Joueur de rugby professionnel, ancien du Stade français, alors dans le championnat d'Italie, Aristide Barraud et sa soeur Alice, acrobate de métier, étaient au Petit Cambodge, le 13 novembre 2015. Dès qu'il a entendu les premiers tirs, Aristide a eu un réflexe inouï : il a attrapé sa soeur pour la protéger. Blessé aux jambes et au poumon, il se vide de son sang. A son tour, Alice lui sauve la vie en se blottissant contre lui, la chaleur de son corps évite à son frère de sombrer avant l'arrivée des secours. Dans son livre, Aristide Barraud, âgé de 27 ans, raconte sa lente renaissance, chaotique et lumineuse aussi. Il y a les opérations à répétition, un corps à la peine ; mais plutôt que de s'apitoyer ? ce n'est pas vraiment dans le caractère d'un grand sportif, Aristide, quand il revient sur ses journées d'hôpital à Bichat, décrit comment la vie revient peu à peu dans l'observation méticuleuse d'un immeuble dont il suit les étapes de l'édification ou le flux incessant et presque organique des voitures sur le périphérique qui borde sa chambre. Dans une langue déliée très influencée par le rap, il y a de très belles pages également sur le brouillard vénitien, sur les chiens errant dans les ruines d'Aquila, autant d'échappées vers l'Italie, son pays d'adoption qu'il doit finalement quitter le jour où il fait le choix de ne plus jamais rejouer au rugby. Il y a aussi Paris, les courses folles dans la ville tant aimée à la recherche des sensations retrouvées.
Nombre de pages
170
Date de parution
19/10/2017
Poids
220g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782021364583
Titre
Mais ne sombre pas
ISBN
2021364585
Auteur
Barraud Aristide
Editeur
SEUIL
Largeur
142
Poids
220
Date de parution
20171019
Nombre de pages
170,00 €
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Rugbyman professionnel, Aristide Barraud a 26 ans quand il est fauché par les balles devant le Petit Cambodge, le 13 novembre 2015. Un manuel pour vivre après l'enfer ? Il n'y en a pas. Alors, le corps et l'âme en miettes, Aristide a ignoré les prédictions. Il a fait un pas puis un autre, suivi ses pulsions de vie et s'est accroché à l'espoir de revenir sur les terrains. Il livre ici le récit de sa renaissance.
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Cet ouvrage contribue à la délicate mise en lumière des mutations de la sphère juridique, ainsi qu'à la réflexion fondamentale sur le renouveau des notions de droit et de norme. Il présente une approche nouvelle de la "pyramide" des normes du théoricien positiviste Hans Kelsen, pourtant considérée comme immuable dans les esprits juridiques, dans le paysage globalisé du XXIe siècle internetique. En effet, le droit de l'internet - postmoderne s'il en est - conduit à un nouveau paradigme: le "réseau" des normes.
Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
XVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).
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