
Max Frisch
L'?uvre dramatique de Max Frisch constitue un solide remède pour notre époque, éprise de certitudes. Le théâtre de Max Frisch développe sous forme ludique et métaphysique la pensée d'un moraliste convaincu que la dignité de l'homme réside dans la liberté : la culpabilité, la bien-pensance, le narcissisme, l'infidélité, l'ennui, l'affabulation, la conscience qui fractionne la réalité, le rêve qui l'unifie et la fait disparaître, la fatalité des stéréotypes. Il est difficile de situer une telle ?uvre qui doit autant à la dramaturgie brechtienne qu'au théâtre de l'absurde. Dans ces vertigineux huis-clos se rencontrent le baroquisme d'un Pirandello et la fable existentialiste. Théâtre du doute absolu et de la dérision, théâtre de la conscience politique plus que théâtre politique, l'?uvre dramatique de Max Frisch constitue un solide remède pour notre époque, éprise de certitudes.
| EAN | 9782825802991 |
|---|---|
| Titre | Max Frisch |
| Auteur | Barbéris Isabelle |
| Editeur | IDES CALENDES |
| Largeur | 121 |
| Poids | 120 |
| Date de parution | 20201008 |
| Nombre de pages | 114,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'art du politiquement correct
Barbéris IsabelleD'où vient le " politiquement correct " de la culture ? La diversité culturelle, jusqu'alors au service de la défense du pluralisme, s'est depuis aventurée dans la comptabilité ethnique et biologique au sein du milieu culturel. Elle a alors été prétexte à la construction d'un nouvel académisme en art, accompagné de censures fondées sur un supposé " droit à représenter ", où les dogmes ethno-différentialistes mettent à bas les fondements universalistes qui permettent de faire société. Le nouvel académisme anti-culturel, qui tue à la fois l'académisme et la contre-culture, transforme l'art en ingénierie sociale et en moyen de contrôle, au nom de notre propre émancipation, et joue le rôle d'un miroir grossissant. Il faut s'en inquiéter : le politiquement correct viendra-t-il à bout des règles les plus élémentaires de la vie démocratique ...Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER17,00 € -

Cités N° 37/2009 : L'idéologie de l'évaluation. La grande imposture
Barbéris IsabelleSur commande en 4-6 joursCOMMANDER15,50 € -

Théâtres contemporains. Mythes et idéologies
Barbéris IsabelleCrise de l'intermittence, épuisement d'un « théâtre d'art de service public », lassitude face à la posture souvent ressentie comme hégémonique du « maître en scène »: vivons-nous dans une époque hostile au drame...Oui, si l'on en croit la tendance théorique dominante du « postdramatique », et si l'on considère le « drame » dans son acception étymologique, comme représentation d'une « action », et par conséquent comme possibilité même d'une action du théâtre sur la société. Allant dans le même sens, l'opinion commune, y compris chez les spécialistes, tend à embaumer les arts de la scène en les opposant aux industries culturelle et au divertissement de masse discours louable qui se présente comme une défense, mais dont on voit bien de quelle manière il risque d'enterrer vivant le théâtre en le mettant « hors-jeu ».Le constat de crise ne suffit pas, non plus que l'appel au renouveau d'un ludisme et des traditions du tréteau.Encore faut-il observer les propositions scéniques contemporaines afin de discerner d'où vient la déstabilisation de normes en grande partie figées par les routines du service public culturel, et quelles sont les nouvelles formes de confrontation scénique de l'oeuvre et de la vie à même de réactiver la fonction sociale du théâtre.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER23,50 € -

Philippe Adrien. Un théâtre du rêve éveillé
Barbéris IsabelleDe la direction d'acteur à la mise en scène, en passant par l'écriture et la traduction, la pratique de Philippe Adrien est un questionnement sans relâche de la place du créateur. En explorant les ressorts et les contradictions de l'art dramatique, Adrien nous offre un théâtre en mouvement, de la déconstruction et de la reconstruction jubilatoires, et une alternative salutaire à la figure du "maître en scène". Cet ouvrage, informé par l'observation du travail d'Adrien, dévoile certains aspects d'une recherche à la croisée des enjeux les plus actuels dans le domaine du théâtre.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER12,00 €
Du même éditeur
-

