L'Europe sociale reste un thème mobilisateur. Pourtant, malgré des réalisations incontestables depuis le traité de Rome en 1957, ce qui a été accompli reste relativement maigre aux yeux de ceux qui pensent qu'il est souhaitable de construire une solidarité à l'échelle européenne. Si ce projet doit être poursuivi, il ne faut pas se tromper: ce n'est pas une question de la présence de la gauche ou de la droite au pouvoir dans les 27 Etats membres, c'est d'abord une question nationale et de rivalité entre des "modèles nationaux" en compétition entre eux. Les systèmes de protection sociale modernes se sont construits depuis la fin du XIXe siècle sur une base nationale: avec une langue, des frontières, des formes de réciprocité, un contenu partagé de citoyenneté, bref, une certaine culture politique. Cette diversité est malheureusement minorée quand elle n'est pas oubliée par les hommes d'action, mais aussi par les chercheurs, en particulier les économistes de la tendance dominante. Or, il n'y a pas de culture politique européenne. Alors que l'économie et le droit ont été mis en commun de façon croissante, la solidarité reste nationale, et elle le restera longtemps encore, malgré les espoirs utopiques, qu'il faut nourrir quand même. En panne après les échecs des référendums en France, aux Pays-Bas, en 2005 puis en Irlande en juin 2008, l'Europe sociale ne pourra s'approfondir qu'au prix de la création d'une véritable politique culturelle communautaire, qui promeuve réellement l'échange culturel entre les citoyens et les citoyennes.
Nombre de pages
279
Date de parution
04/11/2008
Poids
395g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782130564010
Titre
La longue marche vers l'Europe sociale
Auteur
Barbier Jean-Claude
Editeur
PUF
Largeur
150
Poids
395
Date de parution
20081104
Nombre de pages
279,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Dans un pays aussi fortement contrasté que le Cameroun, parler de la condition féminine peut paraître une gageure. Au-delà des différences d'organisation sociale - confédérations de villages, chefferies, royaumes - ce travail collectif parvient pourtant à montrer comment les multiples rôles assignés à la femme en font une charnière entre mondes parfois opposés. Femmes mythique ou femme-chef, mère ou fille, épouse ou soeur, belle-mère ou bru, la femme, on l'oublie souvent, peut être tout cela à la fois, estompant alors l'image de l'opprimée. Etrangère dans le lignage de son mari ou séductrice au gynécée royal, la femme, malgré un statut inférieur, capte progressivement sa part de pouvoir, individuellement, par son action et par les enfants qu'elle met au monde, collectivement, au sein d'associations féminines redoutées des hommes. La mobilité liée au mariage virilocal l'a obligée à développer son sens de l'adaptation; il se révèle fondamental dans la vie actuelle, génératrice de bouleversements. Ainsi la voit-on aujourd'hui exercer des activités auparavant réservées aux hommes. Une image éclatée de la femme pourrait opposer à la mère tranquille, soumise à son mari comme le souhaite le conservatisme masculin, l'épouse rebelle en quête de ses droits et de ses libertés. La guerre des sexes serait alors inévitable. Pourtant - les pages de cet ouvrage le font apparaître - entre moitié féminine et moitié masculine de la société camerounaise les lieux de convergence ne manquent pas.
Dans ce livre, deux spécialistes reconnus décrivent et analysent le système français de protection sociale, notamment en le situant dans la perspective des trente dernières années et en comparant la situation française à celle des autres pays membres de l'Union européenne. Les systèmes nationaux de protection sociale sont confrontés à des défis communs, engendrés entre autres par les tendances socio-démographiques, la flexibilisation du marché du travail ou le poids croissant de l'activité financière. Mais ceci ne conduit pas à une convergence institutionnelle, ni même à une harmonisation européenne. Pour penser les changements survenus depuis une trentaine d'années dans le système français, il faut tenir compte de son caractère hybride : l'objectif de l'universalisme de la protection y est paradoxalement poursuivi au travers d'une grande fragmentation des programmes. Cet ouvrage montre que la voie dans laquelle évolue le système français est aujourd'hui largement indéterminée, mais dépend pour une grande part des formes politiques et sociales que prendra le développement de l'Union européenne.
Deux spécialistes reconnus décrivent et analysent le système français de protection sociale, en le situant dans la perspective des trente dernières années et en comparant la situation française à celle des autres membres de l'Union européenne. Les systèmes nationaux sont confrontés à des défis communs, engendrés notamment par les tendances sociodémographiques, la flexibilisation des marchés du travail et le poids croissant de la financiarisation de l'économie, qui a abouti en 2008 à la plus grande crise économique depuis les années 1930. La protection sociale est plus que jamais indispensable. Mais, en Europe, crise ou pas, cela ne conduit pas à une convergence des systèmes, ni même à leur harmonisation. Pour penser les changements intervenus dans le système français, il faut tenir compte de son caractère hybride: l'objectif de l'universalisme de la protection y est poursuivi par des programmes fragmentés. Si la voie vers laquelle le système français évolue est plus indéterminée encore en période de crise, elle dépend beaucoup de la façon dont l'Union européenne va évoluer.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.