Pourquoi un roman sur le thème de l'esclavage ? Pourquoi consacrer des pages à un sujet qui a donné lieu à tant de pages ? Sans doute parce qu'il s'agit là, de l'une des pages les plus noires, non seulement de l'Histoire de l'Afrique noire, mais surtout et avant tout, de l'Histoire de l'Humanité, dans sa plus sombre déshumanisation. Sans doute aussi parce qu'il faut se convaincre, et en convaincre les générations présentes et futures, que l'affirmation, « un jour tout ira bien », n'est pas une utopie. Et qu'il nous faut oeuvrer, pour qu'elle nous guide. Sans cesse. Elle est et restera le moteur et la preuve de notre humanité. Et de notre humanisme. Pourquoi un roman sur le thème de l'esclavage ? Par devoir de mémoire, sans nul doute. Par devoir. Pour la mémoire. Pour que demeure dans nos mémoires le souvenir d'un crime collectif, commis contre l'Humanité. Afin qu'il n'ait pas à se reproduire. Jamais. Sous aucun prétexte. Sous aucune forme. Un jour, tout sera bien, voilà notre espérance. Tout est bien aujourd'hui, voilà l'illusion. Pourquoi l'île de Gorée ? Parce que « île mémoire ». En dépit de tous les débats historiques qu'a pu susciter ce lieu, devenu aujourd'hui une « île musée ». Et parce qu'il y a, au-delà des vérités historiques, au-delà des chiffres parfois contestés, au-delà du simple lieu géographique, une autre vérité ; une vérité autre. Celle qui est propre au roman. Celle qui relève du roman. D'un roman qui s'écrit au fil de l'Océan, afin de briser les chaînes du joug de l'esclavage. Et rendre la voix à celles et ceux qui se sont tus à jamais.
Nombre de pages
188
Date de parution
28/05/2024
Poids
240g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782373201062
Auteur
Azzam Mona
Editeur
BALZAC
Largeur
130
Date de parution
20240528
Nombre de pages
188,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les mots crissent sur les pages au gré des flux et des reflux de l'inspiration. De poème en poème, l'en-vie se dit tel un chant interminable pour s'élever vers les étoiles de l'être en un scintillement de lettres. Auteur de romans, nouvelles, essais littéraires et poésie, Mona Azzam aime à s'approprier les mots pour en extraire les maux de l'être. Et le dit se fait marée nue Et sur la peau fissurée d'un mot Le poète enragé aspergea de sel Un océan de paroles ingénues Sur le sable s'assoupit un bleu ciel
Gabriel a tout quitté. Son restaurant à Lyon, son quotidien bien rôdé, et Marina, la femme qu'il n'a pas su retenir. Il débarque au Liban, sa terre natale, qu'il ne connaît que de nom. A Bcharré, dans un monastère perché au coeur de la vallée de Qadisha, il entame une retraite. Pas religieuse. Intime. Dans ce lieu de silence et de cèdres millénaires, il part à la rencontre de ses origines, de son père disparu avant sa naissance, de ce pays dont sa mère s'était tue toute sa vie. Peut-on se reconstruire à partir de ce qu'on n'a jamais connu ? Entre la sagesse d'un jeune moine, le regard d'une cuisinière énigmatique et la beauté brute du Liban, Gabriel découvre un monde qui, peut-être, l'attendait. Un roman lumineux, sensoriel et profond, sur l'exil intérieur, la mémoire et le lien secret entre la terre et l'âme. Mona Azzam est professeur de lettres modernes. Elle est auteur d'une dizaine d'ouvrages, notamment "Camus, L'espoir du monde" qui a obtenu la Médaille de Bronze de l'Académie des Sciences, Lettres et Arts de Paris et a été finaliste du Prix Mon's Livre 2024.
La Terre a soudain parlé. Il lui a appris les mots. Et la Terre est devenue Ecriture. Et les rues sont devenues livres. Et le rêve est devenu véhicule. Alors le monde est devenu poésie ; Et sur ses ailes il a couché le monde. Et il s'est endormi."
Architecte déserté par l'inspiration, Christophe chargé de bâtir une église en Bavière, va affronter, en un parcours tourmenté des Géants, ses géants. Il cheminera plein de révolte contre l'inadvertance d'un dieu détourné de ses créatures, hanté par l'hypothèse d'un dieu mauvais, Sétébos, trop intervenant lui, cherchant à survivre à ce qu'il pense être l'inadvertance de sa mère, sa première géante. Il rencontrera dans ce parcours, une ouvreuse de cinéma américaine qui fait l'amour avec le soleil, un Peintre du XIVe siècle devenu fou en peignant une Piéta, un horloger, un harki, une religieuse qui essayent de penser la mort et surtout il rencontrera Mathilde spécialiste des Vesperbil. La mort de sa mère, la rencontre amoureuse, l'accouchement d'une cathédrale, vont bouleverser son sens de la vie et lui permettre, dans un approfondissement du contact exquis entre le divin et l'humain, un des sens profonds des Piétas, et surtout dans la révélation de l'inadvertance des géants comme chrysalide de vie, de pouvoir imaginer d'être poussière divine d'un Deus Absconditus plausible. Ainsi il pourra dessiner son église, apaisé.
