
Le dernier procès de Kafka. Le sionisme et l'héritage de la diaspora
Au moment de mourir, en 1924, Kafka demande à son ami Max Brod - qui s'y refusera - de brûler son journal, ses lettres, ses romans inachevés, etc. Quand, en 1968, Max Brod meurt à son tour, à Tel-Aviv, Kafka est reconnu comme l'un des plus grands écrivains du siècle et son héritage devient l'enjeu de querelles passionnées. Les procès vont réveiller "l'éternel débat sur l'ambivalence de Kafka envers le judaïsme et le projet d'établissement d'un Etat juif - et sur l'ambivalence d'Israël envers Kafka et la culture de la diaspora". Selon l'auteur, l'Etat juif repose notamment sur "l'idée que c'est seulement en Israël - et seulement en hébreu - que l'on peut à nouveau entrer dans l'histoire en tant que Juif". Ce livre restitue le monde de Kafka de l'entre-deux-guerres. Le sionisme apparaît comme un refuge, face au double risque qui menace le peuple juif : d'un côté, la violence antisémite, de l'autre, la perte d'identité par une lente assimilation. Si Kafka n'a jamais vraiment adhéré au sionisme, il a appris l'hébreu avec passion. N'était-ce pas d'abord un "moyen de renaissance spirituelle" qui donnerait un nouveau sens à l'idée même de nation, grâce à l'amitié entre Juifs et Arabes ? A qui appartient Kafka ? Et, plus généralement, à qui appartient l'héritage de la diaspora ? Kafka lui-même n'a pas tranché, soulignant qu'il était un Juif écrivant en allemand : "Suis-je un écuyer monté sur deux chevaux ? Malheureusement, je n'ai rien d'un écuyer. Je gis par terre."
| Nombre de pages | 286 |
|---|---|
| Date de parution | 25/11/2021 |
| Poids | 286g |
| Largeur | 125mm |
| EAN | 9782348072192 |
|---|---|
| Titre | Le dernier procès de Kafka. Le sionisme et l'héritage de la diaspora |
| Auteur | Balint Benjamin ; Pignarre Philippe |
| Editeur | LA DECOUVERTE |
| Largeur | 125 |
| Poids | 286 |
| Date de parution | 20211125 |
| Nombre de pages | 286,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le dernier procès de Kafka. Le sionisme et l'héritage de la diaspora
Balint Benjamin ; Pignarre PhilippeRésumé : Au moment de mourir, en 1924, Kafka demande à son ami Max Brod - qui refusera - de brûler son journal, ses lettres, ses romans inachevés, etc. Quand, en 1968, Max Brod meurt à son tour à Tel-Aviv, Kafka est reconnu comme un des plus grands écrivains du siècle et son héritage devient un enjeu passionné. Les procès vont réveiller " l'éternel débat sur l'ambivalence de Kafka envers le judaïsme et le projet d'établissement d'un Etat juif, tout comme sur l'ambivalence d'Israël envers Kafka et la culture de la diaspora ". Selon l'auteur, " l'Etat juif repose sur une impulsion contradictoire : la nécessité de se purger de l'atavisme de la diaspora, avec l'idée que c'est seulement en Israël - et seulement en hébreu - que l'on peut à nouveau entrer dans l'histoire en tant que Juif ". Ce livre restitue le monde de Kafka de l'entre-deux-guerres. Le sionisme apparaît comme un refuge, face au double risque qui menace le peuple juif : d'un côté, la violence antisémite, de l'autre, la perte d'identité par une lente assimilation. Si Kafka n'a jamais vraiment adhéré au sionisme, il apprend l'hébreu avec passion. N'était-ce pas d'abord un " moyen de renaissance spirituelle " qui donnerait un nouveau sens à l'idée même de nation, grâce à l'amitié entre Juifs et Arabes ? A qui appartient Kafka ? Et, plus généralement, à qui appartient l'héritage de la diaspora ? Kafka lui-même n'avait pas tranché cette question, soulignant qu'il était un Juif écrivant en allemand : " Suis-je un écuyer monté sur deux chevaux ? Malheureusement, je n'ai rien d'un écuyer. Je gis par terre. "ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,00 € -

