Les penseurs allemands et autrichiens à l'épreuve de l'exil
Azuélos Daniel
HERMANN
65,05 €
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EAN :9782705669683
Les exilés qui fuirent le national-socialisme ont essayé tant bien que mal de prendre pied dans les terres d'asile qui les ont accueillis. S'ils ont au début succombé à l'illusion que le national-socialisme pourrait être vaincu par l'action concertée des forces démocratiques et s'ils ont majoritairement donné leur soutien aux stratégies de front populaire, il leur est apparu bien vite que le régime se révélait être plus solide qu'ils ne l'imaginaient et que l'idée d'un retour imminent ou à moyen terme dans leur patrie n'était plus à l'ordre du jour. Même si leur regard était toujours tourné vers l'Allemagne, ils avaient pour la plupart pris conscience du fait que leur séjour en France, en Grande-Bretagne, en Tchécoslovaquie, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, en Palestine, à Shanghai, allait durer bien longtemps et qu'ils devaient tenter de s'acclimater parmi les peuples qui leur offraient aide et protection. On est passé ainsi imperceptiblement d'un regard encore distancié par rapport à la culture de l'autre à une tentative d'appropriation de cette culture dans tous ses aspects, même s'il n'était pas question non plus pour la majorité des exilés de passer par profits et pertes les apports de la germanité à la civilisation occidentale. Ce balancement entre simple transfert sans adhésion profonde et appropriation sans renoncement à la culture d'origine peut être observé dans tous les domaines de la culture : la littérature, les sciences sociales, la philosophie, l'économie, l'histoire, l'histoire de l'art, etc. et fait l'objet des dix-huit contributions de ce volume. C'est surtout en effet dans le domaine de l'histoire des idées que la greffe a le mieux pris. Les exemples sont nombreux de Hannah Arendt à Siegfried Kracauer, de Norbert Elias à Gunther Anders, sans oublier Erwin Panofsky ou Ludwig von Mises et d'autres penseurs moins connus comme Alfred Sohn-Rethel ou Emil Fackenheim. Les auteurs de ce volume se sont appliqués à mettre au jour les chasses-croisés, les transferts, les influences réciproques entre pays d'origine et terre d'asile (qui fut pour la plupart le lieu définitif de leur installation). L'appropriation de la culture de l'autre en faisant le moins de concessions possibles : telles sont les bornes extrêmes du champ de recherche que nous avons souhaité baliser.
Nombre de pages
406
Date de parution
19/06/2010
Poids
617g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782705669683
Titre
Les penseurs allemands et autrichiens à l'épreuve de l'exil
Auteur
Azuélos Daniel
Editeur
HERMANN
Largeur
152
Poids
617
Date de parution
20100619
Nombre de pages
406,00 €
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En Allemagne, l'histoire de la communauté juive a pu paraître comme l'exemple d'une parfaite assimilation économique et culturelle. Ne serait-ce pas, simplement, qu'une partie importante de celle-là, prise dans une spirale ascensionnelle liée à des causes historiques et économiques, s'était fondue dans la classe bourgeoise, à laquelle elle avait assez naturellement emprunté son habitus ? Cette hypothèse traditionnellement retenue peut expliquer certains phénomènes généraux, mais elle ne rend pas compte des rapports complexes entre minorité et majorité, de la persistance, aussi, d'un mode de vie communautaire, quand le lien religieux est distendu, du fossé entre le discours bourgeois libéral de la majorité et celui de la minorité. Tel qu'il est, ce modèle ne peut rendre compte de la fin tragique des juifs d'Allemagne et d'Autriche. En s'appuyant sur le type idéal du comportement libéral à l'âge triomphant de l'utopie bourgeoise, on constate combien ces valeurs ont pu être intériorisées par la minorité et on mesure par comparaison, à des époques différentes, l'écart entre l'habitus juif et l'habitus allemand d'une même classe sociale. La partie la plus dynamique de la communauté juive allemande ne s'était pas vraiment assimilée à une catégorie sociale aux contours bien définis, elle avait transformé les valeurs de l'utopie bourgeoise, en préservant, plus longtemps, le message humaniste et libéral que la bourgeoisie allemande, convertie au social-darwinisme du Reich wilhelminien, avait abandonné.
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L'image de l'empereur Néron, jouant de la lyre au moment où Rome brûlait à ses L'image de l'empereur Néron, jouant de la lyre au moment où Rome brûlait à ses pieds, a été immortalisée par le cinéma hollywoodien et a durablement imprégné l'imaginaire collectif. Or, beaucoup de ce que l'on croit savoir sur cette grande catastrophe historique est faux. Rome brûle relate comment l'incendie de 64 a détruit une bonne partie de la ville et plongé sa population dans la panique. L'ouvrage décrit également comment le feu a détruit l'image dorée de l'empereur Néron, et provoqué une crise financière qui a durablement influé sur l'économie romaine. Ce livre recenseen outre les récentes découvertes archéologiques qui permettent de mieux comprendre cet événement, et sa postérité dans la littérature, l'opéra ou le cinéma. S'appuyant sur une riche documentation, à la fois littéraire et archéologique, le professeur Anthony Barrett montre comment le grand incendie de Rome provoqua la chute de Néron et la fin de la dynastie julio-claudienne, et fut un point de bascule dans l'histoire romaine.
Il ne leur manque que la parole, entend-on souvent dire à propos des chiens. En effet, pourquoi après 35 000 ans de cohabitation, d'amitié, de services rendus, ne nous parlent-ils toujours pas ? Comment la parole est-elle venue à l'homme, et qu'en comprennent nos compagnons les chiens ? Qu'échangeons-nous vraiment avec eux ? Pourquoi leur parlons-nous sur un ton stupide ? Quelles limitations les empêchent de nous répondre ou tout simplement de nous dire ce qu'ils pensent de nous ? A ces questions, parfois naïves, les neurosciences - humaines et animales - fournissent des éléments sérieux de réponse. Et une expérience inédite vient bousculer notre conviction que seul l'humain peut utiliser le langage pour communiquer, et interroger le sens même de l'existence. Alors ? Pensent-ils humains ?