Figures de l'outsider en Amérique hispanique s'intéresse à des individus qui, malgré leur diversité, partagent une situation commune : la discrimination. Comment les désigner autrement que par le tenue négatif de "marginaux" ? Le terne d'"outsider" est proposé, car il implique la déterritorialisation d'un objet - la marginalité initialement subie - qui se libère ainsi de ses usages négatifs liés à l'exclusion pour se doter d'une autre logique, davantage positive et offensive : la "lutte active". Il s'agit de l'attitude de celles et de ceux qui décident et se sentent la force, seuls ou collectivement. de inciter des actions pour résister à la relégation, remettre en question les nonnes qui en sont à l'origine et, in fine, essayer d'apporter des solutions. Les outsiders tenants de cette "lutte active" sont principalement les personnes perçues connue porteuses de l'un ou de plusieurs des stigmates signalés par le sociologue Erving Goffman. Il s'agit des outsiders étrangers et/ou ethniques, de même que les individus discriminés en raison de leur orientation sexuelle ou de leur genre, mais aussi les opposants à un régime politique autoritaire dom le "stigmate" est, par exemple, l'adhésion à une idéologie considérée par le pouvoir en place comme néfaste, perverse, dangereuse. L'objectif de cet essai, qui s'appuie sur des figures d'outsiders hispano-américains (Chili, Costa Rica et Mexique), est de comprendre, d'une part. les mécanismes sociétaux qui les produisent et. d'autre part, d'analyser les différentes actions mises en place par ces outsiders afin de s'y opposer ainsi que leurs résultats. Il s'agit donc d'une étude s'inscrivant pleinement dans l'entreprise déconstructiviste opérée par le post-modenrisme et le post-colonialisme qui interrogent respectivement les grandes idéologies totalisantes comme la religion, la nature, la science, la famille, le patriarcat, etc., ainsi que le sujet et l'histoire coloniale.
Nombre de pages
462
Date de parution
11/04/2019
Poids
689g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343173344
Titre
Figures de l'Outsider en Amérique hispanique
Auteur
Balutet Nicolas
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
689
Date de parution
20190411
Nombre de pages
462,00 €
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Résumé : S'articulant autour de ces axes que sont le voyage vers le Nouveau Monde, l'histoire du christianisme et de l?évangélisation, le franchissement des frontières et normes, et l'ouverture à l'inconnu, évoquant encore ces figures, religieuses ou littéraires, qui ont franchi, socialement, artistiquement, les au-delà, le recueil " Contrabandista entre mundos fronterizos " nous impose plus particulièrement une autre histoire du continent sud-américain. Un sujet qui ouvre les portes sur différents états de cet espace, et qui soulève, implicitement, les problématiques liées aux échanges, aux rencontres entre civilisations, aux imprégnations et canaux souterrains qui se créent entre ce qui semble aux antipodes les uns des autres. Du monde arabo-musulman aux élans anarcho-féministes de l'Argentine, cet ouvrage collectif offre un radical décentrement et, tout en s'ancrant fréquemment dans un départ du Vieux Continent, place dans la lumière les questions des limites et des barrières, de la liberté et, en creux, de la désillusion générée par une certaine déterritorialisation. Organisées en cinq grands thèmes, autant de recherches à l'intelligence éloquente, riches de l'intransigeance et de la précision de leurs auteurs.
Résumé : Ce manuel de civilisation hispano-américaine propose une synthèse claire et accessible des principales problématiques de civilisation contemporaine d'un sous-continent divers et complexe. L'étudiant pourra s'orienter précisemment dans l'ouvrage en se référant à ces problématiques expliquées et définies. Il pourra ainsi aborder les commentaires de documents et les dissertations enrichi de ces réflexions. Des compléments en ligne offrent des exercices d'évaluation de vos connaissances.
Dans son essai Les transclasses ou la non-reproduction, la philosophe Chantal Jaquet invente le mot "transclasse" pour désigner les personnes en situation de mobilité sociale, autrement qualifiées de "transfuges de classe". La mobilité sociale ascendante reste encore aujourd'hui exceptionnelle malgré la démocratisation de l'accès aux études à partir des années 1960 et le taux toujours plus élevé de bacheliers. La raison principale de cette situation provient du fait que l'origine sociale constitue un élément essentiel dans la réussite scolaire sur le long terme. Si les individus issus d'un milieu favorisé passent de nos jours par les mêmes étapes scolaires que les autres et, en ce sens, se situent sur un plan d'égalité, il ne faut pas oublier qu'ils sont, en même temps, des héritiers, en particulier dans le domaine culturel. C'est la possession ou non de ce patrimoine qui explique en grande partie la réussite des uns et les difficultés des autres. Les sociologues Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron parlent ainsi d' "acculturation" pour caractériser l'acquisition de la culture dans le cas des fils d'agriculteurs, d'ouvriers, d'employés ou de petits commerçants. Loin d'être naturel, cet apprentissage relève d'une véritable "conquête". C'est l'histoire de cette conquête semée de doutes, de difficultés mais aussi de grands bonheurs et de rencontres qu'entend retracer cet ouvrage qui éclaire d'un jour nouveau les goûts esthétiques et les préoccupations épistémologiques d'un "transclasse", aujourd'hui spécialiste des études sur les identités en Amérique hispanique. Situés "au centre de la marge", les travaux de Nicolas Balutet s'appesantissent non seulement sur des questions liées à des individus discriminés en raison de leur genre, de leur préférence sexuelle, de leur ethnie, etc., mais s'appuient également parfois sur des corpus dépréciés.
L'homosexualité n'est pas un objet d'étude intéressant et porteur. L'absence de ce thème dans les recherches françaises sur le monde hispanophone nous inviterait à accepter cette provocante mais volontaire affirmation. Foucault, Derrida ou Wittig, ces illustres compatriotes qui ont tant fait pour les lesbian and gay studies américaines, semblent inconnus aux hispanistes hexagonaux. L'intérêt du thème de l'homosexualité est pourtant indéniable et ne se limite pas à la seule intention d'une "communauté" avide de référents. La société dans ses multiples et nécessaires différences gagnera à la reconstruction d'une réalité, jusqu'ici silencieuse ou plutôt passée sous silence. Ce recueil qui amorce une réflexion sur les représentations homosexuelles dans la culture hispanophone est à l'image de la recherche française en la matière. On ne s'étonnera donc pas de n'y trouver, à l'exception de l'analyse de Nicolas Balutet, que des contributions d'universitaires anglo-saxons. Point ici de fatalisme, c'est au contraire le premier pas vers un champ du savoir qui, bientôt, ne manquera pas de dévoiler aux hispanistes français l'essence de ses potentialités.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.