En septembre 1911, deux semaines après la disparition mystérieuse de la Joconde du musée du Louvre, Wilhelm de Kostrowitzky, dit aussi Guillaume Apollinaire, est impliqué dans une sombre histoire de statuettes volées. Il est incarcéré durant cinq jours à la Maison de Correction de Paris la Santé. Au cours de sa détention, il écrit. Cette péripétie douloureuse constitue l'objet de cette enquête. L'auteur y exhume des documents officiels et des témoignages que l'on pensait perdus. Minutieusement, il relate les circonstances de l'affaire et reconstitue, presque heure par heure, ce que furent les conditions d'incarcération du poète. Il analyse également les répercussions de cet épisode sur sa vie et son œuvre. Par une connaissance conjuguée du milieu carcéral et des procédés de création littéraire, Franck Balandier apporte une lecture différente des textes, remettant ainsi en cause, à juste titre, les interprétations émises par certains apollinariens. Il suggère une vision sans complaisance du poète de la modernité. Il en dresse les ambiguïtés et les faiblesses et, refusant toute adoration aveugle, il propose de l'homme une description plus juste, sans rien contester du génie qui l'anime.
Nombre de pages
159
Date de parution
01/11/2003
Poids
230g
Plus d'informations
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EAN
9782747505345
Titre
Les prisons d'Apollinaire
ISBN
2747505340
Auteur
Balandier Franck
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
230
Date de parution
20031101
Nombre de pages
159,00 €
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Alsace, 1942. Parce qu'il est homosexuel, le jeune Etienne est envoyé dans l'unique camp de la mort installé en territoire français annexé. Parce qu'il est homosexuel, il porte le triangle rose, insigne de son infamie, sur son pyjama de prisonnier. S'il sort vivant et libre de cet enfer, personne ne le croira, c'est sûr.
Eté 53 : la tranquillité apparente d'un hameau et de ses habitants est troublée par une succession d'événements étranges. D'abord, il y a cette voiture qui plonge dans le fleuve, au milieu de la nuit, et ce curé qui s'en sort miraculeusement indemne. D'où vient-il ? Et pourquoi reste-t-il ? Puis le vieux Léon, unique témoin du passé, qui meurt en emportant ses légendes. Enfin, lorsque l'étranger à la voiture rouge s'arrête quelques jours plus tard, juste avant le premier orage, tout bascule vraiment. Ici, chacun semble redouter cet homme, se cacher à son approche. Quel secret peut-il bien détenir qui mettrait en péril les existences ? Menée comme une quête initiatique et racontée à travers le regard d'une enfant, cette histoire cruelle révèle la fragilité des êtres, leurs fractures, leurs mensonges et les masques qu'ils empruntent pour continuer de vivre.
Protégée par de hauts murs et des siècles de silence, la prison hésite toujours au bord de notre présent. Il faut, pour la raconter, y être en quelque sorte introduit et l'avoir vécue de l'intérieur. Mais il faut aussi un regard pour oser la décrire et trouver les mots justes pour la maintenir à distance raisonnable. Partant de l'expérience douloureuse qu'en rapportent plusieurs poètes (Villon, Chénier, Rimbaud, Apollinaire, Genet, Sarrazin), l'auteur nous invite à pénétrer au coeur des prisons parisiennes. Du Châtelet à la Santé, en passant par la Conciergerie, Saint-Lazare, Mazas et la Petite Roquette, il s'agit d'un voyage intérieur, d'une exploration à la fois géographique, historique et littéraire. Dans la confrontation des témoignages poétiques, des archives pénitentiaires et des règlements, dans la distance imaginaire des lieux et des hommes, Franck Balandier propose ainsi une lecture inédite du monde carcéral.
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Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...