Une madame loyale nous présente la cérémonie télévisuelle des Art and Business Awards, soit le sacre du capitalisme et de l'art. Quoi de mieux que le mensonge du marketing pour cacher l'injustice et la violence? Mais si lors du show des programmes européens et capitales culturelles, les technocrates et les PDG maîtrisent leur rôles à la perfection, il n'en est pas de même au quotidien, de l'autre côté, dans le monde « réel ». Là, les gens s'affrontent, résistent, délirent aux fanfares des propagandes. La valse de l'Etat et du libre marché s'accélère, et malheur à celui qui voudrait changer de tempo... L'auteur mêle la grande Histoire à la petite: la maîtresse et ses élèves dans une salle de classe; le mercenaire blanc et le barman « nègre » au zinc d'un bar africain; le recruteur et la candidate lors d'un entretien d'embauche; une entreprise de sécurité qui investit la sphère culturelle... Différentes scènes qui s'enchainent et se répondent comme autant de manèges dans la grande foire politique. Un texte drôle et cinglant qui prend source dans des évènements historiques et contemporains.
Nombre de pages
88
Date de parution
18/07/2013
Poids
100g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782918112273
Auteur
Beschon Jérémy
Editeur
ATINOIR
Largeur
125
Date de parution
20130718
Nombre de pages
88,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Vanessa Oliar, indifférente, vient d'être cruellement arrachée à ses enfants. Comme tous les indifférents, elle est plus difficile à effrayer, plus dure à contrôler. Elle, elle ne ressent pas la douleur ; Hatchep, son plus précieux allié, n'éprouve jamais de tristesse ; ensemble, ils sont dangereux. C'est pour ça que le gouvernement les parque dans des camps et les exploite, les craint et les opprime. Mais sous les coups et les injures, Vanessa s'endurcit : pour défendre ce en quoi elle croit, peu importe le prix, elle embrasera le pays... Dans un univers dystopique glaçant où différence et liberté sont sévèrement réprimées, Camille Beuchon plonge sa charismatique héroïne au coeur d'une complexe histoire d'amour, de mort et de combat, riche en rebondissements, qui captive jusqu'au magistral dénouement.
Le jeu intertextuel avec un poème que Luis Cernuda dédie au carpe diem, inspire le titre "Epines Blanches, Fêtes Privées". Les histoires que ce livre raconte sont de petites histoires et des histoires perturbantes. On trouve, en effet, une succession de rêves néfastes, un voyage insensé, le secret de tragédies familiales, un moment de cassure dans la vie d'un être, le poids de l'origine et du passé. Fragments éparpillés dans les biographies de personnages dévorés par la solitude et l'incommunication. Exercices d'une mémoire affective qui fouille dans les relations humaines où précarité des sentiments, identités fracturées, fugace soulagement sexuel et fan-taisies de supériorité atteignent une grande force expressive. Mercedes Estramil combine avec naturel la violence et le désarroi d'hommes et de femmes qui ne connaissent que la douleur.
Bentancor Martín ; Aubergy Jacques ; Ferrari Aleja
Ce livre n'a pas une seule tache d'encre volontaire qu'il faudrait déchiffrer. Quelques photographies l'accompagnent, mais elles ne prétendent qu'engager un dialogue avec les textes et les lecteurs, en aidant l'imagination ou en renforçant l'image intérieure de la Tercera Sección qui se dessine au fil des pages et des mots. La géographie ou l'histoire réelles de ce terroir situé en Uruguay ont moins d'importance que l'autre dimension que la mémoire personnelle, familiale et sociale qui construit un nouvel espace «?hybride entre celui, réel, de la Tercera Sección et un autre, créé selon ma fantaisie, et qui, avec le temps, a peu à peu dévoré le premier?», comme l'a dit Martín Bentancor.
1899. Les ultimes préparatifs de l'Exposition Universelle. Une ère de science et de progrès s'ouvre pour faire oublier les déchirements de l'affaire Dreyfus. Les temps sont à l'optimisme mais voilà qu'une affaire de moeurs sème le trouble et inquiète Paris : dans les tramways, on pique à l'aide d'aiguilles des femmes à l'entrejambe. Lorsque l'une d'entre elles meurt, la presse se déchaîne contre les anarchistes qui exploitent le fait divers pour semer la terreur. Une estampe, mais qu'en sait la Sûreté ? Dans un Paris nostalgique, peuplé de regrets, Nino, un vieux militant hanté par le souvenir des violences et des échecs, enquête pour mettre hors de cause les mouvements libertaires, avec l'aide inopinée d'un Oscar Wilde en butte aux affres de l'exil, bien décidé à réaliser son dernier chef-d'oeuvre : le dynamitage de la tour Eiffel. Un roman d'aventures baroque, à la manière des feuilletons du XIX siècle, qui ressuscite un Paris populaire, ouvrier et solidaire, loin des clichés de la ville Lumière. Mêlant aphorismes précieux et argot fin de siècle, Sébastien Rutés salue dans un hommage tendre et décalé l'anarchisme parisien et le poète irlandais qui vit ses derniers jours entouré de personnages réunis par la défaite des idéaux.