Pour un nouvel art politique. De l'art contemporain au documentaire
Baqué Dominique
FLAMMARION
21,90 €
Epuisé
EAN :9782082102841
Il existe, en France notamment, un consensus chez artistes et critiques qui consiste à perpétuer l'idéal d'une oeuvre d'art susceptible d'éveiller les consciences aliénées, de modifier le cours de l'Histoire, de créer de la "reliance" là où le tissu social s'est déchiré. Ce livre émet une hypothèse radicalement autre, critique et polémique analysant les pôles de résistance que l'art oppose depuis une vingtaine d'années à l'effondrement du politique, l'auteure montre combien l'art contemporain se révèle souvent naïf, idéologiquement faible, encore pétri d'illusions humanistes, clivé entre les positions désormais caduques des néo-avant-gardes et les oeuvres dites "relationnelles", qui prônent une convivialité de bon aloi et occultent gravement l'extrême dureté des fractures sociales. L'auteure interroge les récentes pratiques de guérillas sémiotiques contre la mondialisation et récuse la supposée valeur de véracité que certains continuent d'attribuer au photojournalisme, en dépit de la spectacularisation de l'information. D'où ce constat: à la déréliction du politique correspond la défection de l'art à vocation politique ou sociale. Constat d'échec? Pas seulement. Car l'art pourrait passer le témoin à d'autres formes visuelles: le documentaire engagé, photographique et plus encore cinématographique, puissante "machine à penser" selon l'expression de Thierry Garrel. Ce livre se veut, au final, un hommage rendu à la modestie lucide du documentaire, au travail du temps, à la parole incarnée, à l'écart des bruyantes imageries postmodernes Biographie de l'auteur Ancienne élève de l'école normale supérieure, agrégé de philosophie et maître de conférence à l'université Paris-VIII, Dominique Baqué signe chaque mois la chronique "Photographie" de la revue Art Press. Elle est notamment l'auteure de Maurice Tabard (Belfond, 1991), Les Documents de la modernité (Jacqueline Chambon, 1993), La Photographie plasticienne. Un art paradoxal et Mauvais genre(s). Erotisme, pornographie, art contemporain (Éditions du Regard, 1998 et 2002)
Nombre de pages
318
Date de parution
27/01/2004
Poids
365g
Largeur
135mm
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EAN
9782082102841
Titre
Pour un nouvel art politique. De l'art contemporain au documentaire
Auteur
Baqué Dominique
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
365
Date de parution
20040127
Nombre de pages
318,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Jour après jour, notre regard soutient l'insoutenable des images: guerres, génocides, terrorisme, actes de barbarie, humiliations, injustices extrêmes. L'effroi du présent nous devient familier. Le monstrueux a même un pouvoir hypnotique. Cette usure et cette sidération n'appellent-elles pas un autre régime d'images? l'invention d'un regard qui ne soit ni trop proche ni trop lointain, ni obscène ni détaché? Dominique Baqué examine les représentations de la violence dans le photojournalisme, l'art engagé ou "caritatif", le témoignage amateur, la vidéo trash. Elle s'arrête avec émotion sur le cinéma et sur les oeuvres (photographie, vidéo, installation) qui évitent le piège de la compassion, réveillent les consciences par d'autres stratégies visuelles: l'appropriation, la théâtralisation, le retrait. Elle interroge la responsabilité de ceux qui font et de ceux qui regardent: peut-on "pactiser" avec l'inhumain? Est-il des situations où l'art doit se retirer? En définitive, quel rôle doit-il, veut-il et peut-il vraiment jouer? Avec cette ultime question: en ces temps où de nouvelles violences sont infligées aux femmes, pourquoi l'art reste-t-il quasi muet...
Il existe, en France notamment, uni consensus chez artistes et critiques qui consiste à perpétuer l'idéal d'une ?uvre d'art susceptible d'éveiller les consciences aliénées, de modifier le cours de l'Histoire, de créer de la "reliance" là où le tissu social s'est déchiré. Ce livre émet une hypothèse radicalement attire, critique et polémique: analysant les pôles de résistance que l'art oppose depuis mie vingtaine d'années à l'effondrement du politique, l'auteure montre combien une partie de l'art contemporain peut se révéler naïf, idéologiquement faible, encore pétri d'illusions humanistes, clivé entre les positions désormais caduques des néo-avant-gardes et les ?uvres dites "relationnelles", qui prônent une convivialité de bon aloi et occultent gravement l'extrême dureté des fractures sociales. L'auteure interroge les récentes pratiques de guérillas sémiotiques contre la mondialisation et récuse la supposée valeur de véracité que certains continuent d'attribuer ait photojournalisme, en dépit de la spectacularisation de l'information.D'où ce constat: à la déréliction du politique correspond la défection de l'art à vocation politique ou sociale. Constat d'échec? Pas seulement. Car l'art pourrait passer le témoin à d'autres formes visuelles: le documentaire engagé, photographique et plus encore cinématographique, puissante "machine à penser" selon l'expression de Thierry Garrel. Ce livre se veut, au final, un hommage rendu à la modestie lucide du documentaire, an travail du temps, à la parole incarnée, à l'écart des bruyantes imageries postmodernes.
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Dans la pénombre des photographies d'Eric Aupol s'infiltre une lumière qui révèle la profondeur d'une architecture, l'intimité d'endroits vides, et l'épaisseur d'une histoire, les sédiments d'un lieu nu. En la penumbra de las fotografias de Eric Aupol se infiltra una luz que revela la profundidad de una arquitectura, la intimidad de lugares vacios y el espesor de una historia, los sedimentos de un lugar desnudo.