Odön von Horvath
Zahnd RenéCe livre, l'un des rares en français consacrés à cet auteur majeur, aborde les grandeurs et les secrets d'une ?uvre qui ne cesse de résonner dans le monde d'aujourd'hui, abandonnant derrière elle la petite musique d'une fascinante mélancolie.Le 1er juin 1938, une tempête s'abat sur Paris, faisant une victime : Ödön von Horváth, né 37 ans plus tôt, tué par une branche que le vent arrache alors qu'il sort d'un cinéma. La fin tragique de cet écrivain fauché en plein élan est à l'image de textes qui ne cessent de nous interroger et dont les titres semblent à eux seuls une profession de foi poétique : Casimir et Caroline, Légendes de la forêt viennoise, Foi amour espérance, Don Juan revient de la guerre, Nuit italienne... Enfant de la Mitteleuropa, attaché à sa langue comme à une patrie, Horváth assiste avec stupeur à la montée des nationalismes et des extrémismes, lui pour qui le dialogue est sans doute l'essence de l'humanité. C'est par l'écriture en général, par le théâtre surtout qu'il témoigne des injustices, des scandales, des lâchetés, mais aussi des beautés qu'il découvre. Son ?uvre, à nulle autre comparable, est faite de fulgurances poétiques, d'ambiances et de mouvements, de lumières et de couleurs. Développant un art du fragment et de la fresque dramatique, il dessine le destin d'êtres, de femmes en particulier, saisis dans les convulsions d'une société déboussolée : celle de l'Europe qui vacille au bord de toutes les abîmes.EpuiséVOIR PRODUIT10,00 € -

Pier Paolo Pasolini
Katuszewski PierrePier Paolo Pasolini est surtout connu pour les six pièces qu'il écrivit en 1966 et pour son Manifeste pour un nouveau théâtre paru en 1968. Cependant, à chaque période de sa vie, le théâtre est présent. Dès ses années lycéennes et universitaires à Bologne, il lit du théâtre, assiste à des représentations et fait ses premières expérimentations pratiques. Dans le Frioul, terre maternelle, il découvre le monde paysan auquel il voue un attachement intime, il entend le dialecte frioulan et il écrit alors des dialogues et des poésies, fixant par écrit un dialecte qui n'était pas destiné à l'être ; à Rome, enfin, où c'est le monde des sous-prolétaires qui l'attire au sortir de la guerre, il s'interroge sur la façon de le représenter et invente son fameux adage : "Représenter la réalité à travers la réalité". Au-delà des concepts et de ses écrits théâtraux, Pasolini s'essaye au théâtre, il écrit des chansons et un spectacle mêlant danse, chants et textes pour Laura Betti et il traduit Eschyle et Plaute pour la scène. Ce livre présente le parcours théâtral de Pier Paolo Pasolini, un parcours indissociable des changements historiques et du contexte théâtral italien des années quarante aux années soixante-dix, du fascisme qui entendait interdire les dialectes, à la société de consommation qu'il abhorrait. Un parcours historique bien que dirigé vers l'avenir, tant le théâtre de Pasolini, "théâtre de Parole" comme il le désignait lui-même, est un théâtre à oraliser et à jouer, un théâtre où la métathéâtralité, omniprésente, peut permettre de produire un rapport nouveau entre acteurs et spectateurs et de bouleverser, aujourd'hui encore. Un théâtre où la musicalité et la poésie des mots provoquent une émotion d'une puissance rarement égalée.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER10,00 €
De la même catégorie
-