Les voies de la régression
Balint MichaelCélèbre psychiatre et psychanalyste anglais d'origine hongroise, élève de Sandor Ferenczi, Michaël Balint (1896-1970) est à l'origine d'un mouvement médical qui a profondément re-nouvelé les relations entre les médecins et les malades. Il est l'auteur aux Editions Payot de nombreux ouvrages, dont Le Médecin, son malade et la maladie, Amour primaire et technique psychanalytique et Le Défaut fondamental.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,95 € -

Le médecin en formation. La sélection et l'évaluation des résultats dans un programme de formation d
Balint Michael ; Balint Enid ; Gosling Robert ; HiChaque année, dans le monde occidental, on voit se multiplier les cours destinés à assurer aux médecins généralistes une certaine formation dans le domaine de la psychiatrie ou de la psychothérapie. Parallèlement, on assiste à une discussion permanente sur la valeur et l'utilité de tels cours. Michaël Balint et ses collaborateurs de la Clinique Tavistock ont entrepris une longue recherche à ce sujet dans le cadre des séminaires de généralistes organisés par cette institution. L'étude fait apparaître l'ambivalence des rapports de chacun à la psychiatrie et à la psychothérapie. Elle met aussi en cause le type de formation psychologique offerte généralement aux praticiens, inadaptée à leurs besoins et assurée par des enseignants mal préparés à cette pédagogie spécifique.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,50 € -

Amour primaire et technique psychanalytique
Balint MichaelRésumé : " Depuis Au-delà du principe de plaisir de Freud, puis Thalassa et les écrits techniques plus tardifs de Ferenczi, le rôle et la place de la destructivité et de la haine dans le développement psychique de l'homme ont constitué un problème embarrassant pour la recherche psychanalytique. L'importance théorique mise à part, la réponse donnée à ce problème exerce une influence fondamentale sur notre conception des processus thérapeutiques au niveau du patient, donc sur nos interprétations, c'est-à-dire, en fait, sur tout notre comportement dans la situation analytique. Je pense avoir été enfin en mesure de clarifier certains aspects de ces corrélations. MICHAEL BALINTÉPUISÉVOIR PRODUIT30,50 €
Du même éditeur
-

Slut shaming
OVIDIEDe la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Sociologie des pratiques culturelles. 3e édition
Coulangeon PhilippeRésumé : Dans la plupart des sociétés occidentales, la place des loisirs et des activités culturelles s'est sensiblement accrue depuis la fin des années 1960. Cette évolution générale masque toutefois de profondes disparités qui interrogent le bilan des politiques de démocratisation de la culture car celles-ci, notamment en France, inspirent l'essentiel des politiques publiques menées dans ce domaine. L'accès aux biens, aux services et aux équipements culturels continue d'alimenter les inégalités observées dans d'autres domaines de la vie sociale, en particulier dans le domaine scolaire. Marquée par la montée de l'audiovisuel, le recul de l'écrit et la globalisation de l'offre de biens et services culturels, la cartographie des styles de vie culturelle est aujourd'hui perturbée par un certain éclectisme des goûts et des pratiques ; si celui-ci brouille le découpage des frontières symboliques entre les groupes sociaux, il n'est pas nécessairement synonyme d'une disparition des hiérarchies culturelles.EN STOCKCOMMANDER11,00 € -

Comme on les enferme. Dans les centres de rétention, de Paris à Lampedusa
Tassin LouisePartout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs). Introduction à la Communication NonViolente
Rosenberg Marshall B. ; Cesotti Annette ; SecretanEN STOCKCOMMANDER20,50 €
