Au poste de police, je fus pris d'une folle envie de rire de satisfaction et d'orgueil pour avoir enfin compris que, dans ce bas monde, il faut employer la violence, les coups ÁÁde pied pour empêcher les salauds et les lâches de nous écraser complètement. Jusqu'alors, j'avais été la douceur en personne, la bonté et la timidité mêmes et je compris bien que je ne pouvais, je ne devais ni ne voulais pas être ainsi le reste de mes jours. ÁÁJe riais tout seul d'avoir découvert quelque chose que personne n'ignore. Par chance il n'était pas trop tard... "" Il ne s'agit pas là d'un art gratuit. Ni d'artifices verbaux. Mais de littérature ! Une littérature dont l'objectif sans failles, bien défini, permet à l'écrivain de s'engager envers son public afin de l'aider à percevoir non seulement le drame intime de l'individu, mais aussi les luttes, les erreurs et les bassesses de la société. "
Nombre de pages
219
Date de parution
03/05/2000
Poids
314g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738405159
Titre
Souvenirs d'un gratte-papier
ISBN
2738405150
Auteur
Barreto Lima
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
314
Date de parution
20000503
Nombre de pages
219,00 €
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Les prisonniers s'entassaient dans les anciennes salles de classe et les logements des aspirants... il y avait là des gens sans maturité politique, sans volonté propre, simples automates entre les mains de chefs et de supérieurs qui les avaient abandonnés à la merci du vainqueur... La patrie dont il avait rêvé n'était qu'un mythe ; c'était un phantasme qu'il avait créé de toutes pièces dans le silence de son cabinet de travail. Ni l'aspect physique, ni la consistance morale, ni la richesse intellectuelle, ni la démarche politique qu'il pensait exister n'étaient là... Il s'agit là du deuxième roman de Lima Barreto traduit en France. Alors que le premier ouvrage était centré sur la thématique du Pouvoir et du Racisme, Sous la Bannière Etoilée de la Croix du Sud est, lui, axé sur le nationalisme socio-culturel et apparaît comme un plaidoyer pour la vie et un réquisitoire contre les idéologies stériles et meurtrières.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...