Oncle Vania - Les Trois Soeurs
Tchékhov Anton ; Adamov Arthur ; Cadot MichelEn quoi consiste le bonheur ? Est-il à notre portée ? Dans Oncle Vania (1897), les personnages s'interrogent. Aux élans d'espoir et de joie succèdent l'abattement et la détresse. Le dégoût d'être laid, vieux, malade. L'ennui d'habiter en province, où jamais rien ne se passe ; de travailler comme un forcené, sans reconnaissance aucune. La douleur d'aimer sans retour. La fadeur de ne pas aimer. Ailleurs, à une autre époque, dans d'autres circonstances, peut-être, ils auraient pu être heureux... Bien sûr, il y a la révolte, la tentation du meurtre, celle du suicide. Mais en vain. La vie est là, amère et crue : on s'y enlise. "Vous dites que la vie est belle. Oui, mais si ce n'était qu'une apparence ! Pour nous, les trois soeurs, la vie n'a pas encore été belle, elle nous a étouffées, comme une mauvaise herbe", affirme Irina dans Les Trois Soeurs (1901). Son rêve le plus cher, partir à Moscou, restera inaccompli. Que nul ne vienne chercher, dans ces pièces de Tchekhov, un héros classique, ou un geste grandiose ; car ainsi que l'affirmait le dramaturge : "Dans la vie, les hommes ne se tuent pas, ne se pendent pas, ne se font pas des déclarations d'amour à tout bout de champ. Ils ne disent pas à tout instant des choses pathétiques. Ils mangent, ils boivent, ils se traînent et disent des bêtises. Et voilà, c'est cela qu'il faut montrer sur scène."Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER7,40 € -

Chantecler
Rostand Edmond ; Bulinge PhilippeThéâtre de la Porte-Saint-Martin, 7 février 1910 : le rideau se lève sur Chantecler. Depuis plus de cinq ans, la nouvelle pièce de l'auteur de Cyrano est sans cesse annoncée, puis reportée : ce jour-là, le Tout-Paris s'est déplacé et la découvre enfin. Mais très vite, la perplexité gagne la salle. Point de décor historique ni de personnage héroïque : la scène est une basse-cour ; les personnages, des poules, des dindons, des canards, des lapins, des crapauds. Et le héros ? Un coq, Chantecler, persuadé que c'est son chant qui, chaque matin, fait lever le soleil... Chantecler connut tout au plus un succès d'estime ; après cette pièce, le "roi de la Belle Époque", incompris et déçu, se détourna peu à peu du théâtre. Pourtant, la poésie de Rostand, nourrie du Roman de Renart et des Fables de La Fontaine, y apparaît dans toute sa splendeur, et fait de cette féerie animalière détonante et cocasse une réflexion sur les affres de la création artistique, digne d'un véritable chef-d'oeuvre.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER11,70 € -

La double inconstance
Marivaux Pierre deSilvia et Arlequin s'aiment et se sont juré fidélité. Mais le Prince, qui s'est épris de la villageoise, l'enlève et la retient dans son château. Soumis à une double loi qui l'oblige à épouser l'une de ses sujettes et lui interdit d'user de violence contre qui que ce soit, le voilà contraint de gagner le coeur de sa captive. L'amour de Silvia et d'Arlequin saura-t-il résister aux flatteries de la vanité, aux séductions de la richesse et aux tentations du pouvoir ? TOUT POUR COMPRENDRE - Notes lexicales - Biographie de l'auteur - Contexte littéraire et dramatique - Structure de la pièce - Pour mieux interpréter - Chronologie TOUT POUR RÉUSSIR - Lexique d'analyse littéraire et glossaire du XVIIIe siècle - Questions sur l'oeuvre - Du texte à la scène, du texte à l'écran - Vers le bac : sujets d'entraînement GROUPEMENTS DE TEXTES - L'inconstance amoureuse - Du bien-fondé des lois - Rhétoriques de la séduction.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER3,60 € -

Le dindon. Comédie en trois actes, 1896
Feydeau GeorgesPontagnac, le "dragueur" malheureux, sera finalement le dindon de la farce. C'est d'ailleurs un brave garçon, qui ne trompe jamais sa femme sans la plaindre. Et qui ne perd jamais la tête: il suit les dames dans la rue, mais s'il pénètre derrière elles dans les pâtisseries, il les attend sagement à la porte des bijouteries. Quant à Vatelin, le mari de Lucienne, il risque de payer fort cher une vieille entorse à la fidélité conjugale, laquelle entorse refait brusquement surface en la personne de Maggy, une joyeuse fofolle anglaise... Un troisième larron, rival de Pontagnac, vient encore compliquer la situation. Et voilà la mécanique en marche, "sans que s'affole un seul rouage, sans que saute un seul ressort", comme dit Jean Richepin.EpuiséVOIR PRODUIT5,95 €


