Homme augmenté, humanité diminuée. D'Alzheimer au transhumanisme, la science au service d'une idéolo
Baqué Philippe
AGONE
20,00 €
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EAN :9782748903218
Ma mère a passé quelques années dans une unité fermée d'un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Ce que j'y ai vu n'a fait qu'alimenter mes doutes sur la maladie d'Alzheimer. La maltraitance institutionnelle latente, l'omniprésence des laboratoires pharmaceutiques dans sa médicalisation et son accompagnement, l'échec des différentes politiques censées y répondre, la surenchère médiatique... Qu'est-ce qui se cache derrière ce qu'on nous présente comme une épidémie ? En l'absence de traitement médicamenteux efficace contre la maladie d'Alzheimer, dont on ne connaît toujours pas les causes, la recherche s'oriente désormais vers la prévention de la maladie, à travers le séquençage du génome, les manipulations génétiques, les nanotechnologies, les prothèses bioniques ou encore les objets médicaux connectés. Ce livre, qui commence sous la forme d'un carnet de bord écrit au chevet d'une mère diagnostiquée Alzheimer, est une enquête menée à la première personne. En s'intéressant aux spéculations des laboratoires pharmaceutiques soutenus par les politiques publiques, mais aussi aux projets mégalomaniaques d'entreprises comme Google, Apple, Facebook ou Amazon, il montre comment la santé devient un "business" de plus en plus rentable. Les nouvelles technologies négligent l'humain, et pourraient bien réaliser un projet de société qui a pour nom "transhumanisme" - une conception eugéniste des corps et des consciences.
Nombre de pages
314
Date de parution
20/10/2017
Poids
295g
Largeur
121mm
Plus d'informations
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EAN
9782748903218
Titre
Homme augmenté, humanité diminuée. D'Alzheimer au transhumanisme, la science au service d'une idéolo
Auteur
Baqué Philippe
Editeur
AGONE
Largeur
121
Poids
295
Date de parution
20171020
Nombre de pages
314,00 €
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La grande distribution propose des produits bio importés del'autre bout du monde, à l'empreinte écologiquecatastrophique, cultivés par des ouvriers sous-payés etrevendus entre cinq et dix fois leurs prix d'achat. Pendant cetemps, des paysans vendent leurs produits bio, avec uneréflexion sur un prix juste, sur des marchés de plein vent ou ausein d'Amap. Plutôt qu'une démarche indissociablementécologique, sociale et politique, peut-on réduire la bio à unedistribution d'aliments sans pesticides pour consommateursinquiets de leur santé? La bio peut-elle se mettre au service du"bien-être" d'une partie de la population sans ébranler lesfondements de la société de consommation.
Le Ghana fut vidé de la totalité de son patrimoine au profit des boutiques, salles de ventes et musées de l'Europe et des Etats-Unis. En 1998, le musée Barbier-Mueller de Genève exposa quelques statuettes koma, présentées avec la remarque : "Un peuple dont on ne connaît rien. " Le mystère dopant les prix, les "terres cuites koma" se vendirent d'autant mieux qu'elles représentaient les dernières traces d'une civilisation engloutie. Que les archéologues, doublés par les pilleurs, n'aient pu achever leur étude, c'était une perte pour la science, mais une multiplication des gains pour les marchands". Le marché de l'art peut bien remplacer l'expression "art nègre" par "art primitif" , son seul souci demeure de satisfaire les demandes de ses consommateurs. Pour durer, il s'adapte, sans renoncer aux expropriations qui lui procurent son oxygène : peintures rupestres découpées à la tronçonneuse, manuscrits volés, squelettes d'animaux préhistoriques et vestiges revendus sur les marchés touristiques, tombes profanées... Marchands et collectionneurs des pays riches captent l'essentiel des richesses générées par ce trafic qui dégrade irrémédiablement les zones auxquelles il s'attaque. C'est le plus pernicieux des marchés et le plus symbolique des destructions que subissent les pays du Sud, où matières premières, sources d'énergies, productions agricoles et culturelles continuent d'être drainées vers une poignée de pays riches.
