Adrien Baillet offre une traversée du dix-septième siècle européen : 1596, naissance de René Descartes, 1691 : publication de La Vie de Monsieur Descartes. Cette biographie n'est pas uniquement l'histoire de la vie privée et publique de Descartes, entouré de ses amis et répondant aux controverses, ni seulement l'histoire de l'élaboration de ses oeuvres philosophiques et scientifiques, de leur publication et de leur réception en Europe, c'est aussi l'histoire du cartésianisme. C'est une somme unique sur la vie intellectuelle européenne, une véritable Encyclopédie avant l'heure. Cette édition annotée avec orthographe modernisée, sources explicitées et discutées, est une nouveauté éditoriale qui va permettre aux lecteurs contemporains d'avoir accès à un écrit majeur du XVIIe siècle sur Descartes, ses livres publiés et ses manuscrits dont certains ont été perdus. Baillet cite avec talent la vaste correspondance de Descartes. Il se réfère aussi à d'autres lettres, en particulier celles de Mersenne, de Gassendi, de Saumaise et de Sorbière - qui éclairent des thèmes philosophiques et scientifiques -, et celles de Chanut, ambassadeur de France en Suède, qui précisent le portrait de la reine Christine et les récits sur la mort de Descartes. L'édition critique de la grande biographie de Descartes par Baillet enrichit, en le contextualisant, un texte irremplaçable, passionnant et foisonnant. Les notes expliquent les termes tombés en désuétude, les notions scientifiques, philosophiques, religieuses, politiques et clarifient les vifs débats.
Nombre de pages
1312
Date de parution
21/10/2022
Poids
1 598g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782350881997
Titre
La vie de Monsieur Descartes
Auteur
Baillet Adrien ; Bitbol-Hespériès Annie
Editeur
ENCRE MARINE
Largeur
240
Poids
1598
Date de parution
20221021
Nombre de pages
1 312,00 €
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Maintes études ont été consacrées à René Descartes mais, curieusement, son existence vagabonde est très peu connue. La seule biographie qui fasse autorité reste celle (publiée en 1692) du Père Baillet. Cette réédition abrégée s'imposait. On y découvre un gentilhomme qui ne craint pas de tirer l'épée, aime le voyage et les filles, s'ingénie à feinter la censure des jésuites - en se repliant en Hollande, dans ses fameux poêles, d'où il entretient une correspondance avec tous les lettrés et les savants de son temps . L'épilogue est des plus romanesques : Stockholm, la cour de l'étrange Christine de Suède qui se piquait de philosophie, le froid, la mort en solitaire, l'immense gloire posthume.
2 volumes sous coffret vendus non séparément Tome I Clémence Ramnoux consacra sa vie entière à l'étude et à la sémantique des penseurs présocratiques comme Héraclite, Empédocle ou Parménide, afin de remonter aux sources de la philosophie. Pour ce faire, elle élabora une méthode de recherche interdisciplinaire, redevable de l'histoire des religions, de la philologie, de la philosophie et de la psychanalyse. Dans ce premier volume se trouvent rassemblés les trois premiers ouvrages (La Nuit et les enfants de la Nuit dans la tradition grecque, Héraclite ou l'homme entre les choses et les mots, Mythologie ou la famille olympienne) de cette grande helléniste qui font toujours autorité. A chaque fois l'auteur a proposé de nouvelles traductions des textes présocratiques. Clémence Ramnoux n'étudie pas seulement l'évolution du mythos au logos, en s'attachant à démontrer le passage du nom des puissances divines à l'abstraction philosophique, elle s'est également intéressée aux fragments d'Héraclite en proposant une lecture non plus fondée selon la division traditionnelle - cosmologie, anthropologie, logique - mais sur une nouvelle méthode de groupement des formules de mots. Dès lors, elle éclaire les fragments d'Héraclite, en se mettant à l'écoute des mots, de leurs jeux, de leurs résonances, de leurs échos pour les entendre philosophiquement et les comprendre dans leur unité, nous faisant oublier le surnom que la tradition lui donnait : "Héraclite l'Obscur" . Dans sa présentation, Rossella Saetta Cottone dit la dette immense de la recherche française envers Clémence Ramnoux qui a su dépasser les clivages disciplinaires pour aborder une question capitale de notre culture comme celle de la naissance de la pensée rationnelle. Tome II Dans ce second volume consacré essentiellement aux études présocratiques, Clémence Ramnoux reconnaît l'apport de Nietzsche en montrant que le retour aux sources archaïques permet de comprendre comment de l'éloignement progressif des dieux vont naître les commencements de la philosophie. Cette dernière se détachera peu à peu du mythe (encore largement présent chez Platon), pour faire émerger la pensée abstraite, toujours en mutation, fille adultérine de la pensée archaïque. C'est à l'aune de ces rencontres agonistiques entre penseurs anciens que la philosophie s'affirmera. Dans une suite d'articles sur les présocratiques, on découvre ce glissement du mythe à la pensée rationnelle, déjà en germe avant Socrate. Avec la traduction commentée du Poème de Parménide, l'auteur montre l'importance de la transmission des textes anciens dont il faut aussi savoir faire une étude critique. Un choix d'articles peu connus, jusqu'alors dispersés et difficilement accessibles, permet de mieux comprendre les relations complexes - à la fois complices et novatrices - de Clémence Ramnoux avec la pensée contemporaine, notamment avec la psychanalyse et avec la philosophie de Bachelard. Cette nouvelle édition en deux volumes des oeuvres majeures de Clémence Ramnoux, entièrement revue et corrigée, est enrichie d'une Table de concordances des fragments orphiques, d'un Index des sources, d'un Index général, d'une Bibliographie raisonnée des oeuvres citées par l'auteur et d'une Bibliographie de ses oeuvres et des articles qui lui ont été consacrés.