Voici enfin un livre sur la naissance du rugby à Perpignan ? ! Le rugby est, en Pays catalan, une religion, porteur de valeurs et d'identité. Jean-Louis Roure, en historien et chercheur avisé, venant lui-même d'une famille pour qui le rugby fut aussi une religion, nous propose un ouvrage sur ses origines dans sa ville de prédilection. Dans Le Grand Jeu il revient sur les origines du rugby à Perpignan, allant de 1891, date de la création de l'équipe de rugby de l'Union Athlétique du Collège de Perpignan, jusqu'en 1914, année funeste mais année du sacre de l'Association Sportive Perpignanaise et de la reconnaissance fondatrice du rugby catalan au plan national. Le Grand Jeu est né d'une recherche intellectuelle fouillée, minutieuse, basée sur une documentation sérieuse, diversifiée (archives, livres, témoignages...). Jean-Louis Roure réussit avec brio à recréer l'atmosphère dans laquelle, au début du XXe ? siècle, vivait la ville de Perpignan, les jeunes qui y résidaient et plus particulièrement les jeunes du Collège de Perpignan, tournés vers l'avenir, la modernité et fondateurs du rugby catalan. Esprit libre, curieux, explorant de nouveaux chemins, l'auteur bat en brèche les approximations chronologiques, historiques de ceux qui ont écrit sur le rugby et le milieu roussillonnais. Albert Bausil, lui-même, qu'il apprécie par ailleurs pour son talent littéraire, n'échappe pas à la sagacité de son esprit critique.
Le droit musulman chaféite, une des quatre disciplines juridiques du sunnisme, demeure droit positif dans des territoires dominés un temps par la France et concrétisés aujourd'hui dans l'existence de deux micro-Etats musulmans qui ont la langue française et le chaféisme en partage : l'Union des Comores et la République de Djibouti. La Sharia, corps de droit à prétention universaliste, est, avant tout, droit de la famille et c'est au sein de cette dernière que l'Islam chaféite continue d'inscrire son particularisme, lié à la spécificité de la Révélation coranique et aux constructions jurisprudentielles de l'imâm Chaféi et de ses disciples : les Codes de la famille promulgués en 2002 à Djibouti et en 2005 aux Comores demeurent à cet égard des marqueurs d'identité. Le droit musulman de l'Océan indien francophone demeure cependant un corpus juris unitaire dans ses grands traits, mais son abord doit emprunter les chemins de l'histoire, car il est en réalité l'aboutissement d'un véritable synchrétisme entre la Sharia chaféite initiale qui, si elle domine les deux constructions de l'Océan indien francophone, a été associée à certaines coutumes locales et au droit international conventionnel. Les deux Codes sont donc composites et ce particularisme est plus ou moins sensible selon les institutions légiférées. Leur étude présente un grand intérêt pour la "francophonie juridique" : ces Codes de la famille sont les premiers monuments législatifs musulmans à avoir été promulgués en langue française ; la Sharia n'avaient jusqu'alors, dans l'espace de l'O. I. F. , fait l'objet que de traductions officielles en français. Le droit international privé est ainsi partie prenante de cette promotion de la langue de la République, car la nécessité, pour les tribunaux français, d'accéder au contenu de ces monuments législatifs, s'impose en cas de conflit de lois, dès lors que le litige présente un élément d'extranéité djiboutien ou comorien.
Par quelles traverses, quels compromis, quels renoncements cette terre est-elle devenue française, sans toutefois renier ses racines ? Et l'est-elle devenue sans partage et sans esprit de retour ?? Pour répondre à ces questions, Robert Saut nous propose quelques pistes sous forme de chroniques ayant pour dénominateur commun l'acculturation de notre pays, implicite ou manifeste, forcée ou consentie. Aujourd'hui, le double "? Je ? " des Roussillonnais - catalan et français - est toujours vivace mais tiraillé d'un côté par un Etat jacobin qui craint sa catalanité et de l'autre par une minorité catalaniste qui remet en cause sa francité. En équilibre instable donc, à l'image de son économie, et balançant entre raison et utopie, authenticité et folklore. On peut dire des Roussillonnais de socarrels (de souche et de racines), qu'ils se sont toujours fait "une certaine idée" du Roussillon, espagnol avant 1659, français depuis, mais toujours catalan. Terre de deux cultures depuis plus de trois siècles, et de double identité, contestée par les tenants du tout ou rien, jacobins contre catalanistes.