La violence dans les chansons. Du Chat Noir au rap
Augustin Jean-Marie
L'HARMATTAN
32,50 €
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EAN :9782343250861
La chanson populaire est la bande-son d'une culture banale de la violence. La culture du viol y est omniprésente ; la chanson anarchiste prêche la révolution autour de l'imaginaire sanglant du "Grand Soir" ; Mai 1968 a produit un florilège de morceaux contre l'Etat policier. De nos jours, le rap est sexiste jusqu'au féminicide ; aux violences des forces de l'ordre répond une exécration de la police et de l'Etat. Toutes ces violences font réagir, car les rappeurs sont accusés de donner le mauvais exemple. Des associations féministes ont saisi la justice contre Orelsan pour violence envers les femmes : il a été relaxé. Les syndicats de police ont porté plainte contre des rappeurs pour incitation à la rébellion et au meurtre : ils ont été déclarés non coupables. Une question se pose cependant, celle de la liberté artistique. L'artiste peut-il représenter sans entrave le sexisme, la haine de la police et de la France ou bien peut-on accepter des interférences politiques et des pressions exercées par des associations de défense ou des syndicats ? La réponse est toujours la même : en matière de chanson, comme pour toute oeuvre artistique, priorité doit être donnée à la liberté d'expression.
Nombre de pages
294
Date de parution
16/06/2022
Poids
469g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343250861
Titre
La violence dans les chansons. Du Chat Noir au rap
Auteur
Augustin Jean-Marie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
469
Date de parution
20220616
Nombre de pages
294,00 €
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Le 23 mai 1901, un commissaire de police forçait la porte d'une maison bourgeoise de Poitiers et découvrait dans une chambre obscure aux volets cadenassés une femme couchée sur un lit au milieu d'immondices. Aussitôt une rumeur parcourt la ville : la malheureuse, Blanche Monnier, aurait été séquestrée par sa famille depuis vingt-cinq ans, à la suite d'un amour contrarié. La presse nationale s'empare du fait divers, et L'Illustration n'hésite pas à publier une photo monstrueuse, où l'on voit une créature décharnée, avec une abondante chevelure noire qui cache sa nudité. Ainsi commence l'affaire de la " séquestrée de Poitiers ". Elle suscite un grand émoi dans la France du début du XXe siècle, car Blanche Monnier est la fille d'un ancien doyen de la faculté des lettres de la vieille cité provinciale et la s'ur d'un notable clérical et bien-pensant, qui a été sous-préfet au temps de l'Ordre moral. André Gide s'est inspiré de ce fait divers pour dénoncer l'atmosphère étouffante des familles de la bourgeoisie. Mais la malheureuse était-elle vraiment séquestrée ? L'affaire se révéla bien plus compliquée au cours du procès de son frère. Reprenant les dépositions des témoins, Jean-Marie Augustin reconstitue l'histoire de cette anorexique, en proie à des crises de mysticisme.
Alary Eric ; Augustin Jean-Marie ; Bouchon Jean-Pa
Pendant près de deux siècles en France, des juridictions ont été saisies pour juger de crimes et de délits dont l'horreur a parfois dépassé l'entendement. Certaines affaires n'ont jamais été élucidées et ont gardé depuis leur part d'ombre et de mystère. La démence parfois, la passion amoureuse, ou encore la cupidité et le chantage expliquent les agissements des criminels devenus, le temps d'un procès ou d'une enquête, des vedettes médiatiques de grandes affaires. Un collectif d'auteurs spécialistes a été réuni autour de trente-huit affaires criminelles qui ont marqué l'histoire de France. Avocats, professeurs et historiens nous révèlent la face cachée des enquêtes menées alors : le cas Landru, la bande à Bonnot, l'affaire Stavisky, le clan Dominici, Spaggiari, la mort de Mesrine dans les rues de Paris... Eric Alary a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels La Ligne de démarcation (Perrin, 2003), le Dictionnaire de la France sous l'occupation (Larousse, 2011), L'Exode. Un drame oublié (Perrin, 2010), Histoire de la gendarmerie (Perrin, coll. "Tempus", 2011).
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...