Les empoisonneurs. Chlordécone : Histoire d'un mépris français
Baléo Marie
GRASSET
22,10 €
Epuisé
EAN :9782246838302
Ce n'est pas à nous de prendre des décisions par rapport à ceux qui vont naître ; les générations futures se démerderont comme tout le monde". Président de la ComTox Des centaines de milliers de Français contaminés, des terres et eaux polluées pour des décennies voire des siècles, une génération d'enfants lourdement affectés... Ce scandale dont vous n'avez peut-être jamais entendu parler, c'est celui du chlordécone. Martinique, fin des années 1960 : une poignée de familles, héritières des premiers colons, règnent sur l'économie locale et son fragile pilier, la banane. Lorsqu'un insecte, le charançon, se met à ravager les plantations, menaçant de ruiner la filière, le ministère de l'Agriculture autorise une nouvelle molécule venue des Etats-Unis, le chlordécone. Hautement toxique pour l'homme, le pesticide s'infiltre dans les sols et les eaux, contaminant durablement la faune et la flore. Dès les années 1970, les Etats-Unis prennent conscience du danger et interdisent définitivement le chlordécone. Mais la France voit les choses d'un autre oeil : la banane tricolore doit survivre, coûte que coûte. Avec la bénédiction de l'Etat, le produit miracle sera épandu sur les bananeraies françaises jusqu'en 1993. Seule la ténacité de quelques scientifiques et d'un fonctionnaire rebelle permettra de mettre au jour un désastre dont les Antilles n'ont pas fini de subir les effets. Une commission influencée par des lobbyistes de la chimie, des producteurs de pesticides peu scrupuleux, un ministre de l'Agriculture faisant ami-ami avec les barons de la banane... Les Empoisonneurs raconte les coulisses de l'un des plus grands scandales environnementaux et sanitaires français. Et montre comment l'Etat, mêlant incurie et indifférence, a failli à sa mission première : protéger les citoyens.
Nombre de pages
272
Date de parution
15/01/2025
Poids
272g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782246838302
Titre
Les empoisonneurs. Chlordécone : Histoire d'un mépris français
Auteur
Baléo Marie
Editeur
GRASSET
Largeur
141
Poids
272
Date de parution
20250115
Nombre de pages
272,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Pas facile de mener les recherches sur les renseignements, difficile de faire parler les hommes de l'ombre, tous préfèrent faire régner la loi du silence : l'omerta. Il faut dire que ce que l'on entend est parfois effrayant et va même au-delà du fantasme. Ecrire sur les renseignements constitue un exercice scientifique redoutable dans la mesure où la profession, en raison du secret dont elle se fait entourer, de l'influence et de la puissance qu'on lui prête, a pris la dimension d'un véritable mythe. Mais au-delà d'images d'Epinal qui l'entourent, d'aucuns se demandent : quels services de renseignement pour la RDC ? Cet ouvrage est une immersion dans l'univers des renseignements où la réalité dépasse souvent la fiction, où la raison d'Etat l'emporte sur tout le reste, un monde où la politique, la morale et le droit ne font pas bon ménage.
Depuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, la, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre". Séduite à l'âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l'emprise que cet homme a exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d'une époque et la complaisance d'un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.
Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié. Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l'appui et l'amitié d'Anne Goscinny, à ce "Roman des Goscinny" - un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au coeur d'une famille juive, exilée de Pologne et d'Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L'enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l'écriture. Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l'histoire, entre l'Amérique et l'Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le "paresseux contrarié" , une partie de la famille meurt dans les camps d'extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d'Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud. C'est aux portes du "célèbre village gaulois" que s'arrête le premier tome du "Roman des Goscinny" : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de "René" ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie - donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.
Voici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l'âge de 23 ans sous les aboiements d'une meute de chiens, il entame une vie d'exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir ajamis vraiment quitté Montréal. Après l'Autoportrait de Paris avec chat, Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L'Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l'exil : est-ce une expérience aussi terrible qu'on le dit ? En revenant sur ce qu'on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l'esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! Le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : " Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage " . Si les exils ont leur part d'arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. De Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l'Amérique à l'Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d'autres.
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