Psychose, autisme et défaillance cognitive chez l'enfant
Balbo Gabriel ; Bergès Jean
ERES
21,00 €
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EAN :9782865869237
Cet ouvrage se présente comme la suite de l'élaboration du concept et de la clinique du transitivisme que Gabriel Balbo et Jean Bergès ont initiée dans Jeu des places de la mère et de l'enfant*. Dès lors qu'il s'agit d'enfants autistes ou psychotiques. Ils mettent en évidence l'importance théorique et clinique de rapport décisif de Lacan qu'est le grand Autre. Ils soutiennent qu'on ne peut plus parler de psychose, d'autisme ou de défaillance cognitive chez l'enfant comme d'entités autonomes qui supposeraient une étiologie linéaire ou une causalité plurifactorielle, mais qu'il faut les considérer au contraire comme des modalités de réponses à des facteurs prédéterminés qui s'organisent de façon complexe, sur le mode d'une topologie en constante transformation autour de ce point d'arrimage et de repérage qu'est le grand Autre pour l'enfant, les parents, l'analyste et l'institution ; ils montrent comment s'articulent les fonctions, les places et les rapports réciproques du grand Autre avec les formations de l'inconscient découvertes par Freud, reprises par Lacan. Avec des enfants psychotiques et autistes, leur ambition est d'offrir des éléments propres à établir une direction de la cure qui tienne compte non seulement de la problématique de leur structure mais aussi du poids, des incidences, des articulations et des entraves cognitives qui ont précédé ou suivi leurs troubles, et ont longtemps été connotés du terme de "débilité". En soulignant ce qu'ont de dynamique et d'utile les transformations incessantes en jeu dans la clinique, les auteurs proposent une élaboration théorique rigoureuse qui incite les analystes à prendre la liberté de procéder et d'inventer à leur tour.
Nombre de pages
158
Date de parution
20/03/2001
Poids
213g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782865869237
Titre
Psychose, autisme et défaillance cognitive chez l'enfant
Auteur
Balbo Gabriel ; Bergès Jean
Editeur
ERES
Largeur
140
Poids
213
Date de parution
20010320
Nombre de pages
158,00 €
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Subversif du rapport au dessin pris comme illustratif fascinant, Gabriel Balbo, par une trame d'articles écrits sur cinquante ans de pratique psychanalytique avec les enfants, boucle une élaboration théorico-clinique sur le dessin, dont l'usage n'est pas de faire image, étalage, barrage à l'apparolage. L'association libre de l'enfant demeure la voie signifiante royale entre l'épatent visible et le lisible latent du désir, que l'enfant peut faire sien en (se) l'interprétant, sur le fil du langage du désir. Le dessin, comme le rêve élaboré par Freud, est une écriture qui attend sa lecture pour s'interpréter grâce au dessein du transfert tressé dans une cure, où la disparité subjective assure que du désir soit transféré et fasse écriture. Le dessin peut être une voie et un lieu de formation de l'inconscient, production à la trace et sur la trace du désir. Encore faut-il savoir la suivre pour mieux le lire, afin qu'il se dise. Les dessins d'enfants seraient-ils des dessins rêvés, voire des dessins de rêves ? "Par ses dessins, l'enfant exprime très bien qu'il rêve beaucoup, mais qu'il ne dispose pas encore des facilités de la langue pour dire ce qu'il rêve". Or le rêve n'est pas équivalent au dessin, tant manque au dernier l'intentionnalité discursive du premier. Cet ouvrage transmet une direction permettant de renoncer à la Tempête imaginaire, dont Shakespeare dirait qu'elle ne vise qu'à "empocher fallacieusement le dire" de l'Autre.
L'autisme, la psychose et le narcissisme sont-ils des champs cliniques qui ne se localisent qu'aux "grands" cas, ou peuvent-ils se repérer également dans le corps social le plus commun, dans une "petite" quotidienneté psychopathologique ? Cet abord fait considérer ces champs non plus seulement comme des "entités autonomes avec leur étiologie linéaire, mais comme des modalités de réponses à des facteurs prédéterminés qui s'organisent de façon complexe". Si l'autisme, la psychose ou le narcissisme sont signifiants de la folie de l'autre, quel objet, fonctionnel d'une jouissance, ne pourrait s'en extraire pour y mettre un terme et pour enfin permettre au sujet de se regarder et s'entendre autrement ? A ce propos, Gabriel Balbo a le souci de rappeler Lacan, qui qualifie les autistes de personnages plutôt verbeux. N'évoquait-il que ce que l'on croit ? Qui ne peut jamais s'identifier ces discours dont le fruit défendu, objet de jouissance, est de "préférer ne pas"? G. Balbo saluait le sublime de l'écrit d'Herman Melville, Bortleby le scribe, comme clinique de l'autisme. Pourrait-on qualifier l'autisme de "courant"? En effet, qui ne dis-court pas ? Gabriel Balbo, au travers d'articles éclairants, fait grand cas de ces trois champs cliniques, afin de nous en faire entendre autre chose. Aussi peut-on parvenir, grâce à cette transmission, à la chose Autre, relevant du discours psychanalytique et de sa théorisation.
