Un simulacre de laïcité. L’échec du sécularisme dans le monde anglophone
Baillargeon Normand ; Aussedat Joseph ; Sankari Ni
L'HARMATTAN
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EAN :9782336474533
Les religions se prétendent garantes de la morale. Pourtant, elles prônent parfois une violence atroce, voire les pires injustices. Le monothéisme dégage des relents de totalitarisme. La séparation entre la religion et l'Etat est un concept bien connu, tant chez les francophones que dans l'anglosphère. Toutefois, seule la laïcité républicaine, d'inspiration française, respecte ce principe. Or, celle-ci est souvent condamnée par les commentateurs anglophones. Pour ces derniers, la religion serait intouchable, au-dessus de toute autre considération. Ce clivage franco-anglais a des origines historiques. Plus récemment, plusieurs idéologies identitaires, très à la mode, y jouent un rôle majeur. Elles s'inspirent du relativisme culturel, ayant abandonné l'universalisme des Lumières. Elles courtisent diverses minorités, surtout religieuses. Elles sèment la confusion entre "race" et religion, multipliant ainsi les accusations gratuites de "racisme" contre ses critiques.
Nombre de pages
248
Date de parution
29/08/2024
Poids
378g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336474533
Titre
Un simulacre de laïcité. L’échec du sécularisme dans le monde anglophone
Auteur
Baillargeon Normand ; Aussedat Joseph ; Sankari Ni
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
378
Date de parution
20240829
Nombre de pages
248,00 €
Disponibilité
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Drôle, ludique, didactique et sérieusement indispensable, le petit cours d’autodéfense intellectuelle de Normand Baillargeon Notre cerveau à beau être une merveille de la nature, il est loin d’être parfait lorsqu’il s’agit de raisonner. Certains le savent et en profitent pour nous embrouiller l’esprit à coups d’arguments malhonnêtes, de pseudo-démonstrations trompeuses et de quantités terribles de nombres assommants. Heureusement, Normand Baillargeon nous apprend avec humour comment ne pas nous laisser intimider par les assauts intellectuels des sophistes en tous genres. Clair et accessible, ce petit cours est néanmoins utile à tous, même aux défenseurs les plus aguerris de l’esprit critique. A mettre entre toutes les mains, donc. Robin
Longtemps les Français se sont rêvés cultivés. Ils lisaient L'Iliade et L'Odyssée au collège... Désormais, ils confondent une marque de prêt-à-porter avec le Zadig de Voltaire, quand ils ne prennent pas Liliane est au lycée pour le chef-d'oeuvre d'Homère... La culture est-elle passée de mode...
Rien ne semble aussi universellement admis aujourd'hui que l'idée d'une crise de l'éducation. La persistance des inégalités et le soupçon que les systèmes scolaires oeuvrent à les reproduire, la remise en question de la neutralité des savoirs et de l'universalisme des valeurs nourrissent ce diagnostic. Qu'en dit la philosophie, elle qui, dès sa naissance, s'interroge sur les conditions d'existence d'un savoir et sur les conditions de possibilité de sa transmission? Outre les grands auteurs de la tradition philosophique, ce volume nous invite à découvrir les philosophes contemporains, notamment anglo-saxons, et leurs réflexions stimulantes sur le rôle de l'éducation au sein de la "conversation démocratique".
Nous traversons un moment d?incertitude, de doutes et de profonds désaccords sur la question de savoir ce que signifie éduquer, tant sur le plan individuel que sur les plans collectif et politique. Pourtant, l?école devrait être un lieu de calme et de réflexion, un lieu de culture, un moment pour apprendre à voler de ses propres ailes. Pour démêler les raisons de nos désaccords, le pédagogue et philosophe Normand Baillargeon entame une franche discussion aussi bien avec les partisans des sciences de l?éducation qu?avec la gauche. Son plaidoyer est clair et sans équivoque : la culture, l?éducation et le savoir prendront plus d?importance dans nos vies si nous savons les associer à l?émancipation et à la justice.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...