J'ai lutté inlassablement contre le système de gouvernance par les "complots". J'ai assisté, révolté, impuissant et attristé, à l'enlisement de notre pays, la Guinée, dans une impasse profonde dans tous les domaines : moral, politique, économique, socioculturel. Au soir de ma vie, je consacre les forces qui me restent à témoigner sur le parcours de notre pays. J'ai dénoncé de façon incessante les odieux crimes politiques que les différents présidents, de Sékou Touré à Alpha Condé, ont ordonnés pour se maintenir à vie à la tête de la Guinée. J'ai écrit plusieurs livres que L'Harmattan et Karthala ont bien voulu éditer. Je dédie ce volume à la jeunesse guinéenne avec laquelle j'ai noué et entretenu des relations d'accompagnement, pour construire avec et pour elle, des structures de concertation dans les associations. Je lui fais confiance pour relever les défis de l'incapacité des dirigeants successifs, de 1958 à nos jours, pour construire un Etat "normal", démocratique, capable de protéger et de nourrir ses habitants. Vive la Guinée !
Nombre de pages
260
Date de parution
05/02/2016
Poids
315g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343083377
Titre
La Guinée a eu 55 ans. Et maintenant ?
Auteur
Bah Thierno ; Fopa Robert
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
315
Date de parution
20160205
Nombre de pages
260,00 €
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La Guinée avait des cadres, ils ont péri dans le geôles de Sékou Touré. Il est arrivé au pouvoir par la violence politique. Il s'y est maintenu par l'addition de deux facteurs qu'il a manipulés avec une habileté redoutable. Le premier levier de son ascension a été l'instauration de la violence brutale contre ses adversaires à l'occasion de son élection comme conseiller territorial de Beyla en 1953. De 1954 à sa mort en 1984, il a ordonné l'assassinat de cinquante mille personnes dans les affrontements préélectoraux en 1953, 1956,1957 et 1958 ; et dans les sinistres geôles des casernes du pays. Dans cette hécatombe, cinq mille hauts fonctionnaires ont été brutalement éliminés. Comme Robespierre et Fouquier-Tinville, pour Sékou Touré, la révolution n'a pas besoin de savants. Les victimes de toutes les répressions politiques du PDG sont regroupées dans l'Association des Victimes du camp Boiro, quel que soit le lieu où les martyrs ont été exécutés. Le deuxième levier de son maintien au pouvoir à vie lui a été servi par les accords signés avec les partenaires de la Guinée, de l'Europe de l'Est et de l'Ouest, pour l'exploitation des richesses minières du pays dont la gestion reste inconnue du public depuis le début des exportations jusqu'aujourd'hui. Les communistes et les capitalistes des deux camps de la guerre froide lui ont fourni les moyens de tous ordres pour s'assurer une sécurité totale de leur approvisionnement en bauxite et autres matières précieuses.
La description des croyances des enseignants de Guinée à l'égard de l'intégration des savoirs au primaire constitue l'objet de ce livre. L'auteur questionne spécifiquement le point de vue des enseignants guinéens sur les aspects suivants: les conceptions de l'intégration des savoirs auxquelles ils adhèrent, les produits et effets attendus de l'intégration, les stratégies pédagogiques jugées pertinentes pour procéder à l'intégration des savoirs et le degré d'applicabilité de telles stratégies dans le contexte actuel de l'enseignement primaire en Guinée.
Des contributions africaines à la connaissance de l'histoire de l'Afrique noire, le présent volume de El Hadj Thierno Mamadou Bah mérite rétrospectivement d'être salué. L'initiative prise par l'auteur, en s'appuyant sur diverses sources, orales et écrites, de rassembler dans un texte la longue histoire de cette région phare de l'Afrique de l'ouest marque assurément les premiers pas d'une historiographie africaine moderne. Pour les différentes écoles d'histoire qui s'intéressent au passé du continent africain, cet ouvrage permet de prendre la mesure de l'évolution des connaissances historiographiques sur l'Afrique, depuis le choix des sujets d'étude et la collecte des données jusqu'à leur mise en récit.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...
Cet ouvrage analyse l'action du gouvernement provincial du Lualaba sous le leadership transformationnel de madame la gouverneure Fifi Masuka Saini, illustrant comment une gouvernance féminine visionnaire peut transformer les institutions, stimuler le développement socioéconomique et renforcer le rayonnement international d'un territoire minier. Fondée sur des enquêtes de terrain, entretiens avec acteurs institutionnels et populations locales, et une revue de littérature en sociologie politique, l'étude détaille les stratégies déployées en éducation, santé, infrastructures, eau, électricité, et attractivité des investissements. Elle examine aussi les attentes sociales envers le leadership provincial : inclusivité, transparence, responsabilité. Sur le plan scientifique, l'ouvrage enrichit les débats sur le leadership transformationnel en Afrique, l'autonomisation politique des femmes et les liens entre gouvernance, développement territorial et diplomatie locale - un outil précieux pour les acteurs miniers et économiques.