Qui n'a rêvé un jour ou l'autre de produire ses volailles avec l'espoir de retrouver ensuite à la cuisson la délicatesse des rôtis confectionnés par nos grands-mères ... Lorsqu'il s'agit d'oies et canards, le rêve se colore d'images de fêtes de fin d'année. Ne réserver à la consommation des palmipèdes que quelques semaines par an serait non seulement une erreur gastronomique, mais ce serait aussi méconnaître l'évolution récente de l'élevage des oies et canards. Depuis une dizaine d'années, la consommation de ces volailles de janvier à décembre se répand en France, parallèlement à l'évolution des techniques d'élevage fermières ou intensives. La grillade de canard vient concurrencer la grillade de b?uf ou de mouton, et la consommation de foie gras frais fait rêver bien des gourmets. Quant aux confits, ils sont entrés dans la consommation quotidienne des plats délectables, vite préparés et dont la graisse est maintenant connue pour sa haute digestibilité. Cet ouvrage vous donnera une initiation aux méthodes modernes d'élevage des oies et des canards sans négliger ses aspects économiques et sanitaires et l'historique de son évolution. Il vous servira de guide pour démarrer des palmipèdes ou d'aide-mémoire si vous figurez parmi les sages, persuadés que : c'est en élevant qu'on apprend à élever, c'est en gavant qu'on apprend à gaver.
Nombre de pages
321
Date de parution
08/01/1992
Poids
353g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782082003674
Titre
Oies et canards
Auteur
Avignon Marie-France
Editeur
FLAMMARION
Largeur
145
Poids
353
Date de parution
19920108
Nombre de pages
321,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Traditionnellement, la qualification de « bâtard » rappelle la naissance hors mariage d’une personne et l’inconduite sexuelle de ses parents. Longtemps perçue comme une déviance sociale et familiale, la bâtardise stigmatise l’enfant qui se retrouve entaché d’un defectus natalium. À cause de ce défaut de naissance, les bâtards sont, durant des siècles, exclus de l’héritage de leurs parents et des ordres sacrés. Pourtant, les bâtards nobles bénéficient d’une situation privilégiée dans le royaume de France à la fin du Moyen Âge, sous l’impulsion des lignages dont ils sont issus. L’ouvrage propose d’appréhender la bâtardise comme un objet d’histoire sociale, à partir d’un exemple précis : la « maison » ducale de Bourbon du XIVe au milieu du XVIe siècle. L’objectif est de comprendre les raisons pour lesquelles ce lignage a promu ses bâtards, hommes et femmes, tout en analysant les formes de cette promotion et ses limites. Les enfants naturels se singularisent par des langages identitaires qui les autorisent à se revendiquer du lignage paternel. Ils bénéficient d’un statut qui leur est propre : incorporés dans une parenté qui leur assure un rang social tout en les distinguant à travers les discours et les pratiques. Les bâtards concourent ainsi à la reproduction sociale de la famille. Par leurs fonctions, leur patrimoine ou leurs alliances, ils soutiennent les ambitions politiques des princes, dans un contexte de restructuration des rapports de force avec la royauté.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.