Femmes du Cameroun. Mères pacifiques, femmes rebelles
Barbier Jean-Claude
KARTHALA
30,00 €
Epuisé
EAN :9782865371297
Dans un pays aussi fortement contrasté que le Cameroun, parler de la condition féminine peut paraître une gageure. Au-delà des différences d'organisation sociale - confédérations de villages, chefferies, royaumes - ce travail collectif parvient pourtant à montrer comment les multiples rôles assignés à la femme en font une charnière entre mondes parfois opposés. Femmes mythique ou femme-chef, mère ou fille, épouse ou soeur, belle-mère ou bru, la femme, on l'oublie souvent, peut être tout cela à la fois, estompant alors l'image de l'opprimée. Etrangère dans le lignage de son mari ou séductrice au gynécée royal, la femme, malgré un statut inférieur, capte progressivement sa part de pouvoir, individuellement, par son action et par les enfants qu'elle met au monde, collectivement, au sein d'associations féminines redoutées des hommes. La mobilité liée au mariage virilocal l'a obligée à développer son sens de l'adaptation; il se révèle fondamental dans la vie actuelle, génératrice de bouleversements. Ainsi la voit-on aujourd'hui exercer des activités auparavant réservées aux hommes. Une image éclatée de la femme pourrait opposer à la mère tranquille, soumise à son mari comme le souhaite le conservatisme masculin, l'épouse rebelle en quête de ses droits et de ses libertés. La guerre des sexes serait alors inévitable. Pourtant - les pages de cet ouvrage le font apparaître - entre moitié féminine et moitié masculine de la société camerounaise les lieux de convergence ne manquent pas.
Nombre de pages
392
Date de parution
03/05/2000
Poids
590g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782865371297
Auteur
Barbier Jean-Claude
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20000503
Nombre de pages
392,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'Europe sociale reste un thème mobilisateur. Pourtant, malgré des réalisations incontestables depuis le traité de Rome en 1957, ce qui a été accompli reste relativement maigre aux yeux de ceux qui pensent qu'il est souhaitable de construire une solidarité à l'échelle européenne. Si ce projet doit être poursuivi, il ne faut pas se tromper: ce n'est pas une question de la présence de la gauche ou de la droite au pouvoir dans les 27 Etats membres, c'est d'abord une question nationale et de rivalité entre des "modèles nationaux" en compétition entre eux. Les systèmes de protection sociale modernes se sont construits depuis la fin du XIXe siècle sur une base nationale: avec une langue, des frontières, des formes de réciprocité, un contenu partagé de citoyenneté, bref, une certaine culture politique. Cette diversité est malheureusement minorée quand elle n'est pas oubliée par les hommes d'action, mais aussi par les chercheurs, en particulier les économistes de la tendance dominante. Or, il n'y a pas de culture politique européenne. Alors que l'économie et le droit ont été mis en commun de façon croissante, la solidarité reste nationale, et elle le restera longtemps encore, malgré les espoirs utopiques, qu'il faut nourrir quand même. En panne après les échecs des référendums en France, aux Pays-Bas, en 2005 puis en Irlande en juin 2008, l'Europe sociale ne pourra s'approfondir qu'au prix de la création d'une véritable politique culturelle communautaire, qui promeuve réellement l'échange culturel entre les citoyens et les citoyennes.
Dans ce livre, deux spécialistes reconnus décrivent et analysent le système français de protection sociale, notamment en le situant dans la perspective des trente dernières années et en comparant la situation française à celle des autres pays membres de l'Union européenne. Les systèmes nationaux de protection sociale sont confrontés à des défis communs, engendrés entre autres par les tendances socio-démographiques, la flexibilisation du marché du travail ou le poids croissant de l'activité financière. Mais ceci ne conduit pas à une convergence institutionnelle, ni même à une harmonisation européenne. Pour penser les changements survenus depuis une trentaine d'années dans le système français, il faut tenir compte de son caractère hybride : l'objectif de l'universalisme de la protection y est paradoxalement poursuivi au travers d'une grande fragmentation des programmes. Cet ouvrage montre que la voie dans laquelle évolue le système français est aujourd'hui largement indéterminée, mais dépend pour une grande part des formes politiques et sociales que prendra le développement de l'Union européenne.
Deux spécialistes reconnus décrivent et analysent le système français de protection sociale, en le situant dans la perspective des trente dernières années et en comparant la situation française à celle des autres membres de l'Union européenne. Les systèmes nationaux sont confrontés à des défis communs, engendrés notamment par les tendances sociodémographiques, la flexibilisation des marchés du travail et le poids croissant de la financiarisation de l'économie, qui a abouti en 2008 à la plus grande crise économique depuis les années 1930. La protection sociale est plus que jamais indispensable. Mais, en Europe, crise ou pas, cela ne conduit pas à une convergence des systèmes, ni même à leur harmonisation. Pour penser les changements intervenus dans le système français, il faut tenir compte de son caractère hybride: l'objectif de l'universalisme de la protection y est poursuivi par des programmes fragmentés. Si la voie vers laquelle le système français évolue est plus indéterminée encore en période de crise, elle dépend beaucoup de la façon dont l'Union européenne va évoluer.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.