Parmi les discours qu'engendre la ville, il en est un de particulièrement représentatif du monde urbain : c'est celui que produit un passant dans la rue, à destination d'un autre passant, pour lui donner le chemin. Discours dans la ville, mais aussi discours sur la ville, retraçant les parcours qui s'y inscrivent. Le titre parle de descriptions d'itinéraires: il serait plus exact de parler de communications d'itinéraires. Car l'échange à l'étude se caractérise par sa dimension éminemment dialogale et multicanale : la parole en interaction, le geste, les rites interpersonnels, le rapport à l'espace (orientation, déplacements), tout cet ensemble coopère à la construction d'un sens situé et incarné. Comment rendre compte de cette complexité ? Comment expliquer la mise en forme verbo-gestuelle qui transforme un environnement non immédiatement perceptible en une cognition partageable ? Comment définir l'organisation de cet échange quotidien en tant que genre discursif ? Les contributions réunies dans cet ouvrage proposent autant de réponses, de la part de spécialistes en linguistique, en analyse des interactions verbales et de la communication verbo-gestuelle. L'ensemble s'organise autour d'un corpus représentatif, transcrit et mis en contexte, qui constitue en lui-même une documentation.Sous la direction de Jeanne-Marie BARBÉRIS (Professeur de Linguistique, Praxiling-ICAR, UMR 5191 du CNRS et Université de Montpellier 3) et de Maria Caterina MANES GALLO (Professeur en Sciences de l'Information et de la Communication, Laboratoire Concepts, Savoirs, Discours CSD-JE 2385 TELANCO, Université de Bordeaux 3), l'ouvrage réunit Jacques Cosnier (Université de Lyon 2), Jocelyne Fernandez-Vest (EPHE, université de la Sorbonne), Catherine Kerbrat-Orecchioni (Université de Lyon 2), Lorenza Mondada (Université de Lyon 2), Frank Müller (Université de Mannheim) et Robert Vion (Université de Provence).
Nombre de pages
312
Date de parution
13/07/2007
Poids
510g
Largeur
155mm
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EAN
9782296037892
Titre
Parcours dans la ville. Descriptions d'itinéraires piétons
Deux soeurs se retrouvent à Ville-d'Avray, un dimanche alors que fléchit la lumière. L'une révèle à l'autre son errance avec un inconnu : une brève histoire, inquiète et trouble comme les eaux des étangs tout proches, mystérieuse et violente comme notre insatiable besoin de romanesque.
D'où vient le " politiquement correct " de la culture ? La diversité culturelle, jusqu'alors au service de la défense du pluralisme, s'est depuis aventurée dans la comptabilité ethnique et biologique au sein du milieu culturel. Elle a alors été prétexte à la construction d'un nouvel académisme en art, accompagné de censures fondées sur un supposé " droit à représenter ", où les dogmes ethno-différentialistes mettent à bas les fondements universalistes qui permettent de faire société. Le nouvel académisme anti-culturel, qui tue à la fois l'académisme et la contre-culture, transforme l'art en ingénierie sociale et en moyen de contrôle, au nom de notre propre émancipation, et joue le rôle d'un miroir grossissant. Il faut s'en inquiéter : le politiquement correct viendra-t-il à bout des règles les plus élémentaires de la vie démocratique ...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...