Les masques et les statuettes volés dans les cases sacrées des villages et les objets archéologiques arrachés à la hâte aux tumulus se voient dotés du statut d'objets d'art afin d'être mieux vendus. Pour alimenter les galeries, les dernières parcelles de la planète ayant échappé au marché sont prospectées frénétiquement par les marchands d'art et leurs aides. En quelques décennies, une culture dominante, inspirée par le profit a lancé ses bulldozers dans une entreprise inégalée de désintégration des autres cultures. Si marchands et collectionneurs ne cessent d'afficher leurs louables Mentions de " Sauveurs du patrimoine mondial ", le marché des objets d'arts africains, comparable à celui des sources d'énergie et des matières premières, pourrait bien servir d'illustration aux thèses économiques les plus libérales : bénéfices juteux, faiblesses des réglementations internationales, libre circulation des marchandises, Etats impuissants ou bienveillants. Ce marché reproduit les inégalités dominantes de la planète : les richesses du Sud sont inexorablement drainées vers le Nord. Quelle part reste-t-il dès lors à la culture, à la connaissance et au respect de l'autre ? Suffit-il de concevoir un Musée des arts et des civilisations pour en finir avec le néo-colonialisme et mettre fin au pillage généralisé ? Il est temps d'ôter le masque dont se pare le marché des objets d'arts africains.
Le succès du journal L' Équipe l'illustre : le sport passionne les managers d'entreprise. Or le sport peut également leur offrir une modélisation de la recherche de performance, un terrain d'observation sur l'art de motiver les hommes et de créer un esprit d'équipe, ou plutôt une culture et un langage communs à l'organisation, donc sur l'art de faire réussir ensemble des individualités. C'est que, avec la professionnalisation, la pratique sportive a dû passer à un type de management entrepreneurial, avec des modes organisationnels, des processus de prise de décision plus ou moins efficaces en fonction des objectifs visés, et un travail d'équipe pluridisciplinaire sur les déterminants de la performance, regroupés par une politique et des pratiques de gestion des ressources humaines menées par l'entraîneur et l'encadrement du club. Ce livre a pour objectif de mettre en lumière les pratiques managériales communes aux mondes du sport et de l'entreprise, de croiser les expériences et les connaissances afin de faire émerger des nouvelles pistes de réflexion et d'action, de nouvelles sources de motivation.
Cet essai est le procès d'une absence, celle de la gauche, désormais reléguée au second plan dans la presse. Dans cette chronique de la droitisation du débat public, l'autrice analyse la façon dont il a été verrouillé par l'ensemble des médias dominants, y compris "de gauche" , qui ont reboublé d'efforts pour bipolariser les champs politique et journalistique autour des figures d'Emmauel Macron, de Marine Le Pen, de leurs doublures et de leurs thématiques sécuritaires et économiques. Basé sur une documentation précise, ce livre retrace l'effondrement intellectuel du "journalisme politique" , qui a perdu tant en substance qu'en consistance, laissant le storytelling remplacer l'information. L'autrice aborde notamment le traitement des différents projets de réformes par les chefs-lieux éditoriaux, souvent transformés en SAV du gouvernement... S'appuyant sur l'émergence de la comm' comme cadre politique et journalistique, Pauline Perrenot dévoile le monopole absolu de la pensée libérale dans les médias et l'imbrication de la profession avec le monde patronal. Un président créé de toutes pièces par les médias, la croisière journalistique de l'extrême droite, une kabbale réactionnaire qui ponctue les séquences des chaînes d'information... drôle d'état que celui de la presse dans l'Hexagone. Pauline Perrenot s'appuie sur le traitement des thèmes qui ont "fait" l'actualité jusqu'aux élections qui ont suivi la dissolution de l'Assemblée nationale : maintien de l'ordre, sondages, loi sécurité globale, gilets jaunes, violences policières, émergences d'Eric Zemmour et de Jordan Bardella. Pour cette réédition, Pauline Perrenot applique ces grilles d'analyse aux questions d'actualités plus récentes qui confirment l'aggravation des pratiques devenues la norme du journalisme politique. Un constat pour que la disparition de la gauche ne passe plus inaperçu.
Cette histoire des États-Unis présente le point de vue de ceux dont les manuels d'histoire parlent habituellement peu. L'auteur confronte avec minutie la version officielle et héroïque (de Christophe Colomb à George Walker Bush) aux témoignages des acteurs les plus modestes. Les Indiens, les esclaves en fuite, les soldats déserteurs, les jeunes ouvrières du textile, les syndicalistes, les GI du Vietnam, les activistes des années 1980-1990, tous, jusqu'aux victimes contemporaines de la politique intérieure et étrangère américaine, viennent ainsi battre en brèche la conception unanimiste de l'histoire officielle. Howard Zinn a enseigné l'histoire et les sciences politiques à la Boston University où il est aujourd'hui professeur émérite. Son oeuvre (une douzaine d'ouvrages) est essentiellement consacrée à l'incidence des mouvements populaires sur la société américaine.