La Conjuration. Essai sur la conjuration pour l'égalité dite de Babeuf
Babeuf Gracchus ; Riviale Philippe
L'HARMATTAN
38,00 €
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EAN :9782738423016
Alors que Benjamin Constant allait définir la liberté chez les modernes, avènement de la jouissance et non accès au pouvoir politique, l'idée se répandit, dans la société d'après Thermidor, de se défaire de l'encombrant Contrat social. Loin de se réclamer de quelque projet pour une socialité libérée de la tutelle étatique, les nouveaux dirigeants ne proposent que le droit de propriété sur fond de désordres. La tentative de Babeuf pour fonder une société d'égaux, fut elle anachronique — une monstrueuse réhabilitation de la terreur — ou dérisoire, l'impossible soulèvement d'une foule d'exclus et d'égarés ? C'est ce que notre temps finit par croire, après avoir admis jadis que Babeuf, précurseur des bolcheviks, fut le premier communiste agissant. Or, c'est faute d'examiner et de réfléchir, qu'on est passé d'une croyance à ce désabusement. Donner à voir une époque de rupture, égoïsme, misère et perte de sens, détruisant les espoirs de ceux qui avaient cru en un destin collectif, de mieux être et de solidarité ; Babeuf, un homme éclairé et passionné, qui saisit les fils épars pour remettre aux citoyens ce droit éminent de choisir ; tel est le projet de l'auteur. Cet ouvrage de philosophie politique s'adresse à ceux qui, en dépit des sectateurs du marché et de la sélection naturelle, arbitres supposés des destinées pensent que l'histoire des hommes n'est pas écrite d'avance, sans eux.
Nombre de pages
454
Date de parution
03/05/2000
Poids
486g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738423016
Titre
La Conjuration. Essai sur la conjuration pour l'égalité dite de Babeuf
ISBN
2738423019
Auteur
Babeuf Gracchus ; Riviale Philippe
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
486
Date de parution
20000503
Nombre de pages
454,00 €
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François Noël Babeuf, né le 23 novembre 1760 à Saint-Quentin et mort guillotiné à Vendôme le 27 mai 1797, prit le prénom de Gracchus, prénom romain qui évoque le partage des terres et la répartition égalitaire des biens. Sa critique des Jacobins trop modérés et libéraux de la Convention girondine de 1793 se retrouve en 1795 mais cette fois-ci face à la Convention thermidorienne. En effet celle-ci après avoir exécuté Robespierre le 10 Thermidor, 28 juillet 1794, épure l'administration, démantèle les instruments de la Terreur et casse le réseau jacobin. Après la famine de l'hiver 1794-1795, une manifestation néojacobine réclame du pain et la Constitution de 1793. En prairial, une autre manifestation pénètre dans l'Assemblée et oblige la Convention à voter la mise en application de la Constitution de l'an I. Dans le Manifeste des plébéiens publié dans son journal Le Tribun du peuple en novembre 1795, Gracchus Babeuf attaque le régime en place et promeut l'idée de mise en commun des richesses : il expose tout ce qu'il compte démontrer par les faits et critique ainsi la Convention thermidorienne et le Directoire : il oppose son égalité à leur spoliation, sa mise en commun à leur propriété privée, ses vérités à leur valeurs bourgeoises.
« Il est temps que le Peuple, foulé et assassiné, manifeste sa volonté pour que la misère elle-même soit anéantie. Qu?il proclame son Manifeste. Qu?il prouve que la démocratie est l?obligation de remplir, par ceux qui ont trop, tout ce qui manque à ceux qui n?ont point assez! »Depuis 1793, les principes inscrits dans la Déclaration des droits de l?homme et du citoyen de l?an I sont détruits et ceux qui les défendent sont réprimés. En octobre 1795, Gracchus Babeuf (1760-1797) a compris que l?avènement du Directoire mène à la fin de la tentative démocratique, qu?il achève la trahison de la Révolution. Dans son journal Le Tribun du peuple, il revendique l?idéal d?Égalité et de « bonheur commun ». Bientôt accusé de conspiration, il sera arrêté et exécuté sur ordre du Directoire.
L'auteur propose une lecture critique de Babeuf qu'il ne considère ni thermidorien ni ultra-anarchiste. En se basant sur Le Journal de la liberté de la presse et sur Le Tribun du peuple, Babeuf témoigne dans le premier de la perte de sens provoquée par le cataclysme de Thermidor et analyse le bonheur du Peuple dans le second. Il ne pose pas comme réalisé ce qui n'est qu'un horizon, mais il souligne qu'il faut se donner, vu que c'est le destin des hommes.
La supposée révolution thermidorienne a usé son charme, son prestige, comme on disait alors ; Babeuf a parcouru un long chemin intérieur. Il a vu à l'uvre les "libérateurs de la tyrannie" et il sait à présent qu'il n'avait pas compris ce qui se mettait en place. L'usurpation de l'autorité constituante s'ajoute à un déni, opposé par le "million doré" , c'est-à-dire les accapareurs, ceux qu'on nomme alors capitalistes, ainsi que les négociants des richesses qui sont à tous.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.