La technique est un domaine de l’existence humaine où, de prime abord, les choses paraissent simples : pour prendre la bonne décision, il suffit de rechercher l’adéquation des moyens aux fins avec, pour principal critère de choix, l’efficacité. La technique peut bien sûr être utilisée à mauvais escient, et il convient alors que des sanctions pénales soient prévues. Mais nombreux sont ceux qui pensent qu’il n’est nul besoin de débattre longuement pour s’accorder sur des valeurs et des convictions.Cette affirmation se voit cependant de plus en plus remise en cause dans le débat public, questionnée par les problèmes environnementaux d’un côté et la numérisation de nos pratiques de l’autre. Autoroutes, grandes bassines, technologies de surveillance, algorithmes des réseaux sociaux ou agents conversationnels sont clairement apparus comme des sujets dont une partie au moins des citoyens souhaite s’emparer, généralisant le questionnement sur le sens du progrès qui a lieu depuis le XVIIIe siècle.Cet ouvrage propose ainsi une réflexion sur la démocratie des techniques. Interrogeant la façon dont nous pourrions organiser démocratiquement la réflexion et les décisions autour de nos choix techniques, il envisage également que les techniques puissent être, en elles-mêmes, porteuses de valeurs démocratiques à travers les modes d’organisation qu’elles proposent.
Nombre de pages
267
Date de parution
30/10/2024
Poids
370g
Largeur
152mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791037040824
Titre
La démocratie des techniques
Auteur
Barbin Adeline ; Feenberg Andrew
Editeur
HERMANN
Largeur
152
Poids
370
Date de parution
20241030
Nombre de pages
267,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Du collège à l'enseignement supérieur, comment s'émerveiller devant les problèmes que nous posent les mathématiques? Il suffirait que la dimension historique soit enfin introduite dans leur enseignement. C'est pourquoi les exemples dont ce livre est composé ont tous pour point de départ un problème historique précis. Situés chaque fois dans leur contexte scientifique et culturel d'origine, ces problèmes toucheront à l'arpentage, la navigation, la typographie, les jeux de dés, mais aussi à l'inscription d'un carré dans un triangle ou encore aux calculs graphiques. Au fil de la lecture, l'occasion nous sera donc offerte d'observer les mathématiques en des lieux éloignés ou à des époques très différentes et de lire - dans le texte - Euclide, Al- Khwarizmi ("l'inventeur" de l'algorithmique), Leibniz, Euler ou encore le Marquis de Condorcet - sans oublier près de nous Pierre Bézier, avec ses courbes désormais célèbres.
Quand l'histoire permet de faire la lumière sur les origines de neuf théories mathématiques pour mieux en comprendre les fondements... Les notions et concepts mathématiques ont souvent été inventés comme un moyen de résoudre des problèmes. Comment maintenir la même pente dans la construction des pyramides? Comment creuser un tunnel par ses deux extrémités? Problèmes de pesées, de trocs et de partages, découpages de figures et de volumes mais aussi calculs de congruences ou d'erreurs. Les différents chapitres de l'ouvrage nous renvoient aux mathématiques égyptiennes, grecques, indiennes et arabes, à plusieurs époques et donnent à lire des textes d'Euclide, d'Archimède, de Fermat ou de Gauss en les resituant dans leurs contextes scientifiques et culturels. L'objectif de cet ouvrage est de revenir sur l'histoire de neuf théories mathématiques, parce que ce sont justement ces problèmes résolus qui leur donnent tout leur sens.
Quand un chirurgien d'aujourd'hui observe la main droite de la Dame à l'hermine sur le portrait qu'en a laissé Léonard de Vinci, il y décèle le savoir anatomique sur lequel s'est appuyé l'artiste. Quand un autre chirurgien regarde les représentations de la crucifixion du Christ, il remarque que les endroits où sont plantés les clous révèlent là encore un savoir anatomique. Quand une historienne des mathématiques lit un traité de chorégraphie, elle admire le travail élaboré pour symboliser, dans une danse, le corps et son mouvement. Quand un historien de la chimie regarde un tableau d'Ingres, il voit aussi la peinture, c'est-à-dire la couleur et la texture de l'enduit, reposant sur une science de la chimie. Devant ce panorama des rapports actuels entre les sciences et les arts, nous sommes invités à porter un regard nouveau sur les oeuvres, depuis la peinture jusqu'au cinéma en passant par la danse et la photographie. Ce regard en miroir, instruit par la science, montre notamment la part du savoir scientifique dans la production des oeuvres d'art.
Comme il n'est bruit, dans notre ville, que d'une métamorphose étrange, extraordinaire en physiologie médicale, nous allons en dire quelques mots, d'après des renseignements pris à bonne source. Une jeune fille, âgée de vingt et un ans, institutrice aussi remarquable par les sentiments élevés du c'ur que par une instruction solide, avait vécu, pieuse et modeste, jusqu'à ce jour, dans l'ignorance d'elle-même, c'est-à-dire dans la croyance d'être ce qu'elle paraissait dans l'opinion de tous, bien qu'il y ait eu, pour gens d'expérience, des particularités organiques qui eussent dû faire naître l'étonnement, puis le doute, et, par le doute, la lumière ; mais l'éducation chrétienne de la jeune fille était l'innocent bandeau qui lui voilait la vérité. Enfin, tout récemment, une circonstance fortuite est venue jeter un certain doute dans son esprit ; appel a été fait à la science, et une erreur de sexe a été reconnue... La jeune fille était tout simplement un jeune homme. " L'Echo rochelais, 18 juillet 1860.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.