à seize ans pour aller étudier la peinture et la musique à Hambourg et à Berlin. Cinq années plus tard, il séjourne à Paris où il découvrira ensuite le cubisme, puis à Londres, retourne à Berlin l'effervescente : il peint, compose, fabrique des jouets, livre caricatures et bandes dessinées. Membre du Bauhaus à Weimar puis à Dessau de 1919 à 1933, où il fut un enseignant aimé et admiré, il est classé "peintre dégénéré" par le régime nazi, et retourne en 1937 aux Etats-Unis, où il finira ses jours. Feininger a vécu constamment partagé entre deux continents et deux cultures, américaine et européenne. Une singularité qui lui fit créer une oeuvre entre figuration et abstraction, peinture et gravure, qui lui vaut aujourd'hui d'être exposé dans les plus grands musées du monde. Un portrait kaléidoscope aux couleurs vives, contrastées comme celles des tableaux expressionnistes.
« J'ai beaucoup, longtemps, attendu un signe ou des mots de ?mon père, ce héros?. Pas très original,non plus que les substitutions inconscientes que génère cette carence. Pour moi, ce furent et ce sontles livres, les voyages, le sport, le spectacle, et la rencontre de quelques grands hommes, renommésou non. Pour mesurer enfin qu'en me risquant à ce ?tombeau d'un père?, j'aspirais à la littérature,seule en mesure d'établir le lien espéré. En Alfa Romeo avec Rossellini, à Venise avec d'Ormesson,en cuisine avec Vernant, au cirque avec Tchernia. Sur scène, non loin de Labiche, de Jouvet, deVilar, des Frères Jacques. A la NRF, dans l'ombre de Gide et de Modiano. Sur l'écran de Truffaut,de Semprun, sans oublier la terre battue de Roland-Garros ni les pelouses du Parc des Princes et deJean-Bouin? »
Après avoir raconté son Europe centrale intime dans Mitteleuropa, Olivier Barrot nous offre à partager ici sa connaissance des Etats-Unis, où il s'est rendu des centaines de fois au long de sa vie. Pour ce faire, cet insatiable curieux nous convie à un voyage de ville en ville (New York, Philadelphie, Detroit, Boston, Los Angeles, Baltimore, Dallas...), convoquant à chaque étape paysages et personnages, anonymes et illustres, monuments ou coins de rue. Le gigantisme l'étonne toujours, l'histoire du pays aussi. Il nous les rappelle par touches, intelligemment, avec la distance de l'Européen qui voit ce que l'Américain ne perçoit plus toujours. "Flânerie" à l'échelle d'un continent entier, United States éclaire sans en avoir l'air les contradictions, les errements, autant que la grandeur de cette nation.
Et si la richesse n'était pas une question de chance... mais d'état d'esprit ? Napoleon Hill, l'auteur du best-seller mondial Réfléchissez et devenez riche, révèle ici son plan en 52 étapes pour transformer vos pensées en succès concret. Chaque semaine, découvrez une clé. Chaque clé devient un levier pour penser plus clair, agir plus juste et réussir vraiment. Ce livre n'est pas une théorie de plus, c'est un déclencheur. En y consacrant seulement quelques minutes par semaine, vous activerez une force déjà présente en vous : le pouvoir de créer votre richesse et votre réussite.