Un nouvel or noir. Le pillage des objets d'art en Afrique, Edition revue et augmentée
Baqué Philippe
AGONE
15,00 €
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EAN :9782748904369
Le Ghana fut vidé de la totalité de son patrimoine au profit des boutiques, salles de ventes et musées de l'Europe et des Etats-Unis. En 1998, le musée Barbier-Mueller de Genève exposa quelques statuettes koma, présentées avec la remarque : "Un peuple dont on ne connaît rien. " Le mystère dopant les prix, les "terres cuites koma" se vendirent d'autant mieux qu'elles représentaient les dernières traces d'une civilisation engloutie. Que les archéologues, doublés par les pilleurs, n'aient pu achever leur étude, c'était une perte pour la science, mais une multiplication des gains pour les marchands". Le marché de l'art peut bien remplacer l'expression "art nègre" par "art primitif" , son seul souci demeure de satisfaire les demandes de ses consommateurs. Pour durer, il s'adapte, sans renoncer aux expropriations qui lui procurent son oxygène : peintures rupestres découpées à la tronçonneuse, manuscrits volés, squelettes d'animaux préhistoriques et vestiges revendus sur les marchés touristiques, tombes profanées... Marchands et collectionneurs des pays riches captent l'essentiel des richesses générées par ce trafic qui dégrade irrémédiablement les zones auxquelles il s'attaque. C'est le plus pernicieux des marchés et le plus symbolique des destructions que subissent les pays du Sud, où matières premières, sources d'énergies, productions agricoles et culturelles continuent d'être drainées vers une poignée de pays riches.
Nombre de pages
402
Date de parution
06/05/2021
Poids
208g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782748904369
Titre
Un nouvel or noir. Le pillage des objets d'art en Afrique, Edition revue et augmentée
Auteur
Baqué Philippe
Editeur
AGONE
Largeur
110
Poids
208
Date de parution
20210506
Nombre de pages
402,00 €
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La grande distribution propose des produits bio importés del'autre bout du monde, à l'empreinte écologiquecatastrophique, cultivés par des ouvriers sous-payés etrevendus entre cinq et dix fois leurs prix d'achat. Pendant cetemps, des paysans vendent leurs produits bio, avec uneréflexion sur un prix juste, sur des marchés de plein vent ou ausein d'Amap. Plutôt qu'une démarche indissociablementécologique, sociale et politique, peut-on réduire la bio à unedistribution d'aliments sans pesticides pour consommateursinquiets de leur santé? La bio peut-elle se mettre au service du"bien-être" d'une partie de la population sans ébranler lesfondements de la société de consommation.
Ma mère a passé quelques années dans une unité fermée d'un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Ce que j'y ai vu n'a fait qu'alimenter mes doutes sur la maladie d'Alzheimer. La maltraitance institutionnelle latente, l'omniprésence des laboratoires pharmaceutiques dans sa médicalisation et son accompagnement, l'échec des différentes politiques censées y répondre, la surenchère médiatique... Qu'est-ce qui se cache derrière ce qu'on nous présente comme une épidémie ? En l'absence de traitement médicamenteux efficace contre la maladie d'Alzheimer, dont on ne connaît toujours pas les causes, la recherche s'oriente désormais vers la prévention de la maladie, à travers le séquençage du génome, les manipulations génétiques, les nanotechnologies, les prothèses bioniques ou encore les objets médicaux connectés. Ce livre, qui commence sous la forme d'un carnet de bord écrit au chevet d'une mère diagnostiquée Alzheimer, est une enquête menée à la première personne. En s'intéressant aux spéculations des laboratoires pharmaceutiques soutenus par les politiques publiques, mais aussi aux projets mégalomaniaques d'entreprises comme Google, Apple, Facebook ou Amazon, il montre comment la santé devient un "business" de plus en plus rentable. Les nouvelles technologies négligent l'humain, et pourraient bien réaliser un projet de société qui a pour nom "transhumanisme" - une conception eugéniste des corps et des consciences.
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.
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