Sils-Maria, haut lieu de villégiature philosophique de Friedrich Nietzsche : de son bureau, au c?ur de la haute Engadine, il voit, là, juste sous le ciel, une haute falaise très escarpée. Viendra s'y construire peu de temps après sa disparition, un chalet. Au bord du précipice. C'est là qu'Anne Frank passa, chez des amis de ses parents, les étés de 1935 et 1936, années pathétiques de l'hitlérisme conquérant. Entre le philosophe et la toute jeune Anne, d'une maison l'autre, dans un au-delà du temps qui sollicite rencontre et dialogue, un pays au-delà du crépuscule se dessine. Par petites touches. Dans le froid glacial du haut plateau de la haute Engadine. Dans la clairière aménagée par Hölderlin et Plutarque. Dialogue des morts avec les textes philosémites de Nietzsche, l'ermite de Sils-Maria, avec l'allégresse de celle qui va, bientôt, nous livrer son Journal. Peu à peu les mots construisent le chalet qui n'existait pas, révèlent l'admiration et le respect du Philosophe pour le Peuple juif auquel Anne appartient. Ecritures d'ombres sur les pierres, les parois, les clairières, les poutres des chalets, des chambres de l'Une, du bureau et de la petite table de l'Autre. Immémoriales stèles dans les clairières de l'Engadine. Croisement d'âmes sur les sentiers de l'Alpe. Il fait décidément beau à Sils-Maria,. Très beau.
Comment se satisfaire du récit de la Genèse quand on a quelque révérence pour la femme, ? Dieu l'aurait tirée du flanc d'Adam, ce qui autoriserait l'homme à tenir sa compagne pour inférieure ? Dieu, en frappant d'interdit l'arbre de la Connaissance du bien et du mal, aurait dénié l'autonomie morale à ses créatures, les punissant ensuite d'avoir agi en êtres libres ? N'est-il pas, en outre, singulier, que la Bible soit muette sur la beauté d'Eve, alors que Dieu n'a pu que mettre toutes ses complaisances dans Son ultime ouvrage ? et muette sur l'union charnelle d'Eve et d'Adam, ode sacramentel par excellence ? Irrité par les crimes de leur descendance, le Créateur aurait effacé toute chair de la surface de la Terre, mais, comme dépourvu de prescience, aurait sauvé Noé dont la postérité allait perpétuer le Mal ? Que d'énigmes sont promises au lecteur des Saintes Ecritures. Avant que plus rien ne subsistât du jardin primordial, il importait d'en célébrer les rares vestiges. Avec, s'il se peut, les yeux " non habitués " d'un Adam ; avec ceux, voilés d'une essentielle nostalgie, de la première femme, de la " première mortelle ". Puisse le poète avoir fidèlement transcrit le chant du cygne d'un monde condamné. Puisse-t-il avoir infusé, dans les regards, attention, ferveur et gratitude envers tout ce qui témoigne encore de sa haute origine. A commencer par la femme plénière qu'Eve inaugure. Que soit louée, en celle-ci, la filiation indéfinie de ses pareilles, dépositaires successives de l'enfance du monde, toute grâce et tendresse ; de la courbe accomplie ; du temps cyclique - et d'un rebord de seuil donnant sur un goulet marin ! De quoi, si l'on en croit Camus, savoir quelque chose, ici-bas, du Paradis. De quoi, pour le philosophe, s'aviser que cette preuve tangible, irrécusable, de l'existence de Dieu, qu'il avait tant cherchée, se trouvait en foule sous ses yeux. F. S. Poète de l'Arbre et de l'Océan, François Solesmes est aussi l'auteur d'une " Poétique de la femme ", en deux volets : La Nortpareille et Faites intimes.