Ces mots qui ne vont pas de soi. Boucles réflexives et non-coïncidences du dire
Authier-Revuz Jacqueline
LAMBERT-LUCAS
48,00 €
Epuisé
EAN :9782359351477
Cet ouvrage est consacré à la question de l'auto-représentation de l'énonciation, à travers l'étude de gloses réflexives du type si vous voyez ce que je veux dire, comme vous dites, ce qu'on appelle..., comment dire ?, à proprement parler, au sens propre, si j'ose dire, etc. Au lieu de s'accomplir "simplement" sur le mode des évidences inquestionnées, l'énonciation, se redoublant d'un commentaire d'elle-même, se représente localement comme "n'allant pas de soi" : le signe au moyen duquel on parle devient en même temps ce dont on parle, cette structure sémiotique complexe correspondant à un mode d'énonciation dédoublé, celui d'un dire non coincident à lui-même. L'auteur inventorie et décrit les formes si variées dont l'énonciateur accompagne son dire puis en interroge la fonction, saisie - en appui à diverses approches théoriques, notamment lacanienne, du sujet et du sens - comme négociation obligée des énonciateurs dans la relation d'interlocution, du discours traversé par d'autres discours, des mot aux choses ; des mots à eux-mêmes.
Nombre de pages
790
Date de parution
17/08/2015
Poids
1 180g
Plus d'informations
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EAN
9782359351477
Titre
Ces mots qui ne vont pas de soi. Boucles réflexives et non-coïncidences du dire
Auteur
Authier-Revuz Jacqueline
Editeur
LAMBERT-LUCAS
Largeur
0
Poids
1180
Date de parution
20150817
Nombre de pages
790,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Cet ouvrage est consacré à la question de l'auto-représentation de l'énonciation, à travers l'étude de gloses réflexives du type si vous voyez ce que je veux dire, comme vous dites, ce qu'on appelle..., comment dire ? , à proprement parler, au sens propre, si j'ose dire, etc. Au lieu de s'accomplir "simplement" sur le mode des évidences inquestionnées, l'énonciation, se redoublant d'un commentaire d'elle-même, se représente localement comme "n'allant pas de soi" : le signe au moyen duquel on parle devient en même temps ce dont on parle, cette structure sémiotique complexe correspondant à un mode d'énonciation dédoublé, celui d'un dire non coïncident à lui-même. L'auteur inventorie et décrit les formes si variées dont l'énonciateur accompagne son dire puis en interroge la fonction, saisie - en appui à diverses approches théoriques, notamment lacanienne, du sujet et du sens - comme négociation obligée des énonciateurs dans la relation d'interlocution, du discours traversé par d'autres discours, des mot aux choses, des mots à eux-mêmes.
Comment aborder ce qui fait ajout dans la matérialité écrite? Comment rendre compte de ce qui s'y donne à voir comme en plus, second ou secondaire, et qui se distingue du geste génétique d'ajouter? En croisant des approches linguistiques, discursives, styptiques, littéraires, cet ouvrage parcourt la diversité sous laquelle se réalisent ces figures d'ajout: formes syntaxiques de l'incise, opposition, coordination, formes typographiques des parenthèses, tirets doubles, notes infrapaginales, formes textuelles de la mise en page, des genres paratextuels, et des digressions, commentaires, continuations... L'ajout signe, au c'ur d'une écriture, sa rencontre avec "de l'autre" par les jeux avec la linéarité, avec les temps de l'écriture, par le dédoublement réflexif, la polyphonisation voire la dispersion de la voix énonciative, les bifurcations, greffes, cicatrices. Une écriture, à travers ses ajouts, donne forme de façon singulière à son propre rapport à la complétude.
Le fait autonymique est ce qui inscrit, dans les langues naturelles et sous diverses formes, la possibilité de "parler des mots". Il est ainsi forcément présent dans les discours qui s'interrogent sur la langue, mais également dans les situations les plus diverses, qui sont ici analysées : des conversations familières, des dialogues de théâtre, des débats idéologiques, des journaux télévisés, des écrits psychanalytiques, des récits romanesques, etc.
Vygotsky est un génie ! " Cette affirmation d'Alexandre Romanovitch Luria prend tout son sens aujourd'hui qu'est enfin redécouverte dans toute son ampleur l'oeuvre de l'auteur de Pensée et langage. En dix ans de carrière scientifique (1924-1934), ce psychologue qui était aussi éducateur, critique d'art et épistémologue, a formulé un ensemble de propositions théoriques et méthodologiques qui restent d'une brûlante actualité. Dans son analyse de la crise de la psychologie, dans son affirmation de l'origine sociale des fonctions psychiques supérieures, dans l'accent porté sur le rôle des significations verbales se développe une pensée d'une profondeur et d'une exigence rares. Une pensée décapante aussi, dont la psychologie devra s'inspirer pour atteindre enfin son objet et son autonomie.
Les textes des comptes des châtelains et des cellériers des seigneurs de Thoire et Villars, qui constituaient un chartrier aujourd'hui dispersé, sont importants pour l'histoire du département de l'Ain. La présente édition a été établie à partir des micro-films des documents des Archives d'Etat de Turin déposés aux Archives départementales de l'Ain. Il s'agit d'un registre de comptes portant sur les années 1336-1352/1353 et concernant tous les revenus de la seigneurie pendant cette période. Ces documents sont, pour l'essentiel, écrits en francoprovençal, la langue vernaculaire. Les possessions héréditaires des Thoire-Villars, qui recouvraient globalement le Haut-Bugey, dit Terre de Montagne, et une partie de la Dombes et qui leur venaient des Villars, sont divisées en châtellenies. L'édition des comptes des fiefs de Cerdon et du Barrioz contribue à une meilleure compréhension de l'économie de l'époque, des pratiques comptables et budgétaires, et rapporte un ensemble de termes désignant les savoir-faire liés aux différentes activités de la vie médiévale. Les comptes étant datés et localisés, les données qu'ils contiennent le sont également de façon précise ; la langue qui en rend compte est riche en matériaux mal connus ou inconnus des lexicographes. Ces textes apportent également des éléments intéressants la connaissance des microtoponymes, des anthroponymes et, en particulier, des noms de familles issus des activités alors pratiquées. La situation géographique de ces textes et leur date d'écriture en font un témoignage précieux et inédit au coeur d'une époque troublée. Centre de recherche des langues et cultures d'Auvergne-Rhône-Alpes, l'Institut Pierre-Gardette (IPG) - anciennement Institut de linguistique romane - est spécialisé dans l'étude des parlers francoprovençaux et occitans et sur la variation géographique du français. L'IPG s'appuie sur l'unité de recherche "Confluence : sciences et humanités" (EA 1598) de l'Université catholique de Lyon.