Le transitivisme est un terme d'origine psychiatrique, élaboré dans le cadre de travaux sur la psychose. Jean Bergès et Gabriel Balbo, psychanalystes d'enfants, se proposent de redéfinir cette notion dans une perspective psychanalytique, à partir de la théorie de Lacan. De quoi s'agit-il ? Du phénomène à la fois banal et capital où la mère, dans l'échange avec l'enfant, fait chez celui-ci l'hypothèse d'un savoir à partir de sa propre expérience corporelle : "Attention, tu vas te faire mal !". À travers son discours, elle lui transmet cette hypothèse qui permettra à l'enfant d'accéder à une demande et, ultérieurement, à son désir. Ce livre permet de comprendre comment se structure un enfant. Il s'efforce d'articuler de manière très systématique la notion de transitivisme aux thèmes et aux concepts plus classiques de la tradition psychanalytique. Il offre un regard neuf pour aider les thérapeutes à orienter leur travail auprès d'enfants et pour renouveler les idées de tous ceux qui s'intéressent à la relation mère-enfant. --Emilio Balturi
Les auteurs sont certains d'une chose : jamais une psychothérapie n'est une psychanalyse. Ils constatent cependant que des praticiens se trouvent parfois contraints de devoir employer des modalités psychothérapeutiques, pour parvenir à mener des cures pourtant analytiques avec certains enfants. Ils se demandent pourquoi et cherchent à dégager avec précision : ce qui caractérise et distingue les psychothérapies d'enfant de la psychanalyse de l'enfant ; ce que sont leurs spécificités ; ce qui exclut de les confondre ; ce qui les rapproche ou ne les rend pas toujours antinomiques. Remettant sur le métier principes, concepts et conditions pratiques, ils en tirent d'utiles conclusions libérées de toute opposition, de tout clivage sommaires. Ils mettent ainsi le fruit de leur recherche à la disposition des parents qui souhaitent engager leur enfant dans une psychothérapie ou une psychanalyse : ils seront mieux à même d'évaluer la part qui est la leur, et celle de leur enfant, dans le choix du traitement. Ils sauront quelles jouissances, quelles pertes, quelles espérances et quelles illusions pourront être les leurs après-coup.
Missonnier Sylvain ; Desmarez Christine ; Golse Be
Initialement centrée sur la période postnatale, la consultation thérapeutique parents/enfant, née de la pratique créative du pédiatre et psychanalyste anglais Donald W. Winnicott, a progressivement intégré le temps de la grossesse. À partir de son expérience à l'hôpital et en libéral, Sylvain Missonnier témoigne de cet élargissement et en partage avec rigueur les aménagements théorico-cliniques. Il nous invite à considérer le f?tus comme un partenaire dont la présence appelle une écoute et une adresse spécifique et non comme un figurant muet ou un simple écran des projections parentales. En offrant une hospitalité privilégiée à la rencontre en temps réel avec le f?tus et aux réminiscences actives d'ex-f?tus et d'ex-bébés de ceux qui s'apprêtent à devenir parents, la clinique anténatale contribue à la prévention en santé mentale dans ce temps si particulier de la vie.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
Pinelli Anna ; Sanejouand Catherine ; Izard Benoît
Comment développer la confiance que l?enfant aura en lui et la conscience de son individualité propre au sein de la société quand il est, aux premières heures de sa vie, si vulnérable et soumis à son entourage immédiat ? Comment faire un adulte autonome de ce nouveau-né dépendant pour tout ? C?est possible en créant avec lui une relation sécurisante. Par les soins d?abord, le corps à corps, la parole et l?écoute ensuite, la mère donnera à son bébé l?assurance qu?il existe, qu?il est quelqu?un à part entière et qu?elle va l?aider à grandir, s?élever à la hauteur de sa valeur. Confiant, mû par un formidable appétit de vivre, une hardiesse d?aventurier, il voudra naturellement tout voir, tout connaître, tout expérimenter ! Il le fera sans jamais se mettre en danger dès lors qu?il aura une connaissance parfaite de son corps et une bonne maîtrise de l?équilibre. Un ouvrage indispensable pour que les parents - et les professionnels - prennent conscience de l?importance du soin et de la place faite au corps afin que le bébé se forge une personnalité autonome. Anna Pinelli est sage-femme, auteur et responsable du projet pédagogique " Le soin relationnel, le mouvement libre et le jeu autonome " développé depuis 1980 à l?espace municipal petite enfance d?Hauteville-Lompnès (Ain) et mis en pratique au Québec depuis 1983.