Ultérieurement, on eut tôt fait de vivre comme si ces sept ans-là n'avaient été que la juxtaposition d'une entrée et d'une sortie, séparés par le pur ennui, le désintérêt pur, le pur vide. Ce premier jour de sixième (où nous préparions déjà sans le savoir nos peurs de conseil de révision) et ce dernier de terminale (où nous jetâmes les cahiers de math dans la bouche d'égout de la rue Flatters) auraient ainsi été ramenés et plaqués l'un, sur l'autre comme les deux claviers d'un accordéon vidé de son air. " Roman, ode, témoignage et chimère ; Port-Ponant est tout cela à la fois. Déposition par formules lexicales amples - servies avec une gourmandise non dissimulée - inventaire ludique dicté par la beauté des noms, ce récit témoigne d'un temps - sept ans - celui du lycée dans une ville de l'Ouest des années cinquante et de tout un monde composé en mémoire et rendu, cartographié par les couleurs, les odeurs et l'histoire d'une cité réinventée. Les mots suivent, font leur chemin et brodent une adolescence nourrie de sensations, tout autant qu'ils la fouillent.
Nombre de pages
214
Date de parution
08/03/2005
Poids
280g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782848090450
Titre
Port-Ponant. La cité entredite
Auteur
Barbe Jean-Paul
Editeur
JOCA SERIA
Largeur
130
Poids
280
Date de parution
20050308
Nombre de pages
214,00 €
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1941: un drôle de paquebot, l'Admiral Tromp, rapatrie, des îles de la Sonde vers l'Europe, un fort contingent d'épouses de coloniaux - sans compter quelques "dérangés". La guerre est aux deux bouts; le Tromp revient, repart, pour d'improbables navettes. A bord, mère au loin, un jeune garçon avec un père qui, aux escales, dés qu'il peut, fugue avec fils et bagages jusqu'au passage suivant du navire. Les accompagne une grand mère française qui ne survivra pas à une des relâches paternelles et Njei, jeune bonne javanaise que l'adolescent s'approprie, pour partie. Ainsi va le dés-orient. Mais tout cela a-t-il bien été? Des doutes, des fissures apparaissent, se multiplient. Un trio de psychiatres se retrouve ainsi, à ne plus savoir démêler le réel de la fiction, embarqué dans un suivi où ils deviennent parfois vaisseau, écueil, équipage, épave et cargaison. Balisée de trois langues: français, néerlandais et indonésien, la géographie bourgeonne et se noue, avant de rejeter, tel Ulysse en Phéacie, le père puis le fils sur une terre d'utopie: l'Illyrie, "haut lieu commun" d'un monde méditerranéen. Depuis, en tout port, un navire attend une lecture qui l'affrète. Choisir alors les pavillons de ses complaisances
Résumé : Les jardins sont à la mode, mais ils n'ont jamais cessé d'être investis par les aspirations de chaque société. Ils sont l'inscription du rêve dans la nature. Coins de campagne ordonnés par la culture, ils s'opposent au champ et sans doute aussi au paysage. Ils conservent une mémoire et signifient un pouvoir. Mais ils n'en rappellent pas moins la résistance de la nature. Le présent recueil qui représente le travail des Quatrièmes entretiens de La Garenne-Lemot est consacré à la lecture des jardins dans la littérature et l'art plastique, dans le poème et la philosophie. Les rencontres subtiles entre nature et culture fascinent dans la création de ces jardins comme remèdes à la mélancolie. S'entrecroisent ici les époques et les lieux pour faire apparaître une cohérence ou, mieux, une floraison organisée de rêveries. Art de la variation, le jardinage invite à cet échange, hédoniste et savant, entre les disciplines.
Retours d'Indes " : ainsi le XVIIIe siècle désignait-il les denrées tropicales importées des Indes occidentales caraïbes dans les ports négriers français lors du troisième trajet du trop fameux commerce triangulaire, qui déporta et déplaça d'Afrique vers les Amériques et les îles de l'Atlantique près de 12 millions de captifs. L'auteur nous fait revivre le voyage d'un bateau négrier au XVIIIe siècle, mettant en scène le banal, mais aussi sordide et horrible quotidien de ces voyages, portant un regard plus accentué sur le troisième côté de ce triangle : le retour des Antilles à Nantes, port sur lequel se concentre le récit. Car Jean-Paul Barbe veut montrer que ces " Retours des Indes " véhiculaient aussi dans les têtes questions et silences, traumatismes et contradictions. Longtemps nul n'en parla. C'est la gageure prise que de tenter de mettre des mots sur ce flux de pensées. Cette docu-fiction reconstituée et réinventée prend appui sur le travail fondateur de l'historien Jean Mettas, qui répertoria l'ensemble des voyages de traite français, et pour beaucoup nantais, du XVIIIe siècle. Jean Paul-Barbe tente d'imaginer, à travers un réseau de courts récits qui s'y inscrivent, ce que put être la vie quotidienne à bord, en cette contre-société monstrueuse et pourtant bien humaine, avant que la " cargaison " ne rejoigne l'infernale exploitation caribéenne. Annexes accessibles via un QR-code inséré dans le livre : - Les trois poèmes qui concluent chacune des parties, mis en musique par Marc-Alexandre Goureau et portés par les voix de Jean François Gascard, Henri Mariel, Nina Kibuanda. - Un dossier "Pour aller plus loin" par Didier Guivarc'h, historien spécialiste de la traite négrière.
J?écris aujourd'hui de la poésie parce que la situation de la littérature contemporaine ne me convient pas.J?écris aujourd'hui de la poésie parce que j'aurais besoin d'une bonne psychothérapie (me dit-on) ? ce qui est une mauvaise raison.J?écris aujourd'hui de la poésie parce que tout autour de nous parle d'un autre monde et nous ne le comprenons pas.J?écris aujourd'hui de la poésie parce que les ombres s?élèvent et que je n'ose plus rentrer